jeudi 30 juillet 2015

BPCE fête ses six ans : bons résultats et incertitudes sur la gouvernance au menu

Le mandat de François Pérol à la tête de BPCE court jusqu'en 2017.
Le mandat de François Pérol à la tête de BPCE court jusqu'en 2017. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)


Le bénéfice net part du groupe a augmenté de près de 10%, au premier semestre, à 1,9 milliard d’euros. 
 
« Vous avez fait le job. » S'il y a bien quelque chose que le ministère public avait concédé à François Pérol, lors de son procès pour prise illégale d'intérêts le mois dernier, c'est la qualité de son travail à la tête de BPCE. De fait, le groupe Banque Populaire Caisse d'Epargne, qui fête ses six ans ce mois-ci et que François Pérol préside depuis juillet 2009, se porte bien.

 En témoignent les résultats semestriels publiés ce jeudi 30 juillet. Au cours des six premiers mois de l'année, BPCE a vu son produit net bancaire (PNB, l'équivalent du chiffre d'affaires) progresser de 6,7%, à 12,1 milliards d'euros.

Une hausse liée à la bonne dynamique commerciale de l'ensemble des métiers du groupe, qu'il s'agisse de Natixis, la filiale cotée de banque d'investissement et de financement, ou des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne. Au sein de ces deux réseaux de banque de proximité, l'encours d'épargne a grimpé de 4,7%, à 618 milliards d'euros, et l'encours de crédits a crû de 2,7%, à 384 milliards.

Un bilan renforcé

Parallèlement, les coûts ont été bien maîtrisés, qui ont progressé de 2,7% seulement au premier semestre, à 8 milliards d'euros, et le coût du risque (provisions pour risque d'impayés) a diminué de 8 points de base (au deuxième trimestre). D'où un effet de ciseau positif sur les résultats du groupe, dont le bénéfice net part du groupe a augmenté de près de 10%, au premier semestre, à 1,9 milliard d'euros.

Conséquence, le bilan de BPCE s'est encore renforcé, avec un ratio de fonds propres « dur » (capital et bénéfices mis en réserve, rapportés aux crédits consentis) de 12,4% au 30 juin, contre 12,2% à la fin du premier trimestre. Dans le même intervalle, le ratio de levier a crû de 20 points de base, à 4,8%. Enfin, à 166 milliards d'euros, les réserves de liquidité de BPCE représentent 170% des besoins de refinancement à court terme du groupe bancaire.

Incertitude sur la gouvernance

« Ces résultats sont très satisfaisants et confortent la trajectoire financière établie dans le cadre de notre plan stratégique 2014/2017 », a estimé François Pérol, lors d'une conférence téléphonique. Pour mémoire, ce plan table sur des revenus des métiers cœurs de BPCE (banque commerciale et assurance, banque de grande clientèle, épargne et services financiers spécialisés) de 23 milliards d'euros au moins en 2017, pour un bénéfice net part du groupe supérieur ou égal à 4 milliards.

Mais 2017, c'est également l'année au cours de laquelle prendra fin le mandat de François Pérol à la tête de BPCE. A moins que cela ne survienne plus tôt, peut-être, si le dirigeant écope d'une condamnation, le 24 septembre prochain, dans le cadre de son procès pour prise illégale d'intérêts. 

Lors de la dernière journée d'audience, le 2 juillet, après la requête du ministère public d'une condamnation à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 30.000 euros, Maître Cornut-Gentille, l'avocat de François Pérol, avait souligné combien pareille issue hypothéquerait l'avenir de son client à la tête de BPCE. La BCE (Banque centrale européenne), le nouveau superviseur du secteur bancaire européen, est en effet très soucieuse des questions d'honorabilité des dirigeants.

Christine Lejoux - La Tribune

BPCE profite de la dynamique de ses réseaux

Le réseau Caisse d’épargne affiche un résultat avant impôt de 518 millions d’euros, 
en hausse de 15,9 %au deuxième trimestre.
 Le groupe mutualiste confirme la reprise de la production de crédits aux entreprises.

