vendredi 29 mai 2015

Sarkozy cité comme témoin au procès Pérol

Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, à Rilleux-la-Pape le 21 mai 2015 (c) Afp
Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, à Rilleux-la-Pape le 21 mai 2015 (c) AFP

Paris (AFP) - L'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, va être cité comme témoin dans le procès de son ancien collaborateur à l'Elysée, François Pérol, jugé à partir du 22 juin à Paris pour prise illégale d'intérêts, a annoncé vendredi à l'AFP l'avocat de la CGT, partie civile.

L'ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, sera également cité par la CGT, a précisé Me Jérôme Karsenti, qui s'est refusé à tout autre commentaire. Le syndicat souhaite que les deux hommes soient questionnés à l'audience sur le rôle qu'ils ont joué dans la décision de nommer François Pérol en 2009 à la tête du groupe bancaire BPCE, né de la fusion entre la Banque populaire et la Caisse d'Epargne.

Nicolas Sarkozy et Claude Guéant ne sont toutefois pas tenus de répondre favorablement à une telle citation par une partie civile.

L'enquête a démontré que Nicolas Sarkozy avait réuni à l'Elysée le 21 février 2009 les patrons des deux banques, en présence de François Pérol lui-même et de son secrétaire général, Claude Guéant.
Il est reproché à François Pérol d'avoir accepté en février 2009 de prendre la tête du groupe BPCE, alors qu'il avait suivi le dossier à l'Elysée en tant que secrétaire général adjoint chargé de l'économie, sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Sa nomination avait suscité une vive polémique.

Lorsqu'il quitte ses fonctions, un fonctionnaire n'a pas le droit, dans un délai de trois ans, de travailler pour une entreprise qu'il a surveillée, avec laquelle il a conclu un contrat ou sur laquelle il a fait des propositions à l'autorité compétente. Peine maximale encourue pour François Pérol: deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.


mercredi 27 mai 2015

Burn out : comment s'en remettre et reprendre une activité professionnelle normale

Nouveau marronnier de la presse magazine et plus récemment sujet de débat à l'assemblée nationale pour le faire reconnaitre comme maladie professionnelle, le burn out est devenu en France le mal du travail en ce 21è siècle. Beaucoup se demandent comment le prévenir, d'autres comment sanctionner l'entreprise. Mais finalement le "comment s'en remettre" est assez peu évoqué. Petit vademecum à l'usage des salariés concernés par un burn out...


Beaucoup de médecins vous le diront, les personnes ayant vécu un burn out ie un épuisement durable diminuant vos capacités physiques et intellectuelles en raison d'un surmenage professionnel, sont parmi les plus susceptibles d'en reproduire un ou plusieurs dans leur trajectoire professionnelle. Ce constat incite à réfléchir sur le parcours post burn out et les erreurs commises par méconnaissance à la fois du salarié, de son médecin et de son employeur.
  • Le salarié est traité pour dépression et le médecin lui prescrit des antidépresseurs. Comme expliqué par le centre de la dépression http://www.centredeladepression.org/burnout/ , le burn out peut engendrer par suite d'une mauvaise prise en charge et d'un accompagnement inadapté une dépression mais ne doit en aucun cas être traité comme une dépression lors de sa survenance. En effet, les antidépresseurs aggravent les symptomes liés au burn out et ne sont efficaces qu'après 6 mois de traitement. Or, lorsque vous êtes victimes d'un burn out, ll y a urgence car vous pouvez avoir le besoin soudain de vous jeter sous une voiture pour échapper à la souffrance qui est la vôtre.

