samedi 31 mai 2014

La CFTC réaffirme son attachement à la « morale sociale chrétienne »

Philippe Louis, le président de la CFTC, le 11 avril à Matignon.
Philippe Louis, le président de la CFTC, le 11 avril à Matignon. | AFP/FRED DUFOUR
 Pour la première fois, le président de la CFTC, Philippe Louis, assistera, mardi 3 juin, aux travaux du 48e congrès de la CFDT à Marseille. Au Monde, il assure réfuter tout lien avec le cinquantième anniversaire du « schisme » où la CFDT et la CFTC se sont séparées : « C'est complètement indépendant de 1964. Depuis quelques années, on a pris l'habitude de voir comment on peut faire avancer les choses ensemble. »

Alors que la CFDT va retirer de ses statuts la référence à l'« humanisme chrétien », M. Louis souligne que la CFTC « se réclame toujours de la morale sociale chrétienne ». « C'est notre boussole, ajoute-t-il. La CFDT avait gardé la référence à l'“humanisme chrétien” en 1964 pour présenter ce congrès comme une évolution et essayer d'éviter la scission. Or, pour ceux qui ont maintenu la CFTC, c'était une rupture. L'abandon de cette référence montre que nous ne sommes plus deux sœurs. Nous, on se réfère au caractère sacré de l'homme. »

La CFTC se retrouve dans le même pôle réformiste que la CFDT, la CFE-CGC et l'UNSA. Elle a signé les mêmes accords que la CFDT, notamment sur le pacte de responsabilité, dont elle critique aussi la lenteur de sa mise en œuvre, en incriminant le patronat.
 
Pour autant, M. Louis réaffirme ce qui différencie la CFTC : « Notre marque de fabrique, c'est le rapport à l'homme. Il y a des idées qui sont mises en oeuvre aujourd'hui qu'on développe depuis une dizaine d'années. Ainsi des droits attachés à la personne : c'est le statut du travailleur élaboré par la CFTC en 2002. Si d'autres viennent dans le même sens, on travaille ensemble ! »

« INDÉPENDANCE »

Le président de la CFTC assure que sa centrale a « les mêmes relations avec l'Eglise catholique que celles des autres confédérations. Ni plus ni moins. Dans nos statuts, il y a l'indépendance vis-à-vis des partis politiques et des Eglises. Nous ne sommes pas un syndicat d'Eglise ».

La centrale chrétienne se défend d'être un syndicat confessionnel. Pour autant, M. Louis, sensible au discours du pape François, met en avant la singularité de la CFTC : « Nous avons des valeurs dans lesquelles beaucoup de salariés appartenant, ou non, à d'autres religions peuvent se reconnaître.

Notre singularité s'affirme par exemple sur la famille. L'homme doit pouvoir vivre non pas de la solidarité, mais de sa force de travail. C'est la raison pour laquelle on estime que l'entreprise a la responsabilité de faire vivre la famille de son salarié, à travers le paiement des cotisations familiales.

Même si le syndicalisme français est faible et divisé, M. Louis exclut un « 1964 à l'envers » et une réunification avec la CFDT : « Le pluralisme syndical est une richesse. Le syndicat unique, ce n'est pas le but de la CFTC. Avec les nouvelles règles de représentativité, on voit bien qu'on ne va pas vers une explosion du nombre de syndicats. Entre 1964 et aujourd'hui, on est passé d'à peine 50 000 à 140 000 adhérents, cela montre bien que des salariés s'y reconnaissent. »

Par   -  Le Monde

jeudi 29 mai 2014

Fortes chaleurs : agir avant l’été !

Alors que les températures grimpent peu à peu, le plan canicule 2014 vient rappeler aux employeurs ce qu’ils doivent faire pour préserver la santé de leurs salariés. Attention, surtout n’attendez pas un épisode de canicule pour agir ! Vous devez aussi prendre dès à présent des mesures de prévention.
 
Depuis la canicule exceptionnelle de 2003, un plan d’action national est élaboré chaque année afin d’anticiper l’arrivée d’une forte chaleur et de définir les actions à mettre en œuvre, notamment par les employeurs.
 
Le risque de prendre un coup de chaleur existe en effet dans toutes les entreprises. Il peut toutefois être aggravé par certains facteurs liés au travail (peu de circulation d’air, travail physique exigeant, etc.) ou au salarié (pathologies cardiorespiratoires, insuffisance de consommation d’eau, etc.).
 
Le plan national 2014 rappelle que certaines mesures doivent être prises pour anticiper les chaleurs estivales et pour réagir en cas de canicule.
 
Vous pouvez télécharger ce plan :
Plan canicule 2014
(pdf | 54 p. | 682 Ko)
 

Fortes chaleurs : quelles sont vos obligations avant l’été ?

Vous devez prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de vos salariés (Code du travail, art. L. 4121-1).

A cet effet, il faut évaluer le risque de fortes chaleurs lié aux ambiances thermiques et l’intégrer dans votre document unique d’évaluation des risques

Vous devez aussi établir un plan d'actions de prévention de ce risque.
Assurez-vous également notamment :
  • que la ventilation des locaux de travail est conforme à la réglementation ;
  • que des adaptations techniques permettant de limiter les effets de la chaleur ont été mises en place.
Par ailleurs, il est conseillé de solliciter le médecin du travail pour obtenir un document, que vous afficherez, rappelant les risques liés à la chaleur, les moyens de prévention et les gestes à accomplir si un salarié se sent mal. Diverses affiches et dépliants pouvant également être téléchargés sur le site de l’INRS (http://www.inrs.fr/) ou demandés auprès de votre CARSAT.

Le CHSCT et les représentants du personnel doivent être informés et consultés sur les recommandations à mettre en œuvre en cas d’exposition à de fortes chaleurs.

Fortes chaleurs : comment réagir en cas de canicule ?
 
Vous avez l’obligation de mettre à disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche (C. trav., art. R. 4225-2). Pour remplir au mieux cet impératif, veillez à ce que les sources d’eau potable soient installées à proximité des postes de travail et en quantité suffisante.
 
Vous êtes également tenu de renouveler l’air dans les locaux fermés de façon à éviter les odeurs désagréables ou que la température s’élève (art. R. 4222-1).
 

En cas d’alerte canicule, il est utile de mettre à disposition de vos salariés des moyens de protection (ventilateurs d’appoints, brumisateurs d’eau, stores extérieurs, etc.).

Vous pouvez également adapter les horaires de travail dans la mesure du possible (par exemple en faisant travailler les salariés plus tôt le matin).
 
Pendant les heures les plus chaudes, des pauses supplémentaires peuvent être prévues, dans une salle plus fraîche.
 
Enfin, il est bon de rappeler à tous vos salariés les signes et symptômes des coups de chaleurs (maux de tête, fatigue, peau sèche et chaude, etc.) en utilisant un document établi par le médecin du travail. Incitez également vos salariés à se surveiller mutuellement pour déceler d’éventuels symptômes de coups de chaleurs et vous les signaler.
 