François Pérol ne s’est pas attardé sur ses ennuis judiciaires lors de la présentation des résultats trimestriels du groupe Banque Populaire Caisses d’Epargne (BPCE) jeudi soir.

Le président du directoire de la banque s’est plutôt félicité de résultats jugés « très satisfaisants » et qui « confortent le groupe dans sa trajectoire stratégique  ». La banque mutualiste a vu ses revenus augmenter de 3,5 %, à 5,939 milliards d’euros, pour un bénéficie net en hausse de 24,9%, à 1,053 milliards d’euros. Elle a aussi renforcé sa solidité : son ratio de fonds propres « durs » (CET1) atteint 12,4% à fin juin, en hausse de 0,20 points depuis fin mars. 

Des éléments exceptionnels expliquent pour partie cette performance. Hors la cession de 13,65% du promoteur immobilier Nexity, qui a gonflé les résultats de quelques 109 millions d’euros, et autres éléments exceptionnels, la progression des bénéfices net du groupe mutualiste atteint 2,5%, à 886 millions d’euros. 

Il n’empêche qu’entre avril et juin, BPCE, qui a un poids significatif sur le marché de banque de détail en France, a bénéficié d’une hausse de ses encours de crédits de 2,7 % sur un an. Au deuxième trimestre, les Banques populaires ont vu leur résultat avant impôts progresser de 9,9 %, à 440 millions d’euros. Tandis que le réseau Caisse d’épargne affiche un résultat avant impôt de 518 millions d’euros, en hausse de 15,9 %.

Natixis en forme

Les réseaux de BPCE ont aussi été le témoin d’une reprise de la demande de crédit des entreprises. Depuis janvier, la production de ces prêts a augmenté de respectivement 10% et 21% au sein des réseaux Banque Populaires et Caisse d’Epargne. « L’activité économique est un peu meilleure. Mais je ne crois pas que les fragilités structurelles de l’économie françaises soient corrigées », a tempéré François Pérol. Ce dernier a confirmé la trajectoire stratégique de BPCE, tout en précisant que le contexte de taux faibles et les cotisations versées aux régulateurs, notamment dans le cadre de la mise en place du fonds de résolution unique, auraient un impact négatif sur celui-ci.

La filiale de banque de financement et d’investissement du groupe, Natixis, a aussi dopé les résultats du groupe. Au deuxième trimestre, celle-ci affiche un bénéfice net de 450 millions d’euros, en hausse de 30%, pour un produit net bancaire ressort en progression de 7% à 2,175 milliards d’euros.

«  Les revenus et la rentabilité de nos métiers coeurs sont en progression et la part de notre activité à l’international s’intensifie », a souligné son directeur général Laurent Mignon. Entre avril et juin, Natixis a notamment bénéficié de la dynamique du marché action et de sa forte collecte dans ses activités de gestion d’actifs.
Sharon Wajsbrot - Les Echos.fr

vendredi 24 juillet 2015

Retirer de l'argent à l'étranger, ça coûte cher !

Un distributeur de billets de la Banque Accord
DR - Oney Banque Accord
" Retirer de l’argent à l’étranger, ça coûte cher ! » : voilà une réflexion des plus courantes, surtout dans cette période estivale, synonyme de voyages hors des frontières pour un certain nombre de vacanciers français. Mais encore une fois, cette allégation n'est plus systématiquement vraie et dépend du pays visité. Suite de notre série d’été consacrée aux clichés sur l’argent.

En préparant votre futur voyage à l’étranger, vous vous dites, comme beaucoup, que les retraits aux distributeurs que vous serez amené à y faire vont vous coûter cher en frais divers et variés. Bonne nouvelle : cet a priori est complètement faux… pour au moins 19 destinations, en l’occurrence les pays de la zone euro (1)

En effet, depuis 2002 et l’adoption de la monnaie unique, l’Europe interdit de différencier la tarification entre les pays de la zone. En clair, que l’on se trouve en Espagne, en Finlande ou à Chypre, les retraits au DAB (distributeur automatique de billets) seront tarifés de la même manière qu’en France : généralement gratuits dans la limite de quelques retraits par mois lorsqu’ils sont réalisés hors du réseau de votre banque (ce qui sera systématiquement le cas à l'étranger), et autour de 1 euro au-delà de cette limite.

