mardi 14 novembre 2017

Retraite complémentaire des salariés: ce qui va changer... en 2019

Reuters
Les retraites complémentaires des salariés seront modifiées en 2019. Un seul régime va subsister, les cotisations vont augmenter et les pensions pourront subir des malus. 
    
Exit l'Agirc et l'Arrco, place à l'Agirc-Arrco! Les deux régimes de retraite complémentaire des salariés vont en effet fusionner en 2019, comme l'avaient décidé fin 2015 les partenaires sociaux. Syndicats et patronat étaient réunis le 8 novembre au siège du Medef pour finaliser le texte qui régira ce nouveau régime. Si aucun accord n'a pour l'instant été signé, la plupart des questions ont déjà été tranchées et on sait désormais comment fonctionnera globalement l'Agirc-Arrco.
 
Comment la fusion se déroulera-t-elle ?
 
Depuis le début de votre carrière, vous cumulez, via vos cotisations, des points de retraite complémentaire - points Agirc et Arrco pour les cadres, points Arrco seulement pour les non-cadres. Tous vont être convertis au 1er janvier 2019 en points du nouveau régime: vous n'aurez plus qu'une escarcelle. Vous pourrez alors constater ce changement en consultant votre dossier retraite en ligne.
 
 
A votre départ à la retraite, on multipliera votre nombre de points par leur "valeur de service" cette année-là, pour obtenir un montant de pension complémentaire unique (alors que les retraités actuels touchent deux complémentaires). Ces conversions n'engendreront pas de perte de droits. Si vous êtes déjà retraité, votre stock de points sera aussi converti. Le système y gagnera en lisibilité.
 
Le calcul des retraites sera-t-il modifié?
 
Les règles de calcul de l'Agirc et l'Arrco étaient déjà très proches et la plupart seront calquées dans le nouveau régime. A trois exceptions près:
 
• Un système de bonus-malus sera instauré pour ceux qui prennent leur retraite à partir de 2019; il avait été acté en 2015 par les partenaires sociaux. Un malus de 10% sera notamment appliqué dans certains cas durant trois ans aux pensions complémentaires. Pour y échapper, il faudra reporter sa retraite d'au moins un an à partir du moment où les conditions d'obtention du taux plein sont remplies. Les détails ici.
 
Les modalités des réversions, ces fractions de retraites versées au veuf ou à la veuve d'un assuré, seront légèrement modifiées. Jusqu'ici, ces réversions (égales à 60 % des pensions complémentaires du défunt) étaient versées sans minoration à partir de 55 ans à l'Arrco et de 60 ans à l'Agirc. Surprise: le Medef a accepté le 8 novembre la proposition des syndicats d'opter, dans le nouveau régime, pour l'âge minimum le plus favorable, 55 ans.
 
La négociation a aussi porté sur les majorations de pensions accordées aux parents d'au moins trois enfants, aujourd'hui plafonnées à environ 1000 euros par an dans chaque régime. Là aussi, le Medef s'est montré étonnement conciliant en acceptant, pour le nouveau régime, un plafond d'un peu plus de 2000 euros - la somme des plafonds préexistants. Personne n'y perdra, donc. Parmi les futurs retraités, certains pourront même y gagner.
 
Comment les cotisations vont-elles évoluer ?
 
Actuellement, à salaire brut égal, les cadres ne cotisent pas exactement comme les non-cadres. La distinction cadres/non-cadres n'étant plus pertinente dans le régime unifié, il a fallu remettre à plat l'architecture globale des différentes cotisations. Et sans surprise, les partenaires sociaux en ont profité pour relever, au passage, sensiblement leurs niveaux. Ces hausses de cotisations entrant en vigueur en 2019 avaient été actées dès 2015.
 
Ces mesures engendreront, pour beaucoup, une hausse de cotisations salariales. Elle sera proportionnellement plus élevée pour les hauts revenus, comme le montrent les estimations ci-dessous, réalisées en partenariat avec Optimaretraite. Et qui dit augmentation des cotisations dit baisse du salaire net. Autre mauvaise nouvelle: ces hausses de cotisations ne se traduiront pas intégralement par une hausse des points de retraite dans votre escarcelle, car on augmente ici surtout les cotisations non productives de droits. Double peine!
 