Règle n°1 : consulter un spécialiste et pas seulement votre médecin traitant lors de la survenance. Poursuivre une fois que l'état de santé s'améliore par une consultation de spécialiste en psychologie afin de travailler sur les causes de l'anxiété qui ont déclenché le burn out et les éléments de la "place de travail" qui l'ont favorisé. Les médecins du travail sont de bon conseil mais ne prescrivent pas d'arrêt de travail ni de traitement : il convient de les solliciter jusqu'à la rémission totale du burn out afin que cela soit traçable dans votre dossier médical. Si votre médecin traitant traduit votre récit par un arrêt de travail pour dépression avec anti-dépresseurs, c'est le signal qu'il n'a pas compris de quoi il retourne et qu'il faut en changer pour ce sujet. Un anxiolytique prescrit seul en premier recours donnera de bien meilleurs résultat
  • Le salarié revient dans son poste après un arrêt de travail et aucune modification n'est apportée à la situation de départ. C'est souvent le cas parce que ni l'employeur ni le salarié n'aborde le sujet de façon adéquate au travers d'une discussion saine et ouverte. Se sentant menacé ou contesté dans sa légitimité, le salarié redouble souvent d'efforts pour fermer la parenthèse et se met lui même en risque. L'employeur de bonne ou de mauvaise foi ignore qu'il est responsable pour apporter une solution soit par une mobilité, soit en repensant les contours du poste. 

Règle n°2 : reprendre le travail par un mi-temps thérapeutique d'un mois reconductible permet de poser un cadre plus faviorable à la discussion et d'identifier à tête reposée les éléments qui ont déclenché la survenance du burn out pour les corriger ou les faire disparaitre. Si votre employeur refuse toute discussion, c'est un signal qu'il n'a pas compris ce qui c'est passé et qu'il ignore sa responsabilité aux yeux du droit du travail. Le médecin du travail est généralement d'une aide précieuse pour être le médiateur dans la recherche de la solution. 

En cas de dialogue fermé et de climat dégradé, c'est le signal qu'il convient de solliciter l'aide d'un avocat pour établir le cadre des responsabilités.
  • Le salarié quitte l'entreprise après une négociation et se consacre avant tout à clore cette parenthèse douloureuse en recherchant une fonction identique dans un environnement similaire. Il s'expose ainsi inconsciemment aux mêmes cause ayant provoquées le burn out dans son poste précédent et à vivre un nouvel échec dont il sera plus difficile de se remettre.

Règle n°3 : vivre un burn out est une épreuve mais peut devenir l'origine d'un nouveau départ professionnel. En prenant le temps de l'analyse au travers d'un bilan de compétences ou d'un outplacement, le salarié avec un spécialiste de la carrière saura mieux comprendre ce qu'il doit s'épargner dans son futur poste et comment il peut réorienter sa trajectoire. Par exemple, en quittant le métier d'infirmière pour celui de coordinatrice des plannings à l'hôpital, le salarié peut conserver son savoir faire tout en changeant l'exposition au stress de son poste.
  • Le salarié se retrouve après la sortie de l'entreprise en position de demandeur d'emploi. Particulièrement conscient et affecté par son burn out, il fait vivre dans sa campagne de recherche et face aux recruteurs cette dimension d'anxiété liée aux exigences du futur poste. Avec en tête le leitmotiv "je ne veux plus jamais revivre çà", il peut poser des exigences de façon maladroites et se fermer la porte du retour à l'emploi. Il s'expose alors au risque du burn in, l'épuisement par absence de travail et aussi à entamer ses chances d'un retour à l'emploi rapide.

Règle n°4 : Retrouver un emploi après un burn out soldé par un départ de l'entreprise nécessite un véritable travail sur les valeurs auxquelles on tient et les aspects essentiels de votre mission professionnelle sur lesquels le salarié ne veut plus déroger. Le salarié doit faire adhérer à son idéal dans ses entretiens et non pas effrayer en évoquant l'enfer qu'il a vécu. Cette dimension du discours sera travaillé en amont avec un accompagnant issu de la filière du repositionnement professionnel. Ne pas hésiter à tester le discours avec son coach en outplacement, son consultant de l'Apec, son conseiller pôle emploi ou les bénévoles des associations de type AVARAP.

