mardi 23 janvier 2018

Les pauses au travail, les règles à respecter

 
Chaque salarié possède ses habitudes en termes de pauses au travail : la cigarette, le café, les appels téléphoniques personnels, la navigation sur les réseaux sociaux.
 
Comment bien gérer ces pauses de travail qui sont régis par le Code du travail ?
 
Les pauses au travail : ce que dit le Code du travail
 
Le Code du travail, par son article L 3121-16, stipule que tout salarié bénéficie d'un temps de pause minimum de 20 minutes dès lors que le temps de travail atteint 6h par jour. Il s'agit d'un temps de pause minimal qui peut être rallongé par une convention collective. En revanche, ce temps ne peut être raccourci.
 
Le temps de pause est une période pendant laquelle le salarié peut vaquer à ses occupations personnelles sans être dérangé par son employeur. Par ailleurs, il  ne peut pas l'obliger à reprendre sa place de travail avant la fin de cette pause.
 
Le salarié n'a pas l'obligation de prendre une pause complète de 20 minutes en une fois dans sa journée de travail. Il peut la diviser en plusieurs moments de détente comme bon lui semble, tout en ne dépassant pas le temps imparti.
 
Concernant les salariés mineurs, le temps de pause minimum est supérieur. En effet, le Code du travail impose une pause totale de 30 minutes pour 4h de travail consécutif.
 
Les pauses au travail : la question de la rémunération
 
La pause au travail est considérée comme un arrêt de travail de courte durée pendant la journée. A contrario, le temps de travail effectif correspond à la période pendant laquelle le collaborateur est à la disposition de son employeur sans pouvoir vaquer à ses occupations personnelles.
 
La loi n'impose pas de rémunérer les pauses. En revanche, la pause doit être rémunérée lorsque le temps de pause peut être assimilé à du temps de travail effectif.
 
Les conventions collectives peuvent inclure des mentions spécifiques réglementant les temps de pauses au travail. L'employeur peut rémunérer les pauses au travail que si la convention collective le stipule.
 
Les pauses au travail : les règles à respecter par l'employeur
 
L'employeur a pour obligation de veiller au respect de l'application des termes du droit du travail. Les salariés doivent donc obtenir leurs pauses quotidiennes.
 
Si l'employeur a besoin que son collaborateur reste à sa place de travail pendant sa pause, cela est considéré comme du temps de travail effectif. Ce temps est donc rémunéré comme tel, car le salarié ne peut pas s'aérer l'esprit ou s'occuper de ses affaires personnelles.
 
Par exemple, une assistante qui ne peut quitter son bureau car elle répond aux appels téléphoniques, un employé de nuit qui travaille seul et qui ne peut quitter son poste de travail.
 
C'est à l'employeur de prouver qu'il s'est acquitté de son obligation d'accorder aux salariés un temps de pause.
 
Par contre, il peut arriver qu'un employeur trouve que ses salariés utilisent leur temps de pause de façon excessive, il peut alors sanctionner ces abus. Ces sanctions peuvent aller du blâme, à la mise à pied ou au licenciement pour faute.
 
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Modifié le

lundi 22 janvier 2018

Economie : une dégradation "catastrophique" en France

Une étude de Natixis...

Crédit photo © Reuters
D'après une étude économique de Natixis, quand on regarde les différentes enquêtes, ou l'évolution des salaires, on voit que le taux de chômage structurel (incompressible en l'absence de réformes "structurelles") de la France est passé en 10 ans de 7% à plus de 9%.
 
Cette dégradation jugée "catastrophique", qui condamne au chômage de masse même si la conjoncture est favorable, peut être rapprochée, selon l'étude, de diverses évolutions qui peuvent l'avoir causée : la hausse de la pression fiscale sur les entreprises, et en particulier des cotisations sociales ; le déficit croissant de modernisation du capital des entreprises ; la dégradation des compétences des jeunes et de l'efficacité du système éducatif ; et la destruction d'emplois dans l'industrie.
 
"L'inversion cette tendance à la hausse du chômage structurel sera longue et difficile à obtenir, puisqu'il faut inverser ces évolutions, explique Natixis. En attendant, les périodes de croissance forte en France sont nécessairement courtes, puisque les difficultés de recrutement deviennent vite sévères.
 