 
Un numéro vert « canicule info service » (0 800 06 66 66), va être mis en place par le ministère chargé de la santé du 21 juin au 31 août 2014. Vous pourrez utiliser ce numéro du lundi au samedi de 8 h à 20 h pour poser des questions et connaître les recommandations et la conduite à tenir en cas de fortes chaleurs.
 
Pour connaitre toutes vos obligations relatives à la santé des salariés, les Editions Tissot vous conseillent « Réglementation en santé sécurité au travail ».

Anne-Lise Castell
 
Instruction interministérielle N° DGS/DUS/DGOS/DGCS/DGSCGC/DGT/2014/145 du 6 mai 2014 relative au Plan National Canicule 2014

mercredi 28 mai 2014

Moratoire sur les seuils sociaux : patronat satisfait, syndicats vent debout

Le ministre du Travail François Rebsamen à Paris le 27 mai 2014 ( AFP / Fred Dufour)
Le projet évoqué mercredi par le gouvernement de suspendre pendant trois ans les seuils sociaux créant des obligations aux entreprises en matière de droits des salariés, que le patronat réclame au nom de l'emploi, a été qualifié de "bêtise" par la CGT et d'"incongru" par la CFDT.

Le ministre du Travail François Rebsamen s'est dit prêt mercredi à "suspendre pendant trois ans" les seuils créant des obligations sociales aux entreprises, comme par exemple la création d'un comité d'entreprise à partir de 50 salariés.

Le patronat, argue-t-il, voit dans ces seuils "des freins à l'embauche". "Je dis donc aux organisations syndicales que le meilleur moyen de faire tomber cet argument, c'est de tenter l'expérience".

La proposition du ministre intervient alors que Pôle emploi a annoncé une nouvelle hausse du chômage en avril, avec 14.800 nouveaux inscrits, portant le total des demandeurs d'emploi sans activité à 3,364 millions.

M. Rebsamen propose de "garder" le principe des seuils mais de "suspendre leur enclenchement durant trois ans". "Si cela crée de l'emploi, tant mieux, sinon, on remettra les seuils en vigueur".

La CGPME a saisi la balle au bond et proposé d'inscrire la suspension des seuils au menu de la conférence sociale des 7 et 8 juillet. Elle rappelle qu'il y a "2,4 fois plus d'entreprises de 49 que de 51 salariés", ce qui s'expliquerait par la réticence des entreprises à embaucher pour ne pas répondre aux contraintes sociales.


Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, avait déjà évoqué le sujet lors de sa rencontre en avril avec le Premier ministre Manuel Valls qui avait été, selon lui, sensible à ses arguments.

-"Une bêtise"-

Les syndicats sont vent debout contre une telle mesure. Ce serait "une bêtise", s'est emporté le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon.

"C'est considérer que les représentants du personnel, les droits des salariés, le syndicalisme sont un frein au développement de l'entreprise" alors qu'"un dialogue social constructif permet de régler les problèmes du travail", a-t-il souligné auprès de l'AFP.

M. Lepaon a ironisé sur l'attitude du gouvernement qui prône "le dialogue social et les accords d'entreprise", mais "dès que le Medef aboie sur la question des seuils" il propose "un moratoire"!.

La déclaration de François Rebsamen est "complétement inappropriée et incongrue", s'est indignée Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT.

"Dans le timing c'est à contre-courant", a-t-elle dit à l'AFP, puisque c'est la conférence sociale qui doit relancer la négociation sur le dialogue social. Mme Descacq se dit "interloquée" par les propos du ministre qui "visent à préempter la négociation" alors que la question des seuils "n'est pas dans le débat aujourd'hui".

"On aurait mieux compris ces propos dans la bouche du Medef que dans celle du ministre", lance-t-elle.

Luc Bérille numéro un de l'Unsa s'est dit "réservé". "Une expérimentation pendant trois ans et sur tout le territoire c'est énorme, cela ressemble plus à une généralisation qu'à une expérimentation".
Par ailleurs, "la non-application expérimentale d'une loi est originale" et pose "un problème juridique", relève-t-il.

Le président de la CFTC, Philippe Louis, le 11 avril 2014 à Matignon ( AFP/Archives / Fred Dufour
Plus conciliant, le président de la CFTC, Philippe Louis, "n'est pas contre un moratoire d'un ou deux ans" pour voir l'impact sur l'emploi mais ensuite il faut "revenir au seuil de 50".

A droite, le député UMP, Patrick Devedjian, a applaudi dans un tweet: "si Rebsamen suspend les seuils sociaux il fera ce que la droite n'a jamais osé: c'est objectivement courageux".

Les obligations sociales des entreprises progressent avec leur taille et ont été renforcées par les lois Auroux introduites par les socialistes en 1982. Ainsi les délégués du personnel (au-delà de 10 salariés) disposent de crédits d'heures. Le comité d'entreprise a droit à un financement et doit être consulté. Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) obligatoire au-delà de 50 salariés a le droit de mener des enquêtes.


mardi 27 mai 2014

La Bred va chercher des relais de croissance dans des pays émergents

Invité du Club Business réalisé avec Euro Media France, Olivier Klein DG de la plus importante des banques commerciales du groupe BPCE revient sur le modèle de la Bred.

Olivier Klein, directeur général de la Bred Christophe Lebedinsky pour Challenges
Olivier Klein, directeur général de la Bred Christophe Lebedinsky pour Challenges


Olivier Klein est directeur général de la Bred, la plus importante des banques commerciales du Groupe BPCE. Sur bien des sujets, de son organisation aux pays où elle est implantée, elle a choisi l’originalité.

La Bred a enregistré une croissance très supérieure à la moyenne du secteur bancaire. D’où provient ce dynamisme ?

Le produit net bancaire de la banque commerciale en France a effectivement grimpé de 7% l’an dernier. Nous avons fait une différence grâce à une stratégie nouvelle, qui s’adapte aux besoins des clients.


Qu’avez-vous donc inventé ?


Nous ne développons pas d’un côté une banque en ligne low cost et de l’autre un réseau d’agences. Nous voulons faire converger le meilleur du numérique et de la banque traditionnelle. Chaque chargé de clientèle doit pouvoir travailler comme le client le demande, à distance ou pas. Il doit être capable de traiter ses clients avec la même disponibilité, en agence, par téléphone, par courriel. Les Français traitent la plupart des opérations à distance, mais se déplacent pour leurs projets de vie.


Quel impact pour les conseillers ?


Nous cherchons d’abord à renforcer la stabilité des conseillers, pour que les clients n’aient pas à réexpliquer toute leur histoire. L’objectif est qu’ils restent entre trois et cinq ans à leur poste.

Le rôle du conseiller est-il en train de changer ?

Deux modèles se dessinent. Celui où le conseiller oriente les clients vers des spécialistes: l’expert en crédit immobilier, en crédit à la consommation… Nous avons choisi que les conseillers restent des généralistes. Nous pensons que la banque est là pour traiter des projets de vie, pas uniquement pour vendre des produits. Nos conseillers doivent être capables de connaître la quasi-totalité d’une gamme de produits pour aider le client à bâtir ses projets.