Le burn out est une épreuve difficile à vivre sur le moment et aussi dans les suites. Négliger la phase de travail sur soi, de mise en perspective et de réflexion sur la trajectoire est un facteur aggravant de survenance multiple. Pour s'en remettre et reprendre une activité professionnelle normale, il convient donc d'accepter que le burn out est survenu et que quelque chose à changer dans le rapport au travail. Il faut aussi considérer que le pire des burn out est sans doute celui qui ne survient pas et qui aura des conséquences irrémédiables sur l'intégrité physique de la personne. C'est une chance de vivre mieux sa carrière professionnelle et de consolider sa qualité et son espérance de vie.

samedi 23 mai 2015

BPCE: le procès Pérol fait monter la tension

François Pérol, président du directoire de BPCE, le 6 février.



Va-t-on vers un intérim à la tête de BPCE, l’une des plus grandes banques françaises ? Selon les informations du Monde, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a récemment demandé à François Pérol, le président du directoire de BPCE, de garantir une « gouvernance efficace » du groupe issu du mariage entre la Banque populaire et la Caisse d’épargne. Et ce, alors que se profile, fin juin, le procès pour « prise illégale d’intérêt » de l’ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Au vu de la situation, cela pourrait conduire à la nomination d’un dirigeant intérimaire, le temps du procès, même si François Pérol n’y est, à ce jour, pas prêt. Pas plus qu’il n’a voulu se fragiliser en démissionnant début février, lors de l’annonce de son renvoi en correctionnelle.

Un sujet éminemment sensible

Une réflexion gardée « secret-défense », y compris vis-à-vis des membres du conseil de surveillance du groupe, a cours au sommet de la banque, au sujet de l’organisation à adopter au cours des prochains mois.

Interrogée, la Banque de France a tenu à préciser que « le gouverneur de la Banque de France se préoccupe en permanence de la bonne gouvernance des groupes bancaires ». « Ce n’est pas une demande spécifique au groupe BCPE », ajoute la banque centrale.

Le sujet, de fait, est éminemment sensible. François Pérol doit comparaître devant le tribunal correctionnel les 22, 23 et 24 juin, pour « prise illégale d’intérêt ». Il lui est reproché d’avoir accepté, en février 2009,... L’accès à la totalité de l’article est protégé.

Par

vendredi 22 mai 2015

BPCE : démenti du Groupe suite à un article du Monde.fr

La BPCE annonce que M. Pierre Valentin, Président du Conseil de surveillance du Groupe, et M. François Pérol, Président du Directoire, démentent catégoriquement les allégations publiées aujourd'hui dans lemonde.fr

Ils démentent les informations selon lesquelles le Gouverneur de la Banque de France aurait demandé à François Pérol de ' garantir une gouvernance efficace du Groupe ' dans le contexte du procès relatif aux conditions de nomination de M. Pérol il y a six ans à la tête de la Caisse nationale des caisses d'épargne et de la Banque fédérale des banques populaires.

Ils démentent également qu'une quelconque réflexion sur la nomination d'un dirigeant intérimaire ait été étudiée au sein du groupe. M. Pérol a ainsi été renouvelé le 19 mai pour quatre ans à la présidence du conseil d'administration de Natixis, la grande filiale cotée du Groupe BPCE.

'Le Groupe BPCE regrette que Le Monde n'ait pas pris soin de l'appeler avant la publication de cet article et se réserve la possibilité d'y apporter des suites judiciaires eu égard à son caractère préjudiciable'.

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zonebourse.com/barons-bourse

Un intérim étudié à la tête de la BPCE

Vers un intérim à la tête de BPCE, l’une des plus grandes banques françaises ? Selon nos informations, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a demandé à François Pérol, le président du directoire de BPCE, de garantir une « gouvernance efficace » du groupe, alors que se profile le procès de l’ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy. Ce qui pourrait plaider pour la nomination d’un dirigeant intérimaire. Une réflexion est d’ailleurs en cours au sommet de la banque.