(1) Estimation réalisée à plafond de la sécurité sociale constant
 
Vous le voyez, certains salariés verront tout de même leurs cotisations salariales diminuer: les cadres au salaire modeste, gagnant moins ou à peine plus que le plafond de la Sécurité sociale (3269 euros par mois en 2017). Jusqu'ici, ils étaient soumis à un niveau de cotisation Agirc plancher appelé "garantie minimale de points", même s'ils n'avaient pas le salaire correspondant. Cette surcotisation va disparaître. "En contrepartie, ils auront bien sûr moins de points de retraite", précise Marc Darnault, d'Optimaretraite.
 
Les pensions déjà liquidées vont-elles baisser ?
 
Selon la CGT, l'accord qui s'apprête à être signé "ouvre des brèches", il "ouvre la possibilité de planifier des baisses de la valeur de service des points, donc des baisses nominales de pensions y compris pour les retraités actuels". Notamment parce que l'accord n'interdit pas expressément cette pratique, qui n'a jamais été utilisée jusqu'ici. Les autres syndicats réfutent toutefois en bloc l'interprétation de la CGT et soulignent qu'il n'est pas question de toucher aux pensions déjà liquidées.
 
Que va devenir le statut de cadre ?
 
L'affiliation à l'Agirc est une composante clé du statut de cadre et une partie de sa protection sociale en dépend. L'Agirc prélève notamment une cotisation de prévoyance de 1,50%. La disparition de ce régime implique une redéfinition du statut et des négociations vont être lancées sur ce sujet. Si elles n'aboutissaient pas avant 2019, le statut resterait défini comme aujourd'hui et les dispositions relatives à la prévoyance seraient maintenues.
 
Quand l'accord doit-il être signé ?
 
Comme pour chaque accord sur les retraites complémentaires, le patronat, chef d'orchestre des négociations, doit convaincre une majorité de syndicats de signer, donc au moins trois sur les cinq participant. Ce qui ne devrait pas poser de problème. La négociation n'a toutefois pu aboutir le 8 novembre en raison d'un désaccord à la marge sur la gouvernance du nouveau régime. Une autre réunion est prévue le 17 novembre, elle pourrait aboutir, dans les jours qui suivront, à la signature de l'accord instituant le nouveau régime.
 

lundi 13 novembre 2017

Surtaxe : les salariés des groupes mutualistes s'inquiètent

L'Assemblée Nationale - AFP PHOTO / Lionel BONAVENTURE
Les mutualistes se montrent peu confiants dans leur capacité à réduire la nouvelle surtaxe à un milliard d'euros. Conséquence directe, les salariés pourraient voir diminuer la participation versée au titre de 2017.
 
L'inquiétude reste vive dans les banques mutualistes. Malgré les discussions - actives tout au long du week-end - entre Bercy et les directions des banques, le spectre d'une surtaxe à 1 milliard d'euros n'est pas écarté pour BPCE, Crédit Agricole et Crédit Mutuel.
 
Pour rappel, l'Assemblée nationale a adopté la semaine dernière une surtaxe exceptionnelle sur les grandes sociétés afin de compenser pour partie la censure à 10 milliards d'euros de la taxe sur les dividendes.
Nous comprenons que le gouvernement ne veut prendre aucun risque juridique, et donc a priori éviter les aménagements
Les banques mutualistes, qui ne versent pas de dividendes, ne percevront aucun remboursement, mais en revanche elles devraient payer la nouvelle surtaxe. « Il y a eu une véritable écoute au ministère de l'économie pendant le week-end, mais nous comprenons aussi que le gouvernement ne veut prendre aucun risque juridique, et donc a priori éviter les aménagements », déplore, fataliste, un banquier.
 
Participation en baisse
 
Le verdict devrait tomber rapidement avec le vote définitif du texte à l'Assemblée nationale d'ici à la fin de la semaine, mais les banques réfléchissent déjà aux conséquences, en interne, de cette charge inattendue. « Cela ne jouera pas sur la participation, mais certainement sur l'intéressement de 2017, qui pourrait diminuer de 10 % d'une année sur l'autre », explique ce même banquier.
 