Vous êtes très actifs à l’international. N’est-ce pas risqué ?


Nous sommes forts en France et nous continuons à y investir, mais le marché est ultramûr. Il n’est pas déraisonnable d’aller chercher de la croissance sur des marchés émergents, qui combinent développement économique, dynamisme démographique et faible bancarisation. Nous allons donc dans des marchés émergents à la taille de la Bred. Et pour avoir le moins de risques possible, nous collectons l’épargne localement et nous prêtons localement, comme c’est le cas en France.

Quels pays privilégiez-vous ?

Dans le Pacifique, nous sommes présents à Vanuatu, aux Fidji et en Nouvelle-Calédonie. Au Laos, nous avons une banque avec 20 agences, qui se développe bien. Nous som-mes actionnaires de la plus grande banque du Cambodge et nous voulons ouvrir en Birmanie. Nous sommes présents à Djibouti, avec une banque qui finance 60 % de l’économie du pays.


Vous êtes une des rares banques de cette taille à avoir votre propre salle de marché. Pourquoi ?

Nous sommes une banque de détail, plus une banque de gros, qui travaille avec des groupes. Ces grandes et moyennes sociétés ont besoin de faire du change, de gérer leur risque de taux, de faire des placements. Notre salle de marché permet de leur offrir ces services.


Vous avez une clientèle d’entrepreneurs. Pensez-vous que les banques leur prêtent suffisamment ?


Je pense que les banques font leur travail. Les encours n’augmentent pas plus vite parce que la demande de crédit d’entreprise est faible, dans un contexte de faible croissance. S’agissant en particulier de la Bred et du Groupe BPCE, le développement du crédit est bon. Nous som-mes attentifs à bien financer les entrepreneurs. C’est une spécificité des Banques populaires. Nous faisons beaucoup de crédits à la création d’entreprise, ce qui n’est pas facile…     

Propos recueillis par Delphine Déchaux et Jean-Baptiste Diebold - Challenges


lundi 26 mai 2014

BPCE se fixe pour objectif que 80 % de son offre soit "digitale" en 2017

Le groupe Banques populaires Caisses d'Epargne a présenté ses grands axes de développement, mettant le numérique en première position. Il a aussi présenté un service d’encaissement mobile.

l’image de BNP Paribas, du Crédit Agricole ou de la Société Générale, le groupe Banques populaires Caisses d'Epargne fait le pari du numérique pour améliorer sa relation-client.

« On a plusieurs axes de développement. Le premier, c'est le digital. Nous sommes confrontés à un changement de l'utilisation de leur banque par nos clients », a expliqué François Pérol, président du directoire de BPCE

Les clients « veulent avoir le meilleur des deux mondes. Ils veulent le monde digital, ce que peuvent leur offrir les nouvelles technologies en termes de simplicité et de rapidité d'accès mais ils veulent également conserver le contact humain, la possibilité de parler et de s'entretenir avec un conseiller ».
« Notre ambition, c'est qu'en 2017 au moins 80% de nos clients soient clients de la banque digitale Caisse d'Epargne (53% des clients aujourd'hui) et qu'on ait au moins 80% de notre offre qui soit accessible de façon digitale (49% de l'offre aujourd'hui) », a-t-il annoncé.

Un enjeu majeur : la cybersécurité

Pour François Pérol, l'un des enjeux majeurs du développement du numérique, c'est la cyber-sécurité. « Les fraudeurs sont de plus en plus organisés. On doit assurer une protection totale à nos clients et on investit beaucoup dans la sécurité informatique », a-t-il assuré.

La conférence de presse a également été l’occasion de présenter un nouveau produit, "dilizi", service d'encaissement qui fonctionne partout à l'aide d'un smartphone ou d'une tablette. Le système dilizi, qui s'adresse aux commerçants, artisans, professions libérales, associations et prestataires de services en mobilité, est actuellement en période de tests et sera disponible à partir de la troisième semaine de juin.

Pro01NET

dimanche 25 mai 2014

Est-ce que le temps de pause légal peut être fractionné ?

Lorsque la durée de travail d’un salarié atteint 6 heures au cours d’une même journée, il faut lui accorder un temps de pause d’au moins 20 minutes. Ce temps peut-il être fractionné sur plusieurs pauses ?
 
Les délégués du personnel m’ont posé une question à l’occasion d’une réunion. Ils contestent ma façon de faire concernant les pauses accordées à certains salariés. Ceux qui ont une durée de travail journalière de 6 heures 30 se voient accorder une pause de deux fois 15 minutes, soit 30 minutes en tout. Ils estiment que cela n’est pas correct. Qu’en est-il ?

L'article L. 3121-33 du Code du travail précise : « Dès que le temps de travail quotidien atteint 6 heures, le salarié bénéficie d'un temps de pause d'une durée minimale de 20 minutes.Des dispositions conventionnelles plus favorables peuvent fixer un temps de pause supérieur ».
 
La Cour de cassation en déduit qu’une pause de 20 minutes minimum est obligatoire pour toute durée journalière de 6 heures de travail, que cette durée soit habituelle ou non.
 
Elle énonce aussi que la pause légale ne se fractionne pas. Il n’est donc pas possible de pratiquer, comme vous le faites, une pause de deux fois 15 minutes, même si en tout cela fait plus de 20 minutes. Il n’est donc pas possible de substituer à une pause de 20 minutes plusieurs pauses chacune d'une durée inférieure à 20 minutes.
 
Attention, les jeunes travailleurs doivent bénéficier d’un temps de pause plus important. Pour connaître le temps de pause à leur accorder, ou pour toutes vos questions relatives au temps de travail des salariés, nous vous proposons notre documentation « Tissot Social Entreprise ».

Par Yves Elbaz, juriste en droit social - Editions Tisssot

mardi 20 mai 2014

Résultat net en hausse pour la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique

Avec un résultat net en hausse de 36 % en un an et un produit net bancaire en hausse lui aussi de 2,9 %, la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique conforte ses positions deux ans après sa fusion. 
Résultat net en hausse pour la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique
La banque populaire Aquitaine Centre Atlantique enregistre un résultat net en hausse de 36% en 2013
© Photo Jean-Michel Selva
Une bonne année 2013, meilleure au début d'ailleurs qu'au dernier trimestre. Le conseil d'administration  de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique et son directeur général Dominique Garnier, pouvaient aborder sereinement lundi  soir à La Rochelle, la présentation des résultats 2013 aux sociétaires, les seuls actionnaires de la banque désormais.


Le rachat des certificats coopératifs d'investissement détenus par Natixis, sortie fragilisée de la crise de 2008, et le relèvement du plafond de détention à 12 750 euros par sociétaire, a d'ailleurs permis plus que le doublement du capital social de la banque à 437 millions d' euros: "Nous sommes avant tout une banque mutualiste, c'est notre force et notre avenir" a déclaré ce lundi matin à Bordeaux Dominique Garnier, à l'occasion d'une conférence de presse.