[Dans un communiqué commun, M. Pérol et Pierre Valentin, le président du conseil de surveillance de BPCE ont tenu, vendredi 22 mai en début de soirée, à « démentir catégoriquement » ces informations].

François Pérol, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy doit comparaître devant le tribunal correctionnel les 22, 23 et 24 juin, pour prise illégale d’intérêts. Il lui est reproché d’avoir accepté, en février 2009, de prendre la tête du groupe issu du mariage entre la Banque populaire et la Caisse d’épargne (BPCE), alors qu’il avait suivi le dossier à l’Elysée.

Les mots de Christian Noyer ont été soigneusement pesés. Le terme d’intérim n’a pas été prononcé par le gouverneur de la Banque, qui a fixé une obligation d’objectif et pas de moyens. Le gouverneur de la Banque a pour mission d’assurer la continuité et la stabilité des banques françaises, en lien désormais avec la Banque centrale européenne (BCE), superviseur des grandes banques européennes depuis novembre 2014.

Mais la situation, elle, plaide pour une telle option, qui serait en réalité la seule solution opérationnelle pour garantir le bon fonctionnement de la banque dans la période compliquée qui s’annonce.

Réflexion en cours

La décision de François Pérol de se maintenir à son poste afin de ne pas fragiliser ses positions, après l’annonce de son renvoi en correctionnelle, début février, a créé une situation délicate chez BPCE. Et ce, même si ce choix n’est pas contestable du point de vue du droit. Il en irait autrement si le numéro un de BPCE devait être condamné à l’issue du procès. Le dossier est déjà suivi de près par la BCE.

Dans ce contexte, toujours selon nos sources, une réflexion est en cours au sommet du groupe, et conduite dans le plus grand secret, pour définir la meilleure option. Rien n’est tranché.

L’un des obstacles serait de trouver la personne idoine, capable de gérer la marche du groupe au quotidien tandis que François Pérol se concentre sur la préparation de son prochain procès. Plusieurs noms sont avancés, dont ceux de Laurent Mignon (directeur général de la filiale Natixis), Anne Mercier-Gallay (directrice générale, chargée des ressources humaines) ou encore Daniel Karyotis (directeur général, chargé des finances, des risques et des opérations).

Anne Michel  
Journaliste au Monde 
lemonde.fr

CFTC BPCE Sa: Nouvelle défaite judiciaire pour F Pérol.

  • En ce jour de réunions au sommet à l’issue duquel de ronflants communiqués de presse ne manqueront pas de vanter à nouveau la cohésion régnant au sein des instances dirigeantes de BPCE SA en dépit de rumeurs sur une supposée instabilité momentanée de la gouvernance du Groupe, nouvelle petite ombre judiciaire au tableau : 
  •  
    • par une ordonnance de référé du tribunal de grande instance de Paris, rendue hier jeudi 21 mai, la société BPCE SA est déboutée de l’ensemble de ses demandes, condamnée aux dépens ainsi qu’à verser  à la fédération CFTC-Banques et à Philippe Malizia Délégué Syndical à la CFTC-BPCE SA une somme égale de trois mille euros au titre des frais dits irrépétibles.