Ce risque a également été identifié du côté du personnel qui craint les effets collatéraux de la taxe. « Nous devons encore mener nos propres calculs, mais nous nous attendons à de plus fortes pressions sur les objectifs de l'an prochain, ou moins de participation et d'intéressement, les banques cherchant à préserver leur résultat », souligne Regis Dos Santos, président du SNB/CFE-CGC. Autant d'arguments qui pourraient durcir  les NAO en cours dans le secteur bancaire.
 
La part « négociable » serait limitée
 
L'impact final sur les salariés dépendra naturellement du montant de la facture. Selon un bon connaisseur,  le milliard annoncé serait « à peu près divisé en trois tiers », entre les trois grands groupes mutualistes. BPCE a fait savoir qu'il lui en coûterait pour lui seul 200 millions d'euros, elle serait supérieure à 300 millions d'euros pour CM11, la principale composante (par la taille) du groupe Crédit Mutuel.
 
Pour faire diminuer la note, « nous avons proposé au gouvernement d'appliquer la surtaxe d'impôt sur le revenu à chaque banque mutualiste prise isolément et non pas aux groupes d'intégration fiscale mutualistes dans leur ensemble », avait précisé François Pérol, président du directoire de BPCE lors de la publication des comptes trimestriels de la banque.
 
Mais même dans ce cas de figure, au sein des mutualistes, la part relevant du groupe d'intégration mutualiste ne serait pas forcément majoritaire : autrement dit, la part potentiellement « négociable » du milliard d'euros serait sensible, mais pourrait représenter autour de 20 % du total. Dans le cas du Crédit Mutuel, l'échelle serait de quelques dizaines de millions d'euros, le montant dépendant naturellement de la structuration de chacun de ces groupes.
 
Edouard Lederer Le 13/11 à 18:38 - www.lesechos.fr/

Tarifs bancaires: les clients infidèles davantage pénalisés en 2018

Les établissements traditionnels sont de plus en plus concurrencés par les banques en ligne et leurs offres.
© Sipa
L’an prochain, le coût de transfert de plusieurs produits d’épargne augmentera notamment pour faire face à une concurrence accrue
 
Le 2 novembre dernier, l’opérateur de télécommunications Orange lançait sa banque mobile. Un succès selon le PDG du groupe, Stéphane Richard, qui a annoncé sur RTL-Le Figaro-LCI dimanche que 30 000 clients avaient ouvert un compte en dix jours. Le phénomène est représentatif d’une concurrence accrue dans le secteur bancaire, qui oblige les acteurs historiques de la banque à repenser certaines activités.

 En 2018, il sera plus cher de changer de banque. C’est le constat que fait le journal Les Échos lundi après l’examen des premières plaquettes tarifaires des banques pour l’année prochaine. Les établissements financiers ont décidé de pénaliser davantage les clients qui décideraient de les quitter ou bien de ne plus utiliser aussi souvent leur compte bancaire.
 
Ainsi, la Banque Postale fera subir à ses clients une hausse de 66 % des frais facturés pour l’entretien de comptes « inactifs », soit ceux qui n’auront enregistré aucun mouvement sur les douze derniers mois. Jusqu’à présent, le tarif était de 15 euros annuels, et passera donc à 25 euros en 2018. Même constat d’augmentation pour les transferts de certains produits d’épargne bancaire.
 
Ainsi, l’an prochain, les clients domiciliés auprès du CIC devront régler 90 euros, contre 67 à l’heure actuelle, pour le transfert d’un plan épargne logement vers une autre banque. L’augmentation des tarifs de ce genre de transfert est également observée dans certaines caisses du Crédit Agricole, et de la Banque Populaire. Dans cette dernière, il faudra compter 85 euros en 2018 pour transférer un compte titre, contre 70,50 auparavant.
 
À la carte. Cette augmentation des tarifs est due à une concurrence toujours plus accrue dans le secteur. Dix jours après son lancement le 2 novembre dernier, Orange Bank compte déjà 30 000 clients, a fait savoir dimanche Stéphane Richard, PDG d’Orange. Un exemple parlant de l’engouement des Français pour ces nouveaux acteurs du secteur. Depuis plusieurs années, les banques en ligne telles ING Direct, Boursorama, Fortuneo, N26 etc grignotent le terrain des banques traditionnelles. En 2019, SFR devrait suivre la voie ouverte par Orange.
 