Un plus grand nombre de clients

L'an passé la banque a augmenté le nombre de ses clients de manière significative sur le segment des particuliers grâce notamment à un gros effort commercial sur les prêts à l'immobilier et leur renégociation, mais aussi sur son coeur de cible des entreprises, commerçants et artisans.
Plus de  deux milliards d'euros de crédits  sont allés financés quelques 40 000 projets soit un en cours en progression de 6,5 %. Les crédits d'équipement ont été en hausse l'an passé de 13,4 % mais en retrait depuis le début de l'année.

Les crédits à la consommation ont progressé de 2,7 % en 2013 mais la tendance est plutôt à la hausse depuis trois mois.La Banque Populaire Aquitaine centre Atlantique a amélioré son ratio de solvabilité à 15,05 %, un des tout meilleur du réseau des banques populaires.

Onze départements

" Nous pourrions augmenter encore nos fonds propres si nous pouvions conserver chez nous la collecte des livrets A et autre livret de développement durable" explique Dominique Garnier qui estime la remontée obligatoire à la Caisse des Dépôts trop élevée.

" Le logement social est sur financé" assure le patron de la banque Bordelaise. Cela n'a pas empêché la BPACA de réaliser un produit net bancaire, le vrai chiffre d'affaires de la banque, de 355,4 millions d'euros l'an passé, en hausse de 2,9 %, un résultat brut d'exploitation à 134 millions d'euros (+12,4 %) et un résultat net, déduit des impôts, de 63,7 M€ en hausse de 36 % en 2013.

La banque populaire emploie 1960 collaborateurs sur 11 départements, l'Aquitaine, sauf le Lot et Garonne, le Limousin sauf la Corrèze et Poitou-Charentes sauf la Haute Vienne suite à la fusion, effective depuis mai 2012, de trois caisses régionales dont la Banque Populaire du Sud Ouest. Son siège est à Bordeaux.

Sud Ouest.fr -  

dimanche 18 mai 2014

Montebourg reçoit les banquiers pour parler rémunérations

Le ministre de l'Economie accueille plusieurs dirigeants des grandes banques françaises, ce lundi 19 mai, et devrait évoquer les hausses de leurs rémunérations. Le dialogue risque d'être tendu car Arnaud Montebourg n'a jamais caché son hostilité envers secteur financier.
 
Arnaud Montebourg a pointé du doigt la rémunération des banquiers. (Christian Hartmann - AFP)
Arnaud Montebourg a pointé du doigt la rémunération des banquiers. (Christian Hartmann
Arnaud Montebourg face à ses meilleurs ennemis. Ce lundi 19 mai à 18h, le ministre de l'Economie doit s'entretenir avec les dirigeants des grandes banques françaises. Et si Pierre Moscovici avait dû se défendre d'être "le copain de banquier", son successeur n'a lui clairement pas besoin d'apporter de telles précisions.
 
Car Arnaud Montebourg a par plusieurs fois égratigné le secteur financier. En atteste, par exemple, cette sortie de septembre 2013, où il comparait la Finance "au cholestérol". "Il y a la bonne et la mauvaise"  affirmait-il. Et, pour lui, la "mauvaise finance" était clairement représentée par "le secteur bancaire" qui "a d'autres occupations, comme spéculer sur les marchés ou gagner de l'argent facilement dans le "trading" à haute vitesse". Société Générale et BNP Paribas était citées nommément par le ministre.

Des hausses entre 8 et 38%
      
Mais si les banquiers sont convoqués devant le ministre, ce jeudi, c'est pour parler rémunération. Car Arnaud Montebourg n'a guère apprécié les augmentations dont ont bénéficié les patrons des grandes banques françaises en 2013.
 
 Il l'a publiquement fait savoir le 17 avril dernier, évoquant "des proportions absolument indécentes". "Le PDG du Crédit agricole (…) a eu une augmentation de 38%, Natixis +14, BPCE +29. Donc il va falloir qu'on discute de tout cela avec la place bancaire", prévenait-il.

Les chiffres à proprement parler ne donnent pas tort au ministre. Ainsi Jean-Paul Chifflet, le directeur général de Crédit Agricole, a effectivement vu sa rémunération progresser de 38,8% si l'on en croit le document de référence 2013 de son groupe, avec un total de 2,14 millions d'euros. François Pérol, le président du directoire de BPCE (Banque Populaire Caisses d'Epargne) a lui va sa rémunération augmenter de 29,4% à 1,44 million. Des variations qui s'expliquent par l'augmentation de la partie variable de la rémunération de ces banquiers.

Le financement des PME en question   
   
Les hausses ont été plus modestes pour Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas et Frédéric Oudéa, le PDG de Société Générale, qui ont tous les deux vu leurs émoluments augmenter de 8% à respectivement 3,44 millions d'euros et 2,71 millions d'euros.

Selon son agenda, Arnaud Montebourg ne recevra toutefois que trois dirigeants du secteur bancaire: Jean-Laurent Bonnafé, Remy Weber, le président du directoire de la Banque Postale et François Pérol. Ce dernier sera donc le seul banquier indirectement cité par le ministre le 17 avril dernier qui prendra part à l'entretien.
 
Outre ces questions portant sur leurs rémunérations, les banquiers devraient également se défendre sur un autre point: le financement de l'économie. Le 22 avril dernier, Arnaud Montebourg avait ainsi exhorté le secteur bancaire à prêter davantage aux PME. "Le système bancaire s'est un peu trop détourné d'elles", jugeait-il. Les banquiers auront probablement à coeur de lui démontrer l'inverse, alors que, Société Générale, par exemple, vise plus particulièrement ce segment dans son plan stratégique.
 
Julien Marion  - BFMTV                   
 

samedi 17 mai 2014

La Banque Populaire Occitane s'attend à une année 2014 difficile

A l’occasion de son assemblée générale, la Banque Populaire Occitane (groupe BPCE) a présenté des résultats en légère hausse. Mais craint une année 2014 difficile.
            
La Banque Populaire Occitane (2.156 collaborateurs, 583.040 clients), présente en Lot-et-Garonne, où elle compte 75.500 clients et 25 agences, et dans sept autres départements du sud-ouest de la France (Aveyron, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Tarn, Tarn-et-Garonne) annonce un produit net bancaire 2013 (369 M€) en hausse de 2,7% par rapport au précédent exercice. Son résultat net atteint 53 M€, il est quasiment stable par rapport à 2012 (54 M€).  Sur le plan commercial, la banque annonce avoir attiré 24.000 nouveaux clients.
 
Des clients prudents en 2013

Des clients qui se sont montrés prudents puisque les encours d'épargne de la Banque Populaire Occitane ont progressé de 5% pour atteindre 8,68 Md€ en fin d'année 2013. Autre illustration de cette prudence en temps de crise économique : la collecte des produits d'assurance vie a progressé de 2% (3,66 Md€) mais les placements boursiers chutent, eux, de 4% (710 M€ à fin 2013)

Au niveau du financement de l'économie régionale la banque a accompagné en 2013, 38.000 projets pour 1,82 Md€ en nouveaux crédits.

