jeudi 31 juillet 2014

BPCE : bénéfice net 2T en hausse de 4,1%

BPCE a enregistré une hausse de 4,1% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 801 millions d'euros, et s'est dit "globalement en avance" sur ses objectifs 2017 en matière de synergies, dans un communiqué publié jeudi.

Le groupe bancaire, qui chapeaute les réseaux Caisse d'Epargne et Banque Populaire, affiche également sa solidité financière: son ratio de fonds propres "dur" (fonds propres mis en réserve rapportés aux crédits consentis) atteignait 11,1% au 30 juin, largement au-dessus des exigences réglementaires, contre 10,9% fin mars.

BPCE met en outre en avant le dynamisme commercial de ses réseaux, avec des encours de crédits en hausse de 5,6% sur un an. Il a aussi continué à déployer son plan stratégique 2014/2017 et estime être "globalement en avance" sur son plan de marche.
Fin juin, les synergies de revenus entre Banque Populaire, Caisse d'Epargne et sa filiale Natixis atteignaient 127 millions d'euros, sur un objectif de 870 millions. Les synergies de coûts s'élevaient à 110 millions d'euros, contre un but à atteindre de 900 millions.

Sur ses métiers récurrents, BPCE a enregistré une hausse de 2,9% de son bénéfice net, à 856 millions d'euros, ainsi qu'une croissance dans la même proportion de ses revenus.
Il est également parvenu à faire nettement baisser son coût du risque (provisions passées pour couvrir les risques d'impayés) de 12,9%.

"Les résultats du groupe pour ce trimestre, et pour le premier semestre 2014, sont solides: dynamisme commercial dans tous nos métiers stratégiques, maîtrise des charges et du coût du risque, progression de la rentabilité sont au rendez-vous", s'est félicité le président du directoire de BPCE, François Pérol, cité dans le communiqué.
 

mercredi 30 juillet 2014

Peut-on emmener ses enfants au travail pendant les vacances?

VIE DE BUREAU - Pas de nounou ni de colo, ce n’est pas une raison pour emmener les bambins au bureau…
 
Le code du travail.
Le code du travail. SIPA
Colorier le dossier «Stratégie marketing USA», faire la course dans l’open space ou jouer au docteur dans la salle des archives: les vacances au bureau avec papa ou maman, ça peut être marrant, mais ce n’est pas autorisé par la loi. «Le lieu de travail est fait pour travailler», rappelle maître Eric Rocheblave, avocat spécialiste en droit du travail au barreau de Montpellier.
 
Peu importe que la nounou se soit foulé la cheville, que la colonie à Noirmoutier ait été annulée au dernier moment et que les grands-parents soient partis se prélasser à Mykonos, les employeurs peuvent, et devraient selon maître Rocheblave, refuser strictement la présence d’enfants sur le lieu de travail.

Des sanctions à la clé

«Leur présence pose un problème de sécurité, en particulier lorsqu’il y a des machines, des outils ou des substances dangereuses dans l’entreprise, explique l’avocat. Cela peut aussi constituer des cas de travail dissimulé si l’on est tenté de demander un petit coup de main à son enfant.» Le risque pour les employeurs est donc grand de donner leur autorisation ponctuelle à la présence d’enfants dans les locaux. «Le salarié doit toujours demander l’accord de son employeur avant d’emmener son enfant», rappelle maître Rocheblave.
 
Seul l’allaitement constitue une exception dans la loi: une mère a le droit d’allaiter une heure par jour sur son lieu de travail, mais seulement s’il y existe un lieu adapté. «Cela n’arrive quasiment jamais», précise l’avocat.

Les salariés qui passeraient outre l’autorisation de leur employeur s’exposent à des sanctions, avertit maître Rocheblave, qui peuvent aller de l’avertissement au licenciement. Sans compter qu’ils peuvent aussi se mettre tous leurs collègues à dos si les bambins sont un peu trop remuants: «Les collègues peuvent tout à fait dénoncer le dérangement», assure l’avocat. La seule solution reste donc de poser des jours de congé ou de RTT si l’on n’a vraiment aucune solution de garde. L’âge où ils devront pointer chaque matin arrivera bien assez vite pour les bambins.