BPCE SA a donc échoué à «démontrer la réalité du trouble manifestement illicite» qu’aurait selon elle constitué la publication, sur le blog de votre section syndicale CFTC-BPCE SA, d’un courrier de l’inspection du Travail ayant décrit des conditions de travail dégradées observées le 23 mars dans une partie du site Avant-Seine. BPCE SA avait au passage aussi tenté d’entraîner le juge sur le terrain d’éléments personnels qui auraient été ainsi publiés sur des salariés et sur le tort causé à la réputation de la maison : un argumentaire à ce point loufoque qu’on se demande encore comment et par qui François Pérol et notre direction des ressources humaines sont conseillés – tant en matière sociale qu’en matière juridique et comment ils ont pu mettre les pieds dans une telle galère.L'aveuglement anti-syndical a ses dangers !!
  • Ce mini-dossier est un modèle parmi d’autres des mésaventures judiciaires dans lesquelles notre employeur décidément semble toujours prêt à se lancer la fleur au bout du fusil - sans doute, parce qu’il s’autorise à puiser sans limite dans sa caisse ( la notre, le fruit de notre travail!) pour ce genre de causes où le simple bon sens devrait lui faire entrevoir qu’elles sont perdues d’avance.
Cerise sur le gâteau : dans sa rage à borner pour des motifs futiles, la liberté d’expression d’une organisation syndicale CFTC toujours explicite dans son rôle de défense des intérêts et de protection de la santé au travail, BPCE SA a aggravé son cas en assignant aussi la société Google en tant qu’hébergeur du bloc. Il fallait oser – Google France et Google Inc. (Etats-Unis) soi-même, excusez du peu ! Le juge a condamné BPCE SA à leur verser également quelques milliers d’euros… et assurément fourni à Google une décision de justice qui va permettre de freiner les ardeurs d’autres employeurs de bloggeurs syndicaux ! 


F Pérol souhaitait empêcher le Syndicat CFTC de BPCE Sa de faire son travail de défense des salariés, c'est encore raté, nous continuerons envers et contre tous à utiliser tous les moyens pour vous défendre et nous ne nous cacherons derrière une pseudo argumentation, prônant le dialogue, pour éviter de prendre des risques.

 www.cftcbpcesa.blogspot.fr/

jeudi 21 mai 2015

Le conseil de surveillance de BPCE renouvelé sur fond de tensions

Le conseil de surveillance de BPCE est renouvelé dans son entier pour la première fois depuis la création du groupe. Pierre Valentin, président non exécutif de la Caisse d’Epargne de Languedoc-Roussillon, doit en devenir le président.

Changements majeurs en vue pour le conseil de surveillance de Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE). Pour la première fois depuis la création du groupe en 2009, cette instance va être complètement renouvelée ce vendredi, pour une durée de 6 ans. 

Plusieurs dirigeants de caisses et de banques régionales vont y faire leur entrée. Les fédérations des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne vont présenter vendredi matin leurs noms devant l’assemblée générale du groupe, chargée de les approuver. Puis il reviendra au tout nouveau conseil de surveillance de BPCE de désigner son président, issu des Caisses d’Epargne.

Nouveaux venus au conseil de surveillance

L’élection du président se prépare toutefois en amont et, selon nos informations, la Fédération nationale des Caisses d’Epargne a tranché dès mercredi en faveur de Pierre Valentin, le président du conseil d’orientation et de surveillance (COS) de la Caisse d’Epargne de Languedoc-Roussillon. Une personnalité « discrète et non partisane », selon un responsable régional au sein du groupe BPCE.

Qui sont par ailleurs les nouveaux venus au conseil ? Selon nos informations, il s’agit, côté Ecureuil, d’Astrid Boos, présidente du COS de la caisse d’Alsace, de Françoise Lemalle, présidente du COS de la caisse Côte d’Azur, de Nicolas Plantrou, président du COS de la caisse de Normandie et de Stéphanie Paix, présidente du directoire de la caisse Rhône Alpes. Et côté Banque Populaire, de Michel Grass et André Joffre, présidents de la banque de Bourgogne Franche-Comté et de banque du Sud, et enfin d’Yves Gevin, directeur général de la banque Rives de Paris.

Opposition au sein du groupe mutualiste

Le renouvellement du conseil de surveillance intervient dans un moment particulier. François Pérol, le patron de BPCE, a été renvoyé en correctionnelle dans le cadre d’une enquête sur les conditions de sa nomination à la tête du groupe bancaire, après deux années passées à l’Elysée comme secrétaire général adjoint sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Son procès pour prise illégale d’intérêts se tiendra dans un mois, les 22, 24 et 25 juin.