Même si la Banque Populaire Occitane, avec 1,4 Md€ de fonds propres, estime que cette somme lui apporte une très grande sécurité financière, elle s'attend, pour 2014, à une année difficile. Si  la crise financière s'éloigne, elle estime que le secteur bancaire subit les effets d'un alourdissement des contraintes réglementaire qui s'impose à lui.

Objectifaquitaine.latribune.fr - Pascal Rabiller

vendredi 16 mai 2014

Harcèlement au travail : ça ne va pas mieux

« Nous allons droit dans le mur », dénonce la psychiatre Marie-France Hirigoyen, qui avait la première identifié le phénomène du harcèlement moral en 1998.
 
« Une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ».  Photo V irgile
« Une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité ». Photo V irgile
 
Le harcèlement au travail existe, et prospère : « Nous allons droit dans le mur », affirme la psychiatre et psychanalyste Marie-France Hirigoyen. Elle avait, la première, pointé le phénomène dans un livre paru en 1998, qui avait conduit à l’adoption d’une loi en 2002. Elle constate cette semaine lors d’une rencontre organisée par le cabinet Technologia que le phénomène s’étend.
 
Eczéma géant
 
Les conséquences d’un harcèlement moral sont « très spécifiques ». Elle cite une patiente qui avait d’un coup perdu tous ses cheveux, ou un patient qui avait développé un eczéma géant, réactivé dès qu’il rencontrait le harceleur…

Selon la loi de janvier 2002, le harcèlement d’un salarié se traduit par « une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Il se développe, explique Marie-France Hirigoyen, par « une perte de confiance en soi, une forme de honte, où le harcelé finit par penser que le harceleur a peut-être raison de le traiter comme ça ».
 
En cause, l’évolution du travail : « Nous sommes dans un modèle qui privilégie la rentabilité » dénonce Jean-Claude Delgènes, directeur général de Technologia. La crise n’a évidemment rien arrangé : « La première réponse est de diminuer les effectifs, ce qui fait que tout le monde est à la corde ».
 
« Le harcèlement naît très souvent d’un problème d’organisation du travail », poursuit Philippe Pataux, avocat associé au cabinet Barthélémy, à ce titre conseil de nombreux chefs d’entreprise : « La révolution du management amène une perte des repères, et les managers eux-mêmes sont pour la plupart un peu perdus ».
 
Ajoutez les nouvelles technologies, qui font exploser les frontières entre vie privée et vie professionnelle, et les 35 heures («depuis les lois Aubry, la charge de travail a augmenté »)… Résultat : le harcèlement est rarement le fait d’un « voyou » : « à peine 1 % ou 2 % des cas », estime Philippe Pataux. Les contentieux se règlent moins au pénal (peine maximale : deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende), que devant les prud’hommes.
 
Mais nous sommes aussi devenus plus facilement victimes de harcèlement. La faute au narcissisme ambiant : « Tout manque de reconnaissance est maintenant interprété comme une attaque personnelle », souligne Marie-France Hirigoyen dans son dernier livre, Le harcèlement moral au travail (PUF).
Prochaine étape pour Technologia, début juin à l’Assemblée : après le harcèlement moral, faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle.

Bien Public.com

jeudi 15 mai 2014

Rappel sur les modalités de la rupture conventionnelle du contrat de travail

La définition

 La rupture conventionnelle est une convention signée entre les parties au contrat de travail par laquelle les parties conviennent du principe de la rupture conventionnelle du contrat de travail et en définissent les conditions, notamment la date de rupture du contrat de travail et l'indemnité spécifique de rupture, qui ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement prévue à l'article L 1234-9 du code du travail.

    Le déroulement de la procédure

Il est calqué sur celui de la procédure de licenciement en ce qui concerne l'entretien préalable : le salarié peut se faire accompagner, l'employeur également lorsque le salarié en fait lui-même l'usage. L'information doit être préalable.

Mais contrairement à la procédure de licenciement, plusieurs entretiens peuvent avoir lieu, sans que le nombre soit déterminé.

Les modalités de fixation de ces entretiens ne sont pas fixées : cela peut donc se faire de manière tout à fait informelle, oralement, par simple lettre

Le ou les entretiens aboutissent à la rédaction d'une convention.

A la signature de la convention, les parties ont un délai de 15 jours calendaires pour se rétracter (art. L 1237-13 al 3). Le texte n'impose pas l'emploi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Il indique simplement "ce droit est exercé sous la forme d'une lettre adressée par tout moyen attestant de sa date de réception par l'autre partie".

La lettre peut ainsi être une lettre simple remise de la main à la main au destinataire, dont il est accusé réception manuscritement sur le bas de la lettre.

Le délai de quinzaine commence à courir le jour suivant la signature de la convention et expirera le dernier jour du délai à 24 h.

Comme il s'agit de jours calendaires, la règle de prorogation du délai au premier jour ouvrable suivant lorsque le dernier jour tombe un samedi, un dimanche, jour férié ou jour chômé ne s'applique pas.

A l'issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse la demande d'homologation à l'autorité administrative, qui dispose d'un délai d'instruction de 15 jours ouvrables (art. L 1237-14 al 2).

A défaut de notification dans ce délai, l'homologation est réputée acquise.

Le délai de 15 jours ouvrables commence à courir le jour suivant celui de la demande d'homologation et expirera le dernier jour à 24h. Comme il s'agit d'un délai en jours ouvrables, ce délai peut être prorogé au premier jour ouvrable suivant, si le dernier jour du délai tombe un samedi, dimanche, jour férié ou jour chômé.

La loi ne précise pas quelle est l'autorité administrative compétente. Il s'agit, en fait, du directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle du lieu de signature de la convention.

L'homologation est une condition de validité de la convention.

La rupture du contrat de travail n'est effective qu'au plus tôt le lendemain de l'homologation ou de l'écoulement du délai de 15 jours en cas de silence de l'administration.

Un arrêté du ministre chargé du travail va diffuser un modèle de demande d'homologation.

En pratique, le directeur départemental n'aura pas le temps matériel d'analyser la convention. L'homologation se fera quasi automatiquement de manière tacite.

    Contestation éventuelle

Le Conseil des Prud'hommes reste compétent pour connaître en premier et dernier ressort de tout litige relatif à la convention, homologation ou refus d'homologation.

Le délai pour introduire la procédure est de 12 mois à compter de la date d'homologation ou refus d'homologation ou écoulement du délai de 15 jours en cas de silence de l'administration.

Un appel n'est pas possible contre la décision du Conseil des prud'hommes (art. L 1237- 14 al 4 "à l'exclusion de tout autre recours contentieux ou administratif"). Seul un pourvoi en cassation pourrait être envisagé.
En effet, les rédacteurs de la loi ont considéré que le stade de l'homologation valait comme un premier degré de juridiction.

    Le contenu de la convention

    Le principe de la rupture conventionnelle

    La date de la rupture, qui sera fixé, comme on l'a vu supra, au plus tôt le lendemain de la date d'homologation ou de l'écoulement du délai de 15 jours.