Audrey Chauvet - 20minutes.fr
 

lundi 21 juillet 2014

À la Bred, les faux comptes font les bons amis

Un ancien trader raconte dans un livre comment une fraude comptable a permis à deux dirigeants de s’enrichir. François Pérol, le président du groupe BPCE qui coiffe la Bred, lui doit peut-être sa réélection.
 
Lancer l'alerte ne garantit pas d'échapper aux flammes. C'est la triste histoire que narre l'ancien trader Jérôme Guiot-Dorel dans son récit intitulé Le Vaillant Petit Trader et sous-titré Conte éthique d'un lanceur d'alerte*. Il y retrace la folle expérience de Jean, un financier qui met au jour une fraude comptable de 250 millions d'euros. De quoi gonfler les bonus des deux dirigeants de sa banque.
 
Pressions, menaces et guerre psychologique avec ses patrons le broieront pendant deux ans. Difficile de croire à l'imagination sans limite de l'auteur, ancien salarié de la Bred, même s'il prévient que "Toute ressemblance avec des personnes ou situations existantes ne serait que fortuite."
Car cette "fiction" est son histoire et celle de la Bred. En 2010, alors responsable de la salle de marché, il alerte sa direction sur des opérations frauduleuses qui ont permis de gonfler artificiellement les bénéfices d'environ 50 millions par an pendant cinq ans.
 
Ses identifiants informatiques lui ont alors été subtilisés pour brouiller les comptes. Un tour de passe-passe comptable ne fait plus apparaître que les gains de certains placements financiers. Une "tambouille comptable" qui profite au directeur général de l'époque, Jean-Michel Laty, et à son directeur financier, Yves Jacquot, car leurs bonus gonflent avec les profits. Depuis 2005, le premier touche 0,4% des bénéfices, le second, 0,2%. La martingale démarre l'année suivante, en 2006, et durera cinq ans, jusqu'en 2010. Pour un bénéfice annuel qui, en moyenne, atteint 230 millions d'euros, leurs primes annuelles montent respectivement à 900.000 euros et 450.000 euros.
 
Un rapport interne de 2012
 
"Une enquête interne et nos commissaires aux comptes ont confirmé qu'il n'y avait rien d'illégal", objectent les directions du groupe BPCE et de sa principale filiale, la Bred. Pourtant, un rapport de l'inspection interne de 2012, dont le JDD s'est procuré une copie, accuse la banque. "Certains montants enregistrés dans le résultat ne correspondaient pas à une réelle création de valeur, peut-on y lire. L'inspection n'est pas en mesure de se prononcer sur la conformité de ces normes comptables." En clair, les enquêteurs de BPCE jugent les comptes de la Bred faux. Les commissaires aux comptes, eux, les ont validés. Mais du bout des lèvres.
 
"Les normes auraient pu être interprétées différemment, la comptabilité n'est pas une science exacte, bredouille un ancien auditeur de KPMG – premier groupe français de services dans les domaines de l'audit, de l'expertise comptable et du conseil – qui a planché sur le dossier chez BPCE. Il y a eu beaucoup de débats sur ces opérations. Mais nous avons respecté le jugement du client." Difficile de ne pas valider les comptes d'une grande banque française pour quelques opérations litigieuses.
 
KPMG est toujours leur commissaire aux comptes. Les administrateurs de la Bred, eux, n'ont pas tiqué. Ni le président Stève Gentili, toujours en poste et promu président de l'ensemble du groupe BPCE l'an passé. Ni le vice-président François Martineau qui, à la tête du comité des rémunérations, a validé les bonus des deux dirigeants de la Bred.
 
Pérol marchande sa réélection
 
Pour le président de BPCE, François Pérol, le rapport qui accable la Bred tombe à pic. À l'été 2012, il joue son renouvellement à la tête du groupe. Ses relations avec Stève Gentili, le président de la Bred, sont mauvaises. Pourtant, dans un échange de mails que le JDD s'est procuré, François Pérol lui écrit : "Tiens bon, il ne faut pas s'en préoccuper. Cela passera et ne restera pas. L'entreprise et ce que tu y as fait, cela restera."
 