Depuis ce renvoi en correctionnelle, une opposition à la direction actuelle se développe au sein du groupe mutualiste. Mardi, lors de l’assemblée générale de Natixis, filiale de BPCE, François Pérol a affirmé que cette affaire « n’avait pas de conséquence sur [sa]capacité à diriger le groupe ». Il a ajouté qu’il tirait sa légitimité « du vote du conseil de BPCE, de la confiance des actionnaires et des résultats obtenus » depuis son arrivée.
Véronique Chocron  lesechos.fr

mercredi 20 mai 2015

Natixis : le mandat de François Pérol renouvelé

Le président du conseil d'administration de Natixis, François Pérol, a été reconduit à ce poste par l'Assemblée générale des actionnaires pour une durée de quatre ans.

François Pérol, 51 ans, qui est aussi à la tête du groupe BPCE, maison-mère de Natixis, reste donc à la direction de la filiale, aux côtés de 14 autres administrateurs, et ce au moins jusqu'à l'Assemblée générale de mai 2019.


François Pérol est devenu président du conseil de surveillance de Natixis en mars 2009, et suite au changement de gouvernance du groupe, il avait investi le poste de président du conseil d'administration en avril de la même année.

François Pérol est par ailleurs poursuivi pour prise illégale d'intérêts pour son passage de l'Elysée à la tête du groupe bancaire BPCE en 2009. L'ouverture du procès a été fixée au 22 juin par la 32e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Il est poursuivi pour avoir accepté en février 2009 de prendre la tête du groupe issu du mariage entre la Banque populaire et la Caisse d'épargne (BPCE), alors qu'il avait suivi le dossier à l'Elysée en tant que secrétaire général adjoint en charge de l'économie, sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Sa nomination avait suscité une vive polémique.


lefigaro.fr

mardi 5 mai 2015

La banque du futur, un savant mélange de digital et d’humain

Pas moins du quart des interactions entre les banques et leurs clients se font désormais via le mobile, et principalement le smartphone, selon deux études du BCG.
Pas moins du quart des interactions entre les banques et leurs clients se font désormais via le mobile, et principalement le smartphone, selon deux études du BCG. (Crédits : reuters.com
Pour le Boston Consulting Group, la banque de demain doit être "bionique" et non un "pure player" de la banque en ligne. En devenant "bioniques", les banques pourraient améliorer leur rentabilité des capitaux propres de 8 à 10 points, estime le cabinet.

Après la main, l'œil, le pancréas bioniques, la banque bionique ? C'est en tout cas la vision qu'a le BCG (Boston Consulting Group) de la banque du futur, qui, selon le cabinet de conseil en stratégie, ne sera bien évidemment plus la banque "à la papa", avec passage obligé en agence pour un oui ou pour un non, mais qui ne sera pas davantage calquée sur le modèle des "pure players" de la banque en ligne. Ces derniers "ne représenteront sans doute qu'une faible partie du marché, en termes de PNB [produit net bancaire, l'équivalent du chiffre d'affaires ; Ndlr]. La banque du futur ne sera pas une banque désincarnée, accessible dans le cloud uniquement", affirme Axel Reinaud, directeur associé senior au BCG.

Pour le cabinet, les banques devront en réalité devenir bioniques, c'est-à-dire offrir le mélange adéquat entre technologies numériques et contact humain, afin de s'adapter à la révolution digitale, qui n'épargne aucun secteur d'activité, et surtout pas l'industrie bancaire. De fait, pas moins du quart des interactions entre les banques et leurs clients se font désormais via le mobile, et principalement le smartphone, selon deux études du BCG, menées auprès de 40 institutions financières et de 15 des plus grandes banques de détail au monde.