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vendredi 19 janvier 2018

La Société générale envisage de recourir à une rupture conventionnelle collective

L’entreprise a annoncé fin novembre vouloir fermer 300 agences et supprimer 900 postes supplémentaires d’ici à 2020. En tenant compte des annonces précédentes, cela conduirait à fermer 500 agences et supprimer 3 450 postes entre 2016 et fin 2019.
 
Lors d’une négociation liée à la réorganisation du réseau d’agences, la direction de la Société générale a proposé de procéder à des départs volontaires via une rupture conventionnelle collective. L’entreprise qui employait 18 500 personnes fin 2017 dans le réseau en France a annoncé fin novembre vouloir fermer 300 agences et supprimer 900 postes supplémentaires d’ici à 2020. En tenant compte des annonces précédentes, cela conduirait à fermer 500 agences et supprimer 3 450 postes entre 2016 et fin 2019.
 
Pour y parvenir, la direction a présenté, vendredi 19 janvier, aux syndicats un « premier projet de texte » comprenant des « mobilités géographiques et fonctionnelles », de la formation et des « départs volontaires », a résumé Monique Motsch (CFDT). Sur le dernier point, « la direction a évoqué la possibilité de recourir à une rupture conventionnelle collective », a-t-elle ajouté.
 
La direction de la Société générale prête à la négociation
 
La direction de la Société générale a confirmé son intention, dans le cadre de la transformation de son réseau de banque de détail, d’ouvrir « une négociation concernant un projet d’accord portant sur un dispositif de rupture conventionnelle collective ». Elle a assuré que « ces suppressions de postes se feraient sans départs contraints. Cet accord-cadre prévoyant les mesures d’accompagnement envisagées sera prochainement présenté et discuté avec nos partenaires sociaux ».
 
 
Pour mener à bien la transformation du réseau France, la direction indique envisager « en priorité des mobilités internes, des départs naturels (retraite,…) » et « la possibilité de départs volontaires ».
 
La CFDT a exprimé des « doutes » sur ce dispositif issu de la récente réforme du code du travail, et qui nécessite un accord majoritaire des syndicats. « On n’est pas là pour négocier des zéros sur un chèque » de départ, mais pour négocier le meilleur « reclassement » possible pour les employés, selon Mme Motsch. Selon diverses sources syndicales, il reste 2 500 suppressions de postes à réaliser d’ici à 2020. La banque s’est engagée à ne pas faire de licenciements secs jusqu’en février 2019, dans un accord signé avec des syndicats, a toutefois nuancé Mme Motsch.
 
Mais la CGT a écrit dans un récent tract que les « 1 200 départs possibles en retraite (ou transition d’activité) » rendent l’équation « beaucoup plus compliquée qu’elle n’apparaît de prime abord », évoquant une « menace de licenciement » brandie par la direction.
 
Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le
 

BPCE lance son « store », un catalogue d'applications

Le BPCE Store compte aujourd'hui une centaine d'applications, réparties dans trois catégories :
à usage interne, destinées aux clients, et grand public . - Shutterstock
Business case Certains collaborateurs peinaient à identifier les applications utiles à leur activité professionnelle et leur vie de tous les jours.
 
« Le digital sera la grande affaire du secteur bancaire pendant de nombreuses années encore : nous devons accompagner nos salariés dans cette transformation », expliquait en novembre dernier François Pérol, président du directoire du groupe BPCE, lors de la présentation du plan stratégique « TEC 2020 ». Afin  d'acculturer ses équipes au numérique, le groupe bancaire vient de lancer BPCE Store, un portail permettant aux salariés de mieux connaître le patrimoine d'applications mobiles du groupe et de télécharger celles qui les intéressent. « Lors d'une consultation interne, nous nous sommes rendu compte que certains collaborateurs peinaient à identifier les applications utiles à leur activité et à leur vie de tous les jours », indique Marion Rouso, directrice de l'expérience collaborateurs et transformation digitale interne, et membre du comité de direction digital du Groupe BPCE. 
 