Plusieurs sources proches de la banque estiment que François Pérol aurait marchandé sa réélection auprès des Banques populaires dont le leader n'est autre que le président de la Bred. L'affaire du trader passe à la trappe. "Subitement, il y a eu un accord entre eux", explique un témoin de l'époque.
 
"Ces histoires n'ont aucun rapport, assure l'entourage de François Pérol. C'est infondé et nous avons tourné la page." Pas la Bred. La banque verse chaque année 300.000 euros de retraite-chapeau à son ancien patron, Jean-Michel Laty. Et elle doit encore payer 1,1 million d'euros de bonus différés à ses deux anciens patrons d'ici à 2016. Elle devra aussi se défendre face au trader devant les prud'hommes en 2016 après avoir été condamnée, il y a un an, pour licenciement abusif.
 
*Le Vaillant Petit Trader, Éditions Lignes de Repères, 206 p., 17 euros.
 
Matthieu Pechberty - Le Journal du Dimanche
 
 

mercredi 9 juillet 2014

François Pérol futur président de la Fédération bancaire française

L'actuel président du directoire du groupe BPCE prendra ses fonctions le 1er septembre, succédant au directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé.
 
François Pérol, le patron de la BPCE. (c) Sipa
François Pérol, le patron de la BPCE. (c) Sipa
 
Le président du directoire du groupe BPCE, François Pérol, prendra la présidence de la Fédération bancaire française (FBF) le 1er septembre, succédant au directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, selon un communiqué publié mercredi 9 juillet.
 
François Pérol exercera cette fonction pendant un an.
 
Une règle non écrite veut que soient représentés, en alternance, les banques mutualistes et les établissements commerciaux à la tête de la fédération patronale du secteur bancaire.
 
Le PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, occupera le poste de vice-président de la FBF, tandis que Michel Lucas, président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, en restera le trésorier.
Créée en 2001, la Fédération bancaire française représente l'ensemble des banques françaises et étrangères ayant des activités en France.

Challenges.fr (Avec AFP)

mardi 8 juillet 2014

"Le syndicaliste n'est pas accepté au sein de l'entreprise"

INTERVIEW - Parmi les thèmes abordés dans la seconde journée de la Conférence sociale, mardi, celui de la modernisation du dialogue social est âprement débattu. Pour Philippe Louis, le patron de la CFTC interrogé par leJDD.fr, le sujet est l'occasion de parler de la discrimination syndicale. "Aujourd'hui, être syndiqué paraît honteux", regrette-t-il.



Philippe Louis
Philippe Louis est le président confédéral de la CFTC. (Maxppp)
                                                                                                                          
Le dialogue social est-il devenu une méthode de négociation inefficace?

Il permet au moins d'aborder les sujets qui fâchent, de parler de nos propositions. Nous avons des difficultés à discuter avec le Medef. Les patrons en veulent tellement. C'est pourquoi il est nécessaire de bénéficier d'un cadre, d'un espace de débat assaini.
 
Tous les partenaires sociaux, syndicats comme patrons, réclament une modernisation du dialogue social. Que faut-il changer?

Dans ce dossier, on parle beaucoup des seuils sociaux. A chaque fois qu'une entreprise passe de 9 à 10, de 19 à 20 ou de 49 à 50 salariés, elle doit payer plus de charges et se doter d'IRP (les instances représentatives du personnel, comme le Comité d'entreprise par exemple, Ndlr). Essayons de débloquer ces seuils qui coûtent chers à tout le monde et n'incitent pas à l'embauche. Ça peut certes coûter des millions d'euros, mais il faut créer des emplois. Il faut être pragmatique. Au-delà de ce sujet épineux, nous demandons aussi de mieux tenir compte du parcours militant.
 
En quoi cela consiste-t-il?

Dans les négociations de 2008 sur la représentativité syndicale, le sujet était déjà abordé au travers du thème de la "discrimination syndicale". Aujourd'hui en France, le syndicaliste n'est pas accepté au sein de l'entreprise. Tout le monde est couvert par une convention collective, mais personne ne veut se syndiquer. Ce n'est pas normal! On a monté un système où être syndiqué paraît honteux. Même le Medef a reconnu qu'il n'y avait pas assez de personnes syndiquées en France. «Les contestataires ont du mal à se faire entendre quand le réformisme est de mise.»
 