France et zone euro, même tarif !

Pour les pays membres de l’Union Européenne, mais hors zone euro cette fois-ci, les choses sont déjà un peu moins simples. Pourtant, sur son site lesclesdelabanque, la FBF (Fédération bancaire française) indique : « un règlement européen impose que la tarification des retraits effectués dans des distributeurs situés dans les autres pays de l'Union européenne (et non pas seulement ceux de la zone euro) soient soumis aux mêmes conditions tarifaires (hors les frais de change) que ceux effectués en France. » 

Cependant, la plupart des grilles tarifaires des banques françaises font clairement un distinguo selon l’appartenance ou non à la zone euro… Le règlement européen n°924/2009 apporte un élément de réponse en indiquant que « tous les États membres n’appartenant pas à la zone euro ont la possibilité d’étendre le champ d’application de ce règlement pour que les paiements en euros soient soumis aux mêmes frais que les paiements effectués dans la monnaie nationale. » Et en mentionnant explicitement une extension au Leu roumain ainsi qu’à la Couronne suédoise.

5,50 euros pour en retirer 100

Quoiqu’il en soit, que l’on se trouve dans l’Union Européenne ou pas, le retrait au distributeur d’une monnaie nationale donne lieu à des frais de change. La conversion du montant retiré dans la devise étrangère vers son équivalent en euros étant assurée par le Centre international Mastercard ou Visa (suivant sa carte), aux conditions de change de chaque réseau bancaire. « Dans les pays n’appartenant pas à l’Union Européenne, votre retrait, là encore, donne lieu à une opération de change et la législation, dans ce cas, n’interdit pas aux banques de répercuter leur coût de traitement spécifique, » explique la FBF sur son site pour le grand public.

Traduction : toutes les banques facturent alors une commission de retrait ! Cette dernière se compose le plus souvent d’une part fixe et d’une part variable (un pourcentage du montant retiré). Au 1er juillet 2015, notre relevé des tarifs bancaires aboutit à un coût moyen de 5,50 euros pour un retrait de 100 euros hors zone euro. La partie fixe allant de 0 (dans plusieurs banques en ligne telles que Bforbank, Boursorama banque, ING Direct ou Fortuneo) à 5,09 euros au Crédit Agricole Val de France. La part variable quant à elle oscillant entre 1% et 3,50%.


Il est à noter que ces commissions de retrait peuvent être incluses dans les cotisations annuelles de cartes de crédit très haut de gamme. Des tarifs différents peuvent aussi être pratiqués par certaines banques et certaines zones géographiques. C’est le cas notamment en Suisse pour certains établissements intervenant en zone frontalière ou dans les banques internationales pour des retraits dans des DAB d’une filiale ou d’une banque partenaire.

Des frais au plus juste : grouper les retraits et privilégier les paiements par carte

En raison de la part fixe des commissions de retrait pratiquées par les banques, on peut parvenir à minimiser ces frais en privilégiant des retraits importants. Dans la limite toutefois des maxima que fixent certaines enseignes.

Lorsque cela est possible, les paiements par carte à l’étranger sont préférables, car les commissions pratiquées sont généralement moins onéreuses. En effet, si la part variable de cette commission est le plus souvent identique à celle d’un retrait, le montant fixe est généralement moindre ou inexistant.

(1) La zone euro est composée au 1er janvier 2015 des 19 pays qui ont adopté l’euro comme monnaie unique : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays Bas, Portugal, Slovénie, Chypre, Malte, Slovaquie, Lettonie. L'Union européenne (UE), elle, comprend 28 membres, soit 9 pays de plus que la zone euro : Bulgarie, Croatie, République tchèque, Danemark, Hongrie, Pologne, Roumanie, Suède, Royaume-Uni.

Par Philippe GUILBERT - cbanque.com

vendredi 17 juillet 2015

Congé maternité : vos droits, quand le poser & comment calculer sa durée ?

