vendredi 20 novembre 2015

Philippe Louis reconduit à la tête de la CFTC au Congrès de Vichy

Philippe Louis a été reconduit à la présidence de la CFTC pour un deuxième mandat de quatre ans, vendredi à Vichy, mais la nouvelle direction compte très peu de femmes, ce qui a suscité une forte protestation des déléguées présentes au 52e congrès de la confédération.
 
Le nouveau bureau confédéral de 14 membres comprend seulement trois femmes et le conseil confédéral de 50 membres seulement dix, après avoir été renouvelés lors de ce congrès qui achève ses travaux vendredi.
 
A l'annonce de ces résultats, quelque 200 congressistes femmes ont quitté la salle en signe de protestation et se sont réunies dans le hall du Palais de congrès de Vichy qui abrite la rencontre, aux cris de "parité, parité!". 
Elles ont ensuite entonné La Marseillaise en y ajoutant le terme parité. 
 
Regagnant la salle, elles ont envahi l'estrade d'où Philippe Louis a réussi à les convaincre de descendre en arguant du fait que l'estrade "ne pouvait supporter autant de personnes" et risquait de s'effondrer. 
 
Finalement le calme est revenu, et le président élu a promis de faire en sorte que les femmes soient davantage représentées dans les instances de la CFTC. Il entend "encourager" les femmes à s'engager et à ne dresser "aucun frein" devant elles.  
 
L'ex-cheminot, né le 4 décembre 1955, qui dirige le syndicat chrétien depuis le congrès de Poitiers de 2011, était seul candidat en lice pour la présidence de la CFTC. Il a été élu à la majorité moins quatre abstentions. 
 
Bernard Sagez, ex-trésorier, 58 ans, a été désigné secrétaire général, soit le numéro deux de la confédération, succédant à Pascale Coton. Isabelle Thérain, 57 ans, est élue au poste de trésorier.
 
La CFTC compte aussi quatre vice-présidents: Joseph Thouvenel, Pascale Coton, Joseph Crespo, Patrick Ertz. 
 
Le bureau a été désigné jeudi soir par le nouveau conseil confédéral, élu par les quelque 1.000 délégués, réunis depuis mardi à Vichy.  
 
Les congressistes ont élu 23 membres au Conseil confédéral - parmi lesquels figurent seulement six femmes. Au total, le Conseil confédéral de 50 membres, qui comprend également deux élus jeunes et 25 autres membres désignés par les instances de la centrale (fédérations, régions), compte dix femmes. 
 
Les délégués ont approuvé avec 88,1% des voix, (7,8% abstentions et 4,1% de non) le rapport d'activité, bilan de la direction sortante. 
 
La motion d'orientation, axée sur la construction d'un nouveau contrat social, et la motion d'organisation ont été également adoptées à une large majorité. 

Par AFP - lentreprise.lexpress.fr

jeudi 19 novembre 2015

Le 52e congrès confédéral de la CFTC se tient à Vichy du 17 au 20 novembre

Vichy accueille le 52e congrès confédéral de la CFTC, du 17 au 20 novembre 2015. Le thème principal des débats : le nouveau contrat social. Les organisateurs espèrent la venue de Manuel Valls, le Premier ministre, lors du dernier jour du congrès.
 
Le 52e congrès confédéral de la CFTC se tient à Vichy du 17 au 20 novembre 2015. © France 3 Auvergne
© France 3 Auvergne Le 52e congrès confédéral de la CFTC se tient à Vichy du 17 au 20 novembre 2015.

Le 52e congrès confédéral de la CFTC, la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, se réunit tous les quatre ans. En 2015, il a lieu à Vichy, entre le 17 et le 20 novembre. Les congressistes y font le bilan de l’action écoulée, renouvellent les instances et fixent notamment les orientations pour l’avenir.
 