La CGT et Force ouvrière ont boycotté la seconde journée de cette Conférence sociale. Mardi matin, la FSU les a imités en quittant les tables rondes...

D'abord, le fait que la CGT et FO ne soient pas là ne veut pas dire que leurs propositions ne seront pas retenues. Ils ont tout de même participé aux réunions préparatoires. Ceci dit, leur boycott est contre-productif. Ils sont dans la posture. Les contestataires ont du mal à se faire entendre quand le réformisme est de mise. Le problème, c'est que ce type d'attitude brouille le message que nous voulons porter : le dialogue social est important pour faire entendre la voix des salariés.
  
Gaël Vaillant - le JDD.fr
 

lundi 7 juillet 2014

Ce que les syndicats ont obtenu depuis l'ère Hollande

Jean-Claude Mailly, patron de FO, Philippe Louis, de la CFTC, Laurent Berger de la CFDT et Thieery Lepaon de la CGT. Crédits photo : PATRICK KOVARIK/AFP
 
Tour d'horizon des mesures les plus emblématiques arrachées par les syndicats... et de ce qu'elles sont devenues. 
 
• Les contrats de travail à temps partiel encadrés. Le 11 janvier 2013, les partenaires sociaux se sont mis d'accord sur un texte de «sécurisation de l'emploi». En contrepartie d'une plus grande souplesse pour les entreprises en cas de difficultés économiques, les syndicats ont obtenu plusieurs mesures favorables aux salariés, dont l'encadrement du temps partiel. Le texte interdit les contrats de moins de 24 heures par semaine, sauf dans quelques cas particuliers - les étudiants de moins de 26 ans, les particuliers employeurs ou lorsque le salarié est d'accord. Des dérogations restent cependant possibles en cas d'accords de branche.
 
Ce que cette mesure est devenue : initialement applicable dès le 1er janvier 2014, la mise en œuvre de cette mesure a finalement été reportée au 30 juin dernier, le temps que les branches professionnelles signent des accords dérogatoires, comme le permet la loi. Surtout, le premier ministre a annoncé la semaine dernière qu'il souhaitait «compléter la législation sur le temps partiel, afin d'éviter tout risque juridique quand des contrats de moins de 24 heures par semaine sont établis avec l'accord individuel du salarié». De fait, de multiples solutions existeront pour contourner l'interdiction de principe de temps partiels de moins de 24 heures hebdomadaires.

• Le compte pénibilité. C'est le casus belli le plus grave pour les syndicats. Cette mesure, réclamée depuis des années par la CFDT, a finalement été adoptée dans le cadre de la réforme des retraites. Les salariés exerçant leur métier dans des conditions de travail pénibles pourront accumuler des points pour partir au maximum deux ans plus tôt à la retraite, se reconvertir ou travailler à temps partiel.

Ce que cette mesure est devenue : Manuel Valls a annoncé un report partiel du compte pénibilité de 2015 à 2016. Constatant que la mesure, qui effraie les entreprises par sa complexité, cristallise les tensions, Manuel Valls souhaite «aller plus loin dans la simplification du dispositif». Concrètement, seuls quatre critères de pénibilité sur dix, les plus faciles à cerner, donneront droit à des points dès 2015. «Un mauvais coup porté aux salariés qui sont exposés chaque jour à des situations pénibles», a tranché Laurent Berger, de la CFDT.

• Des droits rechargeables à l'assurance-chômage. C'est une mesure issue de la renégociation récente de la convention d'assurance-chômage. A l'issue de cette négociation, dont l'un des enjeux était de réduire le déficit de l'assurance-chômage, les partenaires sociaux se sont mis d'accord pour réduire légèrement les allocations, durcir le régime spécifique dont bénéficient les intermittents, mais aussi accorder des droits rechargeables aux chômeurs, comme le souhaitaient les syndicats. Il s'agit de permettre aux demandeurs d'emplois de conserver les droits au chômage pour lesquels ils ont cotisé lorsqu'ils retrouvent un emploi. Ils peuvent ainsi les réutiliser plus tard, s'ils se retrouvent à nouveau au chômage.