    L'indemnité spécifique de licenciement : cette indemnité ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement prévue à l'article L 1234-9 du Code du travail, soit pour un salarié ayant 1 année d'ancienneté ininterrompue au sein de la société un 1/10ème de mois de salaire par année d'ancienneté, majoré d'1/15ème à compter de 10 ans d'ancienneté.

Si l'indemnité prévue par la convention collective est plus avantageuse, c'est celle-ci qui doit prévaloir.

Pour les salariés ayant moins d'une année d'ancienneté, l'indemnité est calculée pro rata temporis de leur temps d'occupation au sein de l'entreprise.

Cette indemnité spécifique est avantageuse pour le salarié puisqu'elle n'est pas soumise aux prélèvements sociaux et fiscaux.

Il s'agit d'un minimum légal. Rien n'empêche les parties de prévoir d'autres modalités.
 Les salariés protégés

Ils peuvent également bénéficier de ce nouveau mode de rupture pour autant que la convention de rupture soit soumise à l'autorisation de l'inspecteur du travail, selon les règles applicables au licenciement de tels salariés.

La date de rupture du contrat de travail est fixée au plus tôt au lendemain du jour accordant l'autorisation.

Conclusion

Ce nouveau mode de rupture autonome des deux autres répond à une demande réelle en pratique.

On peut néanmoins s'interroger sur la garantie des droits des salariés dans la mesure où le ou les entretiens sont fixés de manière tout à fait informelle, qui peut laisser place à des abus de l'employeur qui convoquerait à tout moment le salarié pour lui faire entendre raison sur le principe d'une rupture amiable.

La garantie de l'homologation n'est pas une garantie en soi, puisqu'en pratique l'administration n'aura pas le temps matériel d'examiner la convention, dans le délai extrêmement bref de 15 jours ouvrables.

Rien n'empêche les parties de prévoir une transaction sur d'autres modalités que celles exigées par les textes.

JuriTravail.com

Anne Sophie CHAGNAUD - Avocat

mercredi 14 mai 2014

Harcèlement moral au travail: le mal demeure

Malgré une reconnaissance juridique et de nombreux débats, les cas de harcèlement moral au travail augmentent. La faute au durcissement du marché du travail et à une tension des rapports professionnels.

C'est une forme de violence insidieuse. Un mécanisme qui isole et détruit celui qui le subit. Lors d'une table ronde organisée, mardi 13 mai par le cabinet Technologia, spécialiste des risques psycho-sociaux,le harcèlement moral au travail était au centre des discussions. "Selon les résultats de l'enquête Sumer (surveillance médicale des expositions aux risques professionnels) réalisée par la Dares, 16% des salariés se disaient victimes de harcèlement en 2003 et 22% en 2012", explique Jean-Claude Delgennes de Technologia, en préambule de la rencontre.

Pression quotidienne

Des chiffres qui prouvent que malgré une reconnaissance juridique dans le Code du travail depuis 2002 et de nombreux travaux sur la question, celle-ci demeure d'une actualité brûlante. Car avec la crise économique, le climat s'est tendu. "Il faut produire encore et toujours et les entreprises sont dans une course au sureffectif, traquent la moindre dépense, le moindre excès pour s'alléger au maximum", poursuit Jean-Claude Delgennes. Cette pression quotidienne peut parfois entraîner des dérives et faire basculer certains salariés dans la spirale du harcèlement.
 
"Dans mon cabinet, je reçois de plus en plus de gens qui vont mal à cause du travail, explique Marie-France Hirigoyen, psychiatre et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Entre le durcissement des conditions de travail et des méthodes de management et la pression constante, les gens s'épuisent. D'autant que cette pression qui se double des injonctions permanentes de notre société sur la réussite et la performance et qui peut conduire à des dérives et des excès de pouvoir de certains managers."

Des modes managériales perverses

L'avocat Philippe Pataux, du cabinet Barthélémy, pointe également du doigt la responsabilité des nouvelles organisations du travail. "Aujourd'hui, les modes managériales changent tous les ans ou presque et sont devenues très transversales. Les champs d'autorité et de compétences des managers évoluent au gré des missions confiées et cette absence d'identification claire des fonctions cause de nombreux dysfonctionnements.

" Une structure à laquelle s'ajoute une forme d'isolement, qui maintient les victimes éventuelles dans la souffrance et la solitude. Pour Marie-France Hirigoyen, les entreprises doivent se montrer à l'écoute de leurs salariés. "Il faudrait tenir plus compte des petites plaintes quotidiennes, précise-t-elle. Cette écoute permettrait de faire remonter le mal-être et de ne pas attendre l'émergence de cas graves." Une prévention, obligatoire depuis la loi de 2002, mais qui ne fonctionnera que si elle intervient le plus tôt possible.


L'Entreprise L'Express .fr - Par



jeudi 8 mai 2014

Nicolas Namias va prendre la direction de la stratégie de Natixis

L’ex conseiller de Jean-Marc Ayrault pour le financement de l’économie, et fils de Robert Namias, la figure de TF1, va être nommé à la tête de la stratégie de Natixis, la banque de financement et d’investissement de BPCE.
Nicolas Namias va remplacer Anne Sallé-Mongauze à la tête de la stratégie de Natixis. - Gilles ROLLE/REA
Nicolas Namias va remplacer Anne Sallé-Mongauze à la tête de la stratégie de Natixis. - Gilles ROLLE/REA
Les transferts du public vers le privé se poursuivent dans la foulée du remaniement. Nicolas Namias, le conseiller de l’ex premier ministre Jean-Marc Ayrault pour le financement de l’économie, va prendre la direction de la stratégie de Natixis, la banque d’investissement de BPCE. Son arrivée est programmée pour l’été. Il devrait remplacer à ce poste Anne Sallé-Mongauze qui devrait endosser une responsabilité opérationnelle au sein du groupe.
 
Contacté, Natixis n’a pas souhaité faire de commentaire. Nicolas Namias, fils de Robert, l’ex figure de TF1, et frère de Fabien, à la tête d’Europe 1, n’est pas inconnu au sein du groupe. Durant près de quatre ans, de juillet 2008 à avril 2012, il a dirigé le pilotage et l’analyse de la performance de BPCE.
Issue de la même promo 2004 de l’ENA, Marguerite Bérard-Andrieu a rejoint le groupe mutualiste cette même année, en 2012 pour prendre la direction générale adjointe en charge de la stratégie.
 
Elle fut conseillère chargée des questions d’emploi et de protection sociale à la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy où elle a côtoyé François Pérol, le président du directoire de BPCE, puis fut directrice de cabinet de Xavier Bertrand au ministère du travail.
Écrit par Anne DRIF - Les Echos fr
Journaliste
 

mercredi 7 mai 2014

François Pérol (BPCE): "nous ne sommes pas encore en phase de reprise"

Le président du directoire de Banque Populaire Caisses d'Epargne était l'invité de BFM Business, ce mercredi 7 mai. Il a en particulier évoqué la conjoncture, l'épargne, le crédit mais aussi la taxe sur les transactions financières qui doit prochainement entrer en vigueur.
François Pérol était l'invité de BFM Business, ce mercredi 7 mai. (BFM Business)
 François Pérol était l'invité de BFM Business, ce mercredi 7 mai. (BFM Business)

François Hollande voit "un retournement économique" se profiler pour la seconde partie de son mandat. Invité ce mercredi 7 mai de Good Morning Business sur BFM Business, François Pérol,  le président du directoire de Banque Populaire Caisses d'Epargne (BPCE), n'a pas forcément partagé son avis sur la conjoncture.
 