Félicitations, vous êtes enceinte ! Vous vous interrogez sur vos droits concernant le congé maternité, sa durée ou encore le montant de la rémunération que vous allez percevoir ?
 
Enceinte, à quelle protection ais-je droit ? 

Le Code du travail protège la femme enceinte et son futur enfant tout au long de la grossesse. Si vous travaillez habituellement ou occasionnellement de nuit, ou effectuez des travaux dangereux, vous pouvez être affectée à un poste de jour adapté. Si votre état de santé est précaire ou incompatible avec votre poste, vous pouvez travailler temporairement dans un autre service. Mais tout ceci ne vaut que si vous décidez de révéler votre grossesse à votre employeur !

Quand dois-je révéler ma grossesse ?

Dans l'idéal le plus tôt possible. Tout d'abord, cela vous permet de bénéficier du dispositif de protection prévu par le Code du travail, qui interdit toute discrimination ou sanction qui pourrait être liée à votre état de grossesse. Ensuite, votre employeur pourra alléger vos tâches quotidiennes et organiser à l'avance le fonctionnement du service pendant votre congé maternité. Quant à vos collègues, ils seront plus compréhensifs et attentionnés à votre égard.

Puis-je bénéficier d'un aménagement d'horaire ? 

En dehors de la situation du travail de nuit, la femme enceinte ne bénéficie pas de droits particuliers concernant ses horaires de travail. Dans les faits, l'employeur fait généralement preuve de souplesse. Consultez toutefois votre convention collective, car elle peut réduire votre temps de travail quotidien sans perte de salaire. Enfin, sachez que vous bénéficiez d'une autorisation d'absence pour vous rendre aux consultations de suivi de la grossesse. Cela n'engendrera pas de diminution de salaire.

A quelles conditions ais-je droit au congé de maternité ?

Le congé maternité rémunéré est ouvert à toutes les femmes enceintes, sans condition d'ancienneté. La durée de votre congé, avant et après l'accouchement, varie en fonction du nombre d'enfant que vous attendez et de ceux déjà à votre charge. Au minimum, vous avez droit à 6 semaines avant la naissance, et à 10 semaines après celle-ci. Votre convention collective peut vous accorder des avantages supplémentaires : consultez-là !

Ce qu'il faut retenir : 

Salariée enceinte, votre emploi et votre santé sont protégés. Vous bénéficiez d'un congé maternité sans condition. Votre convention collective peut prévoir des avantages supplémentaires.

mardi 7 juillet 2015

FBF : Frédéric Oudea succède à François Pérol

Frédéric Oudéa prendra la tête de la Fédération bancaire française le 1er septembre pour un an, succédant à François Pérol.

Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA , devient vice-président de la FBF et Michel Lucas, président de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, reste trésorier, précise la fédération dans un communiqué.

François Pérol, président du directoire du Groupe BPCE, demeure membre du comité exécutif de la FBF, aux côtés de Jean-Laurent Bonnafé, administrateur-directeur général de BNP Paribas, et de Rémy Weber, président du directoire de la Banque Postale (au titre de représentant de l'AFB).

La FBF, créée en 2001, représente l'ensemble des banques françaises et étrangères qui exercent leur activité en France.

jeudi 2 juillet 2015

Prise illégale d'intérêt: sévère réquisition contre François Pérol, patron de la BPCE

François Pérol lors de la présentation des résultats du groupe bancaire BPCE, le 19 février 2015 à Paris.
François Pérol lors de la présentation des résultats du groupe bancaire BPCE, le 19 février 2015 à Paris.
afp.com/Bertrand Guay


François Pérol, président du groupe bancaire BPCE, "savait qu'il y avait un risque" en acceptant de diriger une entreprise dont il avait piloté la création depuis l'Elysée, selon la procureure du parquet national financier. 