Ce que cette mesure est devenue : alors que les règles issues de la nouvelle convention d'assurance-chômage sont toutes entrées en vigueur le 1er juillet, les droits rechargeables attendront le 1er octobre. Le temps pour Pôle emploi, en charge de l'indemnisation des chômeurs, de s'adapter à ces nouvelles règles et de former ses agents.
 
• Le compte personnel de formation, la représentation des salariés dans les conseils d'administration des grandes entreprises, la complémentaire santé pour tous les salariés ou encore la surtaxation des contrats courts, également adoptées à l'initiative des syndicats, sont en revanche entrés en vigueur comme prévu, ou le seront bientôt (le compte personnel de formation naîtra le 1er janvier 2015 et la complémentaire santé devrait être obligatoire au 1er janvier 2016).

Par

jeudi 3 juillet 2014

Les conseils des banques sont-ils dans l'intérêt de leurs clients ?


La présentation de son rapport annuel par le pôle Assurance-Banque-Epargne, commun aux gendarmes de la Bourse, des banques et des assurances (AMF, ACPR), était l’occasion pour Deontofi.com d’interroger les responsables de ces autorités sur les organisations et incitations, mises en place par des banques et condamnées par les juges, qui biaisent les conseils de ces réseaux en conflit d’intérêt avec les épargnants et consommateurs de services financiers.   Suite...

Deontofi.com
La Lettre de la Déontologie Financière

http://deontofi.com
 

mercredi 2 juillet 2014

Emploi des séniors

La CFTC fait elle aussi part de ses propositions

Suite à l'intervention de François Rebsamen, ce lundi 23 juin, sur l'emploi des seniors, la CFTC approuve un certain nombre de points évoqués. Mais elle souhaite, elle aussi, faire part de certaines propositions qui n'ont pour l'instant pas été retenues dans la feuille de route proposée par le ministre du Travail.

La CFTC constate que le contrat de professionnalisation ne bénéficie pas aux seniors comme le démontre l'étude présentée par la DARES (du 23 juin 2014). En conséquence, elle est consciente, comme l'a annoncé le ministre du Travail, qu'il convient de l'aménager. Pour la CFTC, quels que soient les aménagements apportés, le contrat de professionnalisation doit déboucher, dans le cadre d'une reconversion uniquement, sur une formation qualifiante. De plus, ce contrat doit être articulé avec les formations dispensées notamment par l'AFPA, sachant que bon nombre de places sont disponibles, dès maintenant. Ces formations doivent correspondre à un emploi pérenne, de qualité et clairement identifié.

Pour la CFTC, le contrat de génération constitue également un bon outil en terme de maintien dans l'emploi des seniors et de transmission des compétences. Elle s'accorde avec le ministre du Travail pour le relancer. Dans le dispositif actuel, en l'absence de repreneur de nombreuses activités, notamment commerciales et artisanales, sont abandonnées chaque année. Le contrat de génération permet à un chef d'entreprise d'anticiper la transmission de son activité, par le recrutement d'un jeune âgé de moins de 30 ans. Afin de favoriser le maintien et le retour en emploi d'un senior, la CFTC demandera donc la suppression de cette condition liée à l'âge du repreneur.
 
Pour la CFTC, la GPEC doit être au centre de la question de l'emploi des seniors. Il faut aujourd'hui exploiter la GPEC sous l'angle « démarche compétences ». Il est nécessaire de mieux anticiper les évolutions des emplois, des compétences et des qualifications afin d'élaborer un référentiel des métiers, de construire une cartographie des compétences et d'identifier les métiers émergents.
 
L'accord GPEC peut également porter sur la qualification des catégories d'emplois menacés par les évolutions économiques ou technologiques. La CFTC proposera, entre autres, lors de la grande conférence sociale de juillet, de rendre obligatoire par voie d'accord ou plan d'action, la négociation GPEC sur les métiers susceptibles de disparaître afin d'accompagner l'émergence des métiers de demain.
 
Philippe Louis   -  Président confédéral   - Source : FLASHCOM CFTC