Le banquier a également abordé le dossier de la taxe sur les transactions financières, qu'il désapprouve, ainsi qu' l'état actuel du crédit et de l'épargne.
 
La reprise n'est pas encore là       
 
Interrogé sur la conjoncture, François Pérol a déclaré que "ce que nous voyons c'est que l'économie française n'est pas en récession mais pas encore en phase de reprise". Il a cité le chiffre suivant: selon la BCE, seules 6% des PME ont demandé un crédit de trésorerie au 1er trimestre.

"Cela montre que leur activité n'est pas encore suffisamment dynamique et les perspectives de chiffre d'affaires pas encore suffisantes pour leur permettre d'aller de l'avant", a analysé le président du directoire de BPCE.
 
"Les banques prêtent"  
     
François Pérol a également fait un point sur l'état du crédit, expliquant que les encours progressent en France. "Les banques prêtent. Les taux de réponse aux demandes de crédit sont les plus élevés de la zone euro. Mais derrière, la demande n'est pas assez forte", a-t-il fait valoir. "La grande question est la confiance des entreprises et leur capacité à lancer des projets d'investissement et à embaucher".

Taxe sur les transactions financières: "un péage dans le désert"       
 
Pour le patron de BPCE, la taxe sur les transactions financières, sur laquelle un accord a été trouvé mardi 6 mai au niveau européen, va "à contresens de ce qu'il faut faire car les entreprises vont avoir besoin de se financer sur les marchés de capitaux et de dette".

"Si à Paris il faut payer une taxe supplémentaire, il va être plus difficile de faire ces activités", a-t-il averti. Avant de lancer: "nous taxons ce qui est le plus mobile, c'est ce que j'appelle le péage dans le désert".
 
L'emploi pour libérer l'épargne 
      
Evoquant les bas-de-laine des Français, François Pérol a affirmé que l'épargne est "un atout" pour le financement de l'économie française. En période d'incertitude économique, les Français ont tendance à mettre de côté. Ce qui fait dire au patron de BPCE que "ce qui libérera l'épargne, c'est l'augmentation de l'emploi".
 
J.M - BFMTV.com

mardi 6 mai 2014

Groupe BPCE : résultats du premier trimestre 2014

Groupe BPCE : résultats du premier trimestre 2014 
Solides performances commerciales et financières
  • Performances financières solides
    • Revenus des métiers coeurs[1]:
      #_ftn1
      de 5,5 milliards d'euros, + 3,7 %  par rapport au premier trimestre 2013
    • Résultat net part du groupe[2]:
      #_ftn2
      de 866 millions d'euros, + 16,1 % par rapport au premier trimestre 2013
  • Maintien d'un profil de risque faible
    • Coût du risque modéré à 29 points de base au premier trimestre 2014, contre 33 points de base au premier trimestre 2013 et 38 points de base au quatrième trimestre 2013
  • Renforcement significatif de la solvabilité au premier trimestre 2014
    • Ratio de Common Equity Tier 1[3]:
      #_ftn3
       : 10,8 %, soit  + 40 points de base par rapport au 31 décembre 2013
    • Ratio de solvabilité global3;[4]:
      #_ftn4
      : 13,8 %  soit + 40 points de base par rapport au 31 décembre 2013
  • Les banques du Groupe BPCE confirment leur rôle actif dans le financement de l'économie
    • Progression des encours de crédit : + 4,8 %[5]:
      #_ftn5
      sur un an
    • Accompagnement des TPE / PME : encours de crédit en hausse de 2,1 %[6]:
      #_ftn6
      sur un an
Le 6 mai 2014, le conseil de surveillance de BPCE, présidé par Stève Gentili, a examiné les comptes du groupe pour le premier trimestre 2014.
 
François Pérol, président du directoire, Groupe BPCE, a déclaré :
 
« L'élan commercial du groupe ne s'est pas démenti au premier trimestre, porté notamment par une progression significative des encours de crédit et d'épargne des réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne et par le dynamisme des métiers de l'épargne de Natixis, qui traduisent ainsi, trimestre après trimestre, le soutien de toutes les marques du Groupe BPCE à l'économie. Ce dynamisme s'accompagne d'un coût du risque qui reste modéré et d'un renforcement de nos résultats et de notre bilan, avec un résultat net trimestriel de 866 millions d'euros, en hausse de 16,1 % sur un an, et une solvabilité Common Equity Tier 1 Bâle 3 portée à 10,8 %. »
 
RÉSULTATS CONSOLIDÉS DU GROUPE BPCE DU PREMIER TRIMESTRE 2014
Le Groupe BPCE enregistre de solides performances commerciales et financières au premier
trimestre 2014, avec des revenus en hausse de 3,7 %, à 5,5 milliards d'euros, pour ses métiers coeurs et un résultat net part du groupe en progression significative (+ 16,1 % par rapport au premier trimestre 2013) à 866 millions d'euros.
 
Son coût du risque est modéré : 29 points de base au premier trimestre 2014, comparé à un niveau de 33 points de base au premier trimestre 2013 et de 38 points de base au quatrième trimestre 2013.
 
La solvabilité du Groupe BPCE est à nouveau renforcée avec un ratio de Common Equity Tier  1 Bâle 3 de 10,8 % au 31 mars 2014 et un ratio de solvabilité global Bâle 33 ;4de 13,8 %.
 
Le Groupe BPCE confirme encore son rôle d'acteur majeur du financement de l'économie avec une progression de ses encours de crédit aux TPE et PME de 2,1 %6 sur un an. Sur la même période, l'ensemble de ses encours de crédit augmente de 4,8 %.

La collecte d'épargne de bilan des deux réseaux (hors épargne centralisée) s'est, quant à elle, élevée à 27 milliards d'euros au premier trimestre 2014.
 
La restructuration du bilan du groupe, concernant principalement la GAPC et le Crédit Foncier, est en voie de finalisation avec le processus de fermeture de la GAPC engagé au premier trimestre 2014. Elle permet une meilleure utilisation des atouts du groupe au service de ses clients.
 
L'ensemble du Groupe BPCE poursuit la mise en oeuvre du plan stratégique 2014-2017 « Grandir autrement », un plan de développement et de transformation digitale des activités afin de répondre toujours mieux aux attentes et aux besoins des clients, tout en affirmant le caractère coopératif du groupe. Les performances commerciales et financières solides de ce premier trimestre 2014 positionnent favorablement la trajectoire de ce plan stratégique.
 
Résultats consolidés du premier trimestre 2014
Le produit net bancaire du Groupe BPCE atteint 5 853 millions d'euros, en hausse de 2,9 % par rapport au premier trimestre 2013.
 