Pour faire face, certains établissements historiques ont eux aussi décidé de lancer des formules « low cost », à l’instar du Crédit Agricole qui a présenté le 8 novembre dernier sa toute nouvelle offre : Eko, avec pour slogan « une carte, une appli, une agence, pour deux euros par mois ». L’objectif est de répondre aux besoins d’une nouvelle génération de consommateurs cherchant à maîtriser son budget et souhaitant avoir accès, de la façon la plus simple possible, à des services bancaires basiques sans devoir payer le prix fort. À chacun son système de facturation « à la carte » des services annexes à l’entretien du compte, tels les virements ou les retraits d’argent multiples. Un modèle déjà adopté par les banques en ligne. Mais cette défense commerciale entraîne, paradoxalement, une hausse des tarifs des services normalement assurés par les établissements traditionnels.
 
- www.lopinion.fr/

samedi 11 novembre 2017

Metz : bientôt un centre de développement digital de la Banque Populaire et de la Caisse d’Epargne

Le groupe bancaire BPCE va installer une "usine digitale" où une vingtaine de développeurs vont imaginer les applications destinées aux salariés des banques du groupe français.

Dominique Wein (Banque Populaire Alsace-Lorraine-Champagne), Yves Tyrode (BPCE) et Benoit Mercier (Caisse d’Epargne Lorraine-Champagne-Ardenne). (©Audrey Krommenacker/ BPALC)
 Le groupe BPCE (Caisse d’Epargne, Banque Populaire, Natixys, Crédit Foncier…) a annoncé mardi 7 novembre l’installation d’un centre de développement digital à Metz (Moselle) d’ici la fin décembre.
 
Ce centre de développement sera installé au cœur de TCRM Blida, une pépinière de start-ups qui a le vent en poupe. « Il comprendra une vingtaine de développeurs qui vont imaginer et créer les applications à destination de tous le collaborateurs du groupe BPCE » explique Yves Tyrode, directeur général du digital. « Dans 2 ans, vous nous verrez comme des grands de l’Internet » prédit l’ancien responsable du numérique de la SNCF. Lui qui doit concrétiser l’accélération de la mise en œuvre de la stratégie digitale du groupe voyage de ville en ville pour annoncer l’installation de centres de ce type qui font la fierté des grandes métropoles. 

Une vingtaine de développeurs à Metz
 
Une « usine digitale » BPCE baptisée « Center 89C3 » existe déjà à Paris et la prochaine est prévue à Toulouse. « Nous allons nous installer dans plusieurs grandes villes en région. C’est mieux qu’un grand centre à Paris avec 2 000 collaborateurs. Ce projet irrigue les territoires » se réjouit le responsable de BPCE. Pour Metz, ce sont des collaborateurs de la Banque Populaire Alsace-Lorraine-Champagne et de la Caisse d’Epargne Lorraine-Champagne-Ardenne qui vont débarquer. 
" Ici à Metz, il y a des talents, c’est sûr. On croit à Blida, on croit à ce qui se passe ici "
Pour le directeur général de la Banque Populaire Alsace-Lorraine-Champagne, Dominique Wein, « c’est ici que va s’écrire l’avenir numérique de notre banque ». « On a décidé de ce projet il y a un an, ça c’est fait très vite. C’est un projet modulaire qui s’intègre dans un univers différent. Il reste tout à inventer » estime le responsable bancaire.

Faciliter la relation avec les startups 
 
Le groupe BPCE a aussi récemment développé un concept : le « Startup PASS » qui vise à « simplifier la relation entre le Groupe BPCE et les startups en accélérant le démarrage de la phase opérationnelle » des contrats de fourniture en tout genre (remboursement de notes de frais, applications, gestion des comptes en ligne…. ». « Nous voulons travailler de plus en plus avec les start-up et notre service achat doit simplifier les démarches et les relations. On ne travaille pas de la même manière avec une petite structure et avec un grand groupe. C’est souvent difficile pour les start-up du numérique de travailler avec des grands comme nous » concède Yves Tyrode, directeur général du digital.
 