Un catalogue commun aux deux banques
 
Le BPCE Store compte aujourd'hui une centaine d'applications, réparties en trois catégories : celles à usage interne pour gérer ses formations, se connecter au réseau social du groupe, organiser le covoiturage, ou bénéficier des services de la conciergerie ;  celles destinées aux clients que les collaborateurs doivent connaître pour accompagnement de la clientèle, mais aussi pour gérer leurs propres comptes, étant eux-mêmes clients du groupe ; et enfin les applications grand public : LinkedIn, Twitter, OUI.sncf, etc. « Cet outil permet également de diffuser les outils créés par les membres de nos équipes », précise Marion Rouso. Les applications développées par des collaborateurs d'une Caisse d'Epargne ou d'une Banque Populaire peuvent alors être mutualisées, et devenir accessibles à l'ensemble des salariés du groupe. Lancé début décembre 2017, le BPCE Store compte à ce jour 2.300 utilisateurs.  Huit établissements, sur les 30 Caisses d'Epargne et Banques Populaires que compte le groupe BPCE, l'ont adopté . Régulièrement enrichi de nouvelles applications, il devrait être déployé à 80 % à la fin du premier trimestre 2018.
 
Des « Store cafés » pour se familiariser
 
Pour informer les équipes du lancement de cette boutique d'applications, les opérations de communication varient selon les établissements. Certains organisent un lancement officiel, d'autres misent sur des « Store cafés », rencontres en petit groupe pour détailler les ressources du dispositif. D'autres profitent d'événements internes : « commercial week », séminaires pour les managers, etc. BPCE Store figure bien sûr en bonne place sur l' intranet. Le groupe s'appuie également sur ses  ambassadeurs   « 89C3 », nom de code du nouvel écosystème numérique de l'entreprise.
 
 

mardi 16 janvier 2018

Ce que nous réserve la banque en ligne en 2018

Le secteur de la banque en ligne doit intégrer en 2018 de nouveaux acteurs (BPCE, La Banque Postale) et mieux cerner l'impact de l'arrivée d'Orange Bank. De la concurrence accrue aux évolutions réglementaires : que faut-il attendre en 2018 ? Tour d'horizon.
 
 
Les banques en ligne toujours moins chères en 2018
 
Les banques en ligne vont profiter à nouveau en 2018 de leur avantage en termes tarifaires par rapport aux banques traditionnelles. Malgré le développement des néo-banques, l’arrivée d’Orange Bank ou la mobilité bancaire facilitée pour les usagers, les banques classiques continuent en effet d’augmenter leurs tarifs. C’est ce que relate l’association de consommateurs UFC-Que Choisir : + 2,2 % entre 2017 et 2018 pour les frais bancaires issus des brochures d’une vingtaine d’établissements. L’étude montre que le « coût moyen d’un compte bancaire a progressé depuis 2013 trois fois plus rapidement que l’inflation (9 % contre 3 %) et atteint 211 euros au 1er janvier 2018 ».
 
Matthieu Robin, chargé de mission sur la question dans le domaine financier pour UFC-Que Choisir, estime que les « banques en ligne restent moins chères et se démocratisent [via] le lancement de nouvelles offres gratuites ». Citons notamment l’offre Welcome Boursorama ou encore les opportunités commercialisées par le Compte Nickel, Orange Bank ou le compte mobile Eko du Crédit Agricole. Le spécialiste note même que l’avantage des banques traditionnelles diminue avec l’augmentation des tarifs sur les services bancaires délivrés en agence : + 17 % pour initier un virement, + 11 % pour se voir remettre un chéquier.
 
UFC-Que Choisir dépeint un tableau amer : « les banques traditionnelles ressembleront bientôt à leurs concurrentes en ligne, les tarifs en plus ». D’ailleurs, elles pourraient privilégier avant tout les clients fidèles, comprenons ceux qui ne subissent pas ou très peu d’incidents bancaires. Les profils attractifs seront choyés pour éviter qu’ils ne quittent leur giron pour l’attrait des banques en ligne. Quant aux autres, ils seront plus pénalisés d’une manière directe ou non, à l’instar de la très citoyenne Banque Postale qui augmenterait de 66 % les frais de tenue de comptes inactifs. Idem au CIC ou au Crédit Agricole qui taxeraient plus fortement le transfert d’un PEL vers un autre établissement, par exemple vers une banque en ligne.
 