Deux ans de prison avec sursis, 30 000 euros d'amende et une "interdiction définitive d'exercer toute fonction publique". La procureure du parquet national financier Ulrika Weiss s'est montrée extrêmement sévère ce jeudi pour l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, François Pérol. Il était jugé pour prise illégale d'intérêt après avoir pris en 2009 la tête du groupe issu du mariage entre la Banque populaire et la Caisse d'épargne. Il lui est reproché d'avoir accepté ce poste alors qu'il avait suivi la fusion des deux banques à l'Élysée "en donnant des avis ou en proposant des décisions aux autorités compétentes". 

Un projet piloté par le président Sarkozy

Dans ses réquisitions, la procureure a estimé qu'il ne faisait aucun doute que le projet a bien été piloté par le président Sarkozy et que son conseiller économique, François Pérol, a "participé à l'ensemble des décisions prises par le chef de l'État". Initié en 2006, le projet de rapprochement des deux banques peinait à voir le jour jusqu'à ce que les pouvoirs publics s'en saisissent dans le contexte de la crise financière mondiale, les comptes des entreprises étant plombés par de lourdes pertes. "Les pertes de leur filiale Natixis et un possible risque systémique de contagion aux autres établissements bancaires et financiers" a justifié la "gestion élyséenne" du dossier, a expliqué Ulrika Weiss. 

Durant le procès, François Pérol a affirmé n'avoir joué qu'un rôle "d'information" sur le projet de fusion auprès de Nicolas Sarkozy qui aurait lui-même suivi de loin ce dossier, étant pris par le règlement de la crise financière qui menaçait le secteur bancaire français. "Il faut se méfier des apparences trompeuses", a expliqué son avocat Me Pierre Cornut-Gentille, en fustigeant "les effets de loupe" d'un dossier "vide de preuves" sur lequel "ne peut se fonder une condamnation". Il a réclamé la relaxe de son client. "Le sort d'une condamnation serait considérable", a-t-il ajouté en laissant entendre que son client pourrait ne pas rester à son poste si "son honorabilité" était mise en cause.

François Pérol savait "qu'il y avait un risque"

Mais pour la procureure, "la vérité des faits, c'est que M. Pérol organisait, et présidait" les réunions et "validait explicitement ou de facto les décisions techniques définies par les différents services de la Banque de France et de Bercy, après une séance de concertation", a-t-elle ajouté en comptabilisant 39 réunions à l'Élysée. "Le président et son principal collaborateur ont fait le job" pour que la catastrophe n'arrive pas. Mais il aurait fallu que François Pérol s'arrête là, en déclinant la proposition du chef de l'État de prendre la tête du nouveau groupe, a-t-elle estimé. Évoquant la question déontologique posée par cette nomination, la magistrate a estimé que François Pérol savait "qu'il y avait un risque". "Vous l'avez pris et donc parfaitement assumé, a-t-elle lancé. 

"Il nous appartient donc d'affirmer la responsabilité de celui qui a transgressé la valeur fondamentale (...) qui est l'impartialité de celui qui agit dans la sphère publique au nom de l'intérêt de l'Etat", a affirmé la représentante du ministère public, oeuvrant au "réarmement moral" de notre société. Elle a en effet relevé "le facteur aggravant" que constituait à ses yeux "le niveau de responsabilité auquel le prévenu exerçait ses fonctions". 

Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 24 septembre.
 Par LEXPRESS.fr avec AFP ,

mercredi 1 juillet 2015

Procès BPCE: François Pérol rappelé à son devoir d'exemplarité

L’audition de Claude Guéant a été comme une bombe à fragmentation dans le procès. Pourtant, François Pérol s’est accroché jusqu’au bout à son impossible ligne de défense, celui d’un simple porteur d’information à l’Élysée. Les avocats des parties civiles ont souligné son rôle central dans la fusion BPCE.

François Pérol a beau faire, a beau dire. Il a beau répéter sans relâche les mêmes arguments, plus rien ne passe : l’audition de Claude Guéant, jeudi 25 juin, a été comme une bombe à fragmentation dans sa ligne de défense. « Nous n’en attendions pas tant, en le citant comme témoin », a reconnu l’avocat Jérôme Karsenti, représentant la CGT comme partie civile. Depuis, le procès de l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée, poursuivi pour prise illégale d’intérêt, a pris une autre tournure.