Les nombreuses start-up présentes à TCRM Blida espèrent bien travailler avec le groupe BPCE déjà très présent dans cette pépinière. « Nous sommes l’un des mécènes de Blida, on y a cru dès le départ » rappelle Benoit Mercier qui dirige la Caisse d’Epargne Lorraine-Champagne-Ardenne. 
 
Publié le 8 Nov 17 à 18:24 - actu.fr/grand-est/

mercredi 8 novembre 2017

Retraites complémentaires : syndicats et patronat précisent la fusion Agirc-Arrco

Les partenaires sociaux se sont réunis mercredi au siège du Medef pour négocier les conditions de la fusion des régimes de retraites complémentaires Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés du privé) décidée il y  a deux ans et harmoniser les droits des assurés, a constaté l'AFP.
 
La CGT s'est d'emblée inquiétée d'une baisse future des pensions, de l'ordre de "9% sur à peine 15 ans" y compris pour les retraites déjà liquidées, selon sa représentante, Marie-José Kotlicki.  
 
Cette interprétation, relayée dans les médias mercredi, a été réfutée par tous les autres négociateurs. "Il n'est pas souhaitable, ni économiquement ni socialement, de baisser les pensions", a assuré le représentant du Medef, Claude Tendil, estimant qu'il faut "arrêter d'affoler les gens pour (...) faire pression sur le monde politique".  
 
Pour la CGT, la "valeur de service du point", qui permet de calculer les pensions, n'est pas "sanctuarisée" dans le projet d'accord et pourrait donc baisser, entraînant une diminution des pensions. 
 
En outre, le texte, qui précise le pilotage du régime, contient selon elle "tous les ingrédients pour baisser de manière semi-automatique les pensions". 
 
"C'est difficile de combattre la mauvaise foi", a commenté Philippe Pihet (FO), qui ne partage pas cette analyse. 
 
Le rendez-vous de mercredi fait suite à une dizaine de réunions organisées en amont et qui ont conduit à l'élaboration d'un projet d'accord.  
 
Patronat (Medef, U2P, CPME) et syndicats (CFDT, FO, CGT, CFE-CGC, CFTC) ont notamment traité la question des droits familiaux, tels les pensions de réversion, et les modalités de financement des régimes.
 
- désaccords sur la gouvernance - 
 
Il "s'agit de mettre en musique" l'accord signé le 30 octobre 2015 par le patronat et la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC pour renflouer les caisses des régimes de retraites complémentaires et qui prévoyait notamment la fusion de l'Agirc et de l'Arrco en janvier 2019, expliqué Serge Lavagna (CFE-CGC).  
 
Par exemple, l'âge auquel un veuf ou une veuve peut prétendre à une pension de réversion est de 55 ans à l'Arrco, de 60 ans à l'Agirc. Le projet mis sur la table prévoyait de fixer cet âge à 57 ans dans le régime unifié, mais le Medef a accepté mercredi de l'établir à 55, s'est réjouie Pascale Coton (CFTC). 
 
En matière de droits sociaux, "on a choisi d'adopter dans tous les cas la solution la plus favorable aux personnes en difficulté", a expliqué M. Tendil à l'issue de la réunion.  
 
Autre point abordé, la mise en place de deux nouvelles contributions fusionnant des cotisations existantes, dont certaines spécifiques aux cadres. Selon Philippe Pihet, celles-ci pourront faire des perdants chez 5% d'assurés de l'Arrco (non cadres) et chez un peu plus de la moitié des cadres au-dessus d'un certain plafond de revenus, avec un surplus de cotisation de 5 à 10 euros par mois. 
 
Seul point encore en suspens, la gouvernance du nouveau régime, qui fait l'objet de désaccords entre les syndicats, a expliqué M. Tendil à l'issue de la négociation. 
 
La gouvernance est le sujet qui "fâche", a reconnu Frédéric Sève (CFDT).  
 
Une autre réunion, potentiellement conclusive, est prévue le 17 novembre, les négociateurs devant s'entendre avant la fin de l'année.
 
Par AFP , publié le , mis à jour à