Les frais de gestion du groupe s'élèvent à 3 977 millions d'euros ; ils sont stables par rapport au premier trimestre 2013 (+ 0,8 %). Les frais de gestion des métiers coeurs affichent une progression de 2,3 %, à 3 590 millions  d'euros. Le coefficient d'exploitation ressort à 67,9 % pour le groupe, en réduction de 1,4 point par rapport au premier trimestre 2013. Il est de 65,0 % pour les métiers coeurs, en réduction de 0,9 point par rapport au premier trimestre 2013.
 
Le résultat brut d'exploitation s'élève à 1 876 millions d'euros, en hausse de 7,5 % par rapport au premier trimestre 2013. La contribution des métiers coeurs du groupe atteint 1 932 millions d'euros, en hausse de 6,5 % par rapport au premier trimestre 2013.
 
Le coût du risque s'élève à 434 millions d'euros, en baisse de 10,5 % par rapport au premier trimestre 2013. En ce qui concerne les métiers coeurs, il est en baisse de 8,9 %, à 412 millions d'euros.
 
Le Groupe BPCE présente un profil de risque modéré, avec un coût moyen annuel de 29 points de base, en baisse de 9 points de base par rapport au quatrième trimestre 2013. Le taux d'encours douteux sur encours bruts reste à un niveau modéré (3,9 % au 31 mars 2014) et stable par rapport au 31 décembre 2013. Le taux de couverture des créances douteuses est élevé à 79,9 % au 31 mars 2014, il progresse de 1,7 point par rapport au 31 décembre 2013.
 
En Banque commerciale et Assurance, le coût du risque moyen annuel des deux réseaux reste stable, à 32 points de base depuis le troisième trimestre 2013. Au sein de la Banque commerciale et Assurance, le coût du risque du pôle Financement de l'Immobilier se normalise.

Le coût du risque des métiers coeurs de Natixis est en nette baisse, principalement dans la Banque de Grande Clientèle. Il ressort à 40 points de base, contre 56 au premier trimestre 2013 et 53 au quatrième trimestre 2013.
 
Le résultat net part du groupe s'inscrit en forte hausse de 16,6 % et ressort à 863 millions d'euros. Le résultat net des métiers coeurs progresse de 10,9 % et ressort à 927 millions d'euros au premier trimestre 2014.
 
Le ROE des métiers coeurs ressort à 10 %.
 
RÉSULTATS CONSOLIDÉS DU PREMIER TRIMESTRE 2014 DU GROUPE BPCE
 
Résultat pro forma
en millions d'euros
T1-14 T1-14 /
T1-13
Métiers coeurs*
T1-14
T1-14/
T1-13
Produit net bancaire** 5 853 + 2,9 % 5 522 + 3,7 %
Frais de gestion - 3 977 + 0,8 % - 3 590 + 2,3 %
Résultat brut d'exploitation**
Coefficient d'exploitation
1 876
67,9 %
+ 7,5 %
- 1,4 pt
1 932
65,0 %
+ 6,5 %
- 0,9 pt
Coût du risque - 434 - 10,5 % - 412 - 8,9%
Résultat avant impôt** 1 501 + 14,2 % 1 582 + 11,9  %
Résultat net part du groupe**
Impact en résultat de la réévaluation de la dette propre
866
-4
+ 16,1 %
_
_ _
Résultat net part du groupe 863 + 16,6 % 927 +10,9 %
ROE 6,7 % + 0,5 pt 10% _
 
Résultats pro forma du transfert de BPCE Assurances à Natixis et base de comparaison T1-13 pro forma du rachat (suivi de leur annulation) par les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne des certificats coopératifs d'investissement (CCI) détenus par Natixis.
 
*   Les métiers coeurs sont la Banque commerciale et Assurance (avec notamment les réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne ainsi que le Crédit Foncier, Banque Palatine et BPCE International et Outre-mer), la Banque de Grande Clientèle, l'Épargne et les Services Financiers Spécialisés (Natixis).
**      Hors réévaluation de la dette propre pour les résultats du groupe.

Zone Bourse

 

vendredi 2 mai 2014

Le don de RTT à un collègue dont l'enfant est malade autorisé par le Sénat

Le Parlement a définitivement autorisé, mercredi 30 avril, les salariés à donner anonymement une partie de leurs jours de repos à un collègue dont un enfant est très malade, le Sénat ayant adopté une proposition de loi UMP déjà votée à l'Assemblée.

Les sénateurs se sont prononcés pour ce texte, à l'exception de ceux du groupe CRC (Communiste, républicain et citoyen), qui ont voté contre car ils préfèrent une logique de « solidarité universelle », et des socialistes qui se sont abstenus, trouvant cette solution « pas satisfaisante sur le plan juridique ». L'Assemblée avait adopté la proposition de loi de Paul Salen en janvier 2012. M. Salen avait expliqué s'être inspiré d'un cas réel de solidarité survenu dans une entreprise de son département, la Loire.

« BESOIN DE SOLIDARITÉ ET D'ENTRAIDE »

Christophe Germain, un salarié de Badoit, avait bénéficié de cent soixante-dix jours de RTT donnés par ses collègues, grâce au feu vert de son entreprise, et avait pu rester en permanence au chevet de son fils de 11 ans, Mathys, atteint d'un cancer et hospitalisé à domicile jusqu'à sa mort, à la fin de décembre 2009. M. Germain a d'ailleurs assisté des tribunes au débat, accompagné de M. Salen.

La possibilité de donner des jours de repos à un collègue pour qu'il s'occupe de son enfant malade existe déjà dans des entreprises du secteur privé dans le cadre d'accords collectifs, mais elle n'est pas prévue dans le secteur public. « Ce texte est porté par une véritable attente au sein de la population, par un besoin de solidarité et d'entraide mutuelle », a souligné la rapporteuse, Catherine Deroche (UMP).

« PAS SATISFAISANT SUR LE PLAN JURIDIQUE 

« Comme vous, nous sommes au groupe CRC, convaincus qu'il faut mieux accompagner les familles », a répondu Dominique Watrin. Mais « votre proposition de loi présentée comme généreuse va épargner totalement les employeurs de leurs responsabilités et créer des situations d'injustice intolérables entre ceux qui pourront et ceux qui ne pourront pas collecter des jours de repos », a-t-il poursuivi pour expliquer le vote négatif de son groupe.

Jacky Le Menn (PS) a estimé pour sa part que « cette voie, remarquable sur le plan humain, n'est pas satisfaisante sur le plan juridique et n'est pas vraiment généralisable ».

« Il ne s'agit pas de briser les élans de solidarité », a souligné le ministre du travail, François Rebsamen. Mais il a émis de « fortes réserves » sur le texte, rappelant notamment que « les jours de repos répondent à un impératif de protection de la santé des salariés » et que « le congé n'est pas un capital ou un patrimoine ». Dans ces conditions, a-t-il poursuivi, le gouvernement s'en est remis « à la sagesse du Parlement ».


Le Monde.fr avec AFP