Une concurrence croissante des fintech et des géants du Web

Conséquence, dans nombre de marchés matures, les opérations bancaires effectuées en agence ont diminué de 3% par an, en moyenne, de 2004 à 2012. Face à cette mutation de la relation bancaire et à la montée en puissance de concurrents issus du Web ou spécialisés dans les technologies financières - les fameuses startups "fintech" -, les banques planchent toutes sur des stratégies de transformation digitale. Des stratégies qui, de façon générale et comme le proclame plus précisément le groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne), visent à allier "le meilleur du digital et le meilleur de l'humain."

Mais, jusqu'à présent, dans le cadre de leurs stratégies de transformation numérique, la plupart des établissements bancaires ont scindé leurs activités en deux grandes catégories. Avec, d'un côté, les opérations suffisamment basiques pour être réalisées par les clients eux-mêmes via les canaux digitaux, comme la consultation de leurs comptes ou le passage d'ordres de virements. Et, de l'autre côté, les opérations dites complexes, telles que la souscription d'un crédit immobilier ou la préparation de la retraite, qui nécessitent de consulter un conseiller bancaire.

Un coût par client inférieur de 29% aux concurrents
 
Pour le BCG, le mélange entre banque digitale et banque « humaine » doit être plus subtil.
"Le digital va permettre d'aller plus loin dans l'amélioration de l'expérience client, tant pour les produits et services simples que pour les plus complexes. L'idée de la banque bionique est d'investir dans l'humain lorsque cela est nécessaire (entrée en relation, conseil à valeur ajoutée, SAV (service après-vente), évènements de la vie) et d'offrir des outils digitaux au client pour le reste (transactions simples mais également simulateurs, constitution de dossiers, gestion des contrats, etc.)",
indique Axel Reinaud. Autrement dit, même au sein d'une opération aussi sophistiquée que la souscription d'un crédit immobilier, certaines étapes peuvent être digitalisées, afin de permettre au banquier de se consacrer sur son cœur de métier, à savoir le conseil au client.

Un conseil qui n'occupe souvent qu'une partie modeste d'un rendez-vous consacré à un crédit immobilier, le chargé de clientèle devant effectuer de nombreuses autres tâches, comme la simulation de prêt. Or cette simulation, le client peut fort bien l'effectuer lui-même via Internet, ce qui permet de gagner du temps lors du rendez-vous avec son conseiller. Tout comme il peut scanner lui-même les pièces justificatives demandées dans le cadre de ce prêt, et les adresser par courriel à sa banque, ce qui réduira les coûts de back-office de cette dernière. Selon le BCG, les banques en pointe dans le digital ont un coût par client inférieur de 29% à celui de concurrentes moins avancées dans leur transformation numérique. Et, en devenant "bioniques", les banques pourraient améliorer leur rentabilité des capitaux propres de 8 à 10 points, estime le cabinet.

baisse de la satisfaction des clients

Mais si davantage de tâches incombent au client, quid de l'évolution des effectifs des agences bancaires ?
"La baisse importante de la charge de travail dans les agences, qui résultera des gains de productivité liés au digital, ne signifie pas que les effectifs diminueront dans les mêmes proportions. Le temps de travail ainsi libéré pourrait, au moins en partie, être réaffecté à la relation-client",
nuance Axel Reinaud. Ce qui ne sera pas du luxe, le taux de satisfaction des clients des banques de détail ayant fléchi de 1% environ partout dans le monde en 2014, pour la deuxième année consécutive, d'après le World Retail Banking Report publié par Capgemini et l'Efma. Un mécontentement qui provient notamment du fait que les clients ne retrouvent pas chez les banques l'instantanéité et la qualité de service auxquels les ont accoutumés Amazon et autres grands noms de l'Internet.