Banque mobile : BPCE et la Banque Postale arrivent
 
Si les banques en ligne travaillent sur l’amélioration de leur application mobile face à l’essor du mobile first dans les usages de leurs clients, le panorama du secteur devrait voir s’immiscer en 2018 deux mastodontes. Le groupe BPCE, qui a racheté en 2016 la néo-banque Fidor, souhaite déployer une partie de son offre 100 % digitale dans l’hexagone cette année. Le groupe mutualiste va d’ailleurs mobiliser 600 millions d’euros chaque année d’ici à 2020 dans sa mutation digitale.
 
Côté banque mobile, Fidor est déjà en action afin de constituer une communauté autour de son réseau social et des services financiers. Autre entrant : la Banque Postale. Nommée Neobank en interne, la banque en ligne de la filiale de La Poste a pour ambition de commercialiser son offre au début de 2019. Un tract syndical rapporte même que le 1er septembre 2018 devrait marquer le début de la campagne de recrutement des agents.
 
2018 : de nombreuses évolutions réglementaires
 
Cette année siffle aussi le coup d’envoi de l’entrée en vigueur d’une série de nouvelles réglementations dans le secteur financier. C’est déjà le cas pour les banques privées et les banques d’investissement avec le MIF II qui les contraint à réviser la tarification de certains services. Dès le 18 janvier, ce sont les banques de détail qui devront se plier à la DSP2, un cadre européen qui s’applique aux moyens de paiement impliquant une sécurité accrue pour le paiement en ligne.
 
La tension est actuellement palpable entre d’un côté les Fintech qui auront accès aux données des clients des banques et celles-ci qui invoquent des enjeux sécuritaires, de concurrence et de respect de la vie privée. A ce titre, la Fédération bancaire de l’Union européenne veut geler l’application de la DSP2 et bannir la technique du web-scraping utilisée par les Fintech. Enfin, le mois de mai 2018 verra l’instauration d’un nouveau règlement européen sur les données (RGPD), obligeant les institutions à informer les clients sur l’utilisation de leurs données personnelles.
 
Nouvelle compétition à venir pour l’assurance-emprunteur
 
L’assurance-emprunteur aura été un thème largement abordé en 2017, avec le bras de fer imposé par la Fédération bancaire française (FBF). Celle-ci s’opposait à la résiliation annuelle de l’assurance-emprunteur garantissant un prêt immobilier. Elle dénonçait une rupture du principe de mutualisation des contrats collectifs. Ce 12 janvier, le Conseil constitutionnel a entériné la possibilité pour l’emprunteur de renégocier à chaque date anniversaire son assurance-emprunteur.
 
Les assureurs alternatifs (assureurs, mutuelles, courtiers, institutions de prévoyance) s’invitent donc dans ce lucratif marché jusqu’alors chasse gardée des banques. Axa a choisit de digitaliser totalement son offre, quand la Macif déploie un service d’aide au changement d’assurance. Du côté des banques, l’idée est de proposer un contrat assurance-emprunteur très couvrant, pour que le client ne trouve pas ailleurs des garanties au moins équivalentes à moindre frais.
 
Les acteurs de l’Insurtech comme la start-up Réassurez-moi s’intéressent de près à la question. Le courtier en ligne 100 % indépendant, lancé en 2013, propose aux internautes de comparer les offres d’assurance-emprunteur disponibles selon leur profil. Réassurez-moi dispose aussi d’un service client constitué d’experts et d’un Switching Service pour accompagner ses clients dans la délégation d’assurance.
 
Tarifs bancaires en hausse, évolutions réglementaires, acteurs innovants : la banque en ligne est au carrefour des enjeux soulevés par l’actualité bancaire et financière. Le secteur saura-t-il en tirer profit pour continuer à croître ? Réponses dans la nouvelle saison 2018 qui s’ouvre devant nous.
 
Article rédigé par Olivier B. Rédacteur web pour www.banques-en-ligne.fr
 
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