Une dizaine d'années avant l'émergence de banques bioniques
"La banque traditionnelle était construite autour des produits et des canaux permettant de commercialiser ces produits. La banque du futur est structurée autour des clients et des données relatives à ces derniers. La bataille pour la banque du futur se fera autour de la capacité à gérer ces masses très importantes de données avec des technologies big data [traitement et analyse d'énormes masses de données ; Ndlr]",
prévient Axel Reinaud. Un travail de titan en perspective pour des banques qui doivent composer avec l'héritage de systèmes informatiques datant des années 1970, sur lesquels il convient de greffer des outils de gestion des données ultra-pointus, "à la Google." Ce qui fait dire à Axel Reinaud que "la banque bionique n'apparaîtra pas du jour au lendemain, cinq à dix années seront nécessaires." A noter que la Polonaise mBank, qui permet à ses clients de souscrire un crédit via leur smartphone en quelques secondes, tout en revendiquant un réseau de 160 agences environ, semble avoir une longueur d'avance dans la course à la banque bionique.


Christine Lejoux - Latribune.fr/entreprises-finance
 

samedi 2 mai 2015

Après la fusion, la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne dresse son premier bilan

Après la fusion, la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne dresse son premier bilan
Photo : DR

A Metz, Thierry Cahn et Dominique Wein dressent un bilan de l'activité de l'année 2014 et présentent les perspectives d'évolutions de la nouvelle Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne.

Dans un contexte économique difficile où le marché automobile est au ralenti, le marché immobilier extrêmement perturbé et le niveau de consommation des particuliers assez faible, la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC)  enregistre toutefois de "bons résultats", selon ses dirigeants. En effet, son ratio de solvabilité s’élève à 17%, soit deux fois le niveau requis par le régulateur bancaire européen, et figure parmi les meilleurs ratios de France.

A noter que l’année 2014 a été marquée par la fusion de la Banque Populaire Lorraine Champagne et de la Banque Populaire d’Alsace, donnant ainsi naissance à la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne. Cette fusion a évidemment engendré des coûts. Mais selon Thierry Cahn et Dominique Wein, respectivement Président et Directeur Général de la BPALC, "cette fusion est un véritable investissement et non une dépense".

Le leitmotiv de la BPALC demeure la "proximité", que ce soit avec les particuliers, les professionnels ou encore les sociétaires. "Grâce à cette fusion, nous allons pouvoir être davantage présents en région en maintenant le réseau d'agences dans les villes et dans les zones rurales", déclare Thierry Cahn. 

"Pas de départ contraint" pour le personnel lors de la fusion 

La densité du réseau physique de la BPALC est importante. Ce sont pas moins de 272 agences qui couvrent l'ensemble du territoire. "Nous continuerons à ouvrir des agences, nous ferons des transferts, nous engagerons des rénovations. Nous resterons résolument une banque de proximité car les clients auront toujours besoin de pousser la porte d'une agence", rassure Dominique Wein.

Suite à la fusion, il y aura forcément des "doublons" au sein des services centraux de la BPALC. "Il n'y aura aucun départ contraint, aucun licenciement. Entre 2015 et 2017, on prévoit entre 150 et 250 départs naturels", déclare M. Wein.

En parallèle, la BPALC s'est engagée à créer une cinquantaine de postes supplémentaires. Une trentaine de postes a d'ores et déjà été créee en Alsace et encore une vingtaine est à prévoir. 

Revendiquant sa qualité de structure bancaire et non adminstrative, la BPALC certifie qu'il n'y a "aucun lien" entre sa fusion et celle des régions Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne prévue par le gouvernement qui va entrer en vigueur le 1er janvier 2016. "Nous avons fusionné pour des motifs bancaires et réglementaires, et pour mieux répondre aux besoins de nos clients", confirme Dominique Wein avant d'ajouter que "la décision de fusionner avait été prise bien avant que surgisse la réforme territoriale" a-t-il estimé ce jeudi avant la tenue le soir même d'une assemblée générale à Metz (Moselle).

La rédaction LORACTU.FR