Rebondir d'une entreprise à une autre
 
Le thème des débats de ce 52e congrès est le nouveau contrat social. Comment l’articuler et surtout comment articuler les nouveaux droits et devoirs des travailleurs. « Nous ce qu’on veut c’est que les personnes aient des droits attachés qui leur permettent de rebondir d’une entreprise à une autre en activant ces droits. Ensuite, c’est aussi s’inscrire dans une démarche. On n’est plus dans une démarche où on peut à la limite se dire qu’on a le temps de retrouver un travail. On sort de l’entreprise et on met tout en œuvre pour pouvoir rentrer dans une autre entreprise », confie Philippe Louis, président confédéral de la CFTC.

Ils sont 1200 délégués à participer à ce congrès. En marge des attentats de Paris, il n’y a pas de stress particulier. Les mesures de sécurité sont toute de même renforcées. Sur les 120 bénévoles, plus de 50 sont en charge de la sécurité. « Il y a des gens spécialisés, des anciens militaires, des policiers, même encore en activité. Ce sont que des bénévoles affiliés à la CFTC, précise le responsable de la sécurité Claude Montailler. On fait des contrôles de base. Personne ne peut rentrer sans le badge nominatif. C’est vraiment une bulle ».

Venue de Manuel Valls ?
 
Une sécurité, d’ailleurs, qui sera peut-être amenée à être renforcée vendredi 20 novembre. Les organisateurs espèrent accueillir Manuel Valls, le Premier ministre, invité à participer aux débats de ce congrès.
 


Le 52e congrès de la CFTC à Vichy (03)
  
Vichy accueille le 52e congrès confédéral de la CFTC entre le 17 et le 20 novembre 2015. 1200 délégués se réunissent pour débattre notamment sur la construction d'un nouveau contrat social. Intervenants : Philippe Louis (président confédéral de la CFTC), Claude Montailler (responsable de la sécurité) .
 
Julien Privat avec Christian Darneuville - http://france3-regions.francetvinfo.fr


mercredi 18 novembre 2015

Attentats: un salarié peut-il refuser de venir travailler ?

Les premiers tirs ont été entendu à 4h30 mercredi matin dans le centre-ville de Saint-Denis.
Les premiers tirs ont été entendu à 4h30 mercredi matin dans le centre-ville de Saint-Denis. Crédits photo : KENZO TRIBOUILLARD/AFP
Le centre-ville de Saint-Denis, est paralysé. Plusieurs écoles resteront fermées et l'université appelle ses étudiants à ne pas venir. Le droit du travail garantit aussi la sécurité des salariés en leur donnant un droit de retrait.
 
Le Raid est intervenu ce matin dès 4h30 à Saint-Denis. Une action qui a entraîné une fusillade et a bloqué une partie du centre-ville. Même si l'assaut a officiellement pris fin peu avant midi, les écoles du centre de Saint-Denis resteront fermées et l'université Paris 8 a appelé ses étudiants à ne pas venir (mais restera ouverte). Certains salariés peuvent être tentés par eux même de ne pas se déplacer sur le lieu de travail. Ils souhaitent exercer ainsi leur «droit de retrait», comme l'on fait mardi, les salariés de la Tour Eiffel.

Défini par l'article L4131-1 et L4131-3 du Code du travail, le droit de retrait permet au salarié qui «a un motif raisonnable» de penser qu'une situation «présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé» de «se retirer d'une telle situation», tout en lui garantissant qu'«aucune sanction, aucune retenue de salaire» ne lui sera appliquée. Le droit de retrait peut donc se faire sans autorisation de son employeur. Ce qui ne veut pas dire que le salarié qui souhaite l'utiliser n'a pas d'obligations au regard de la loi.

Peu de formalisme

La première d'entre-elle: prévenir son employeur ou son représentant du personnel. Selon l'article L4131-1 «Le travailleur alerte immédiatement l'employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu'il constate dans les systèmes de protection.» Il ne s'agit pas cependant d'une demande d'autorisation de s'absenter, le salarié peut avertir ses supérieurs a posteriori. La jurisprudence sur la question indique qu'une justification orale suffit, et qu'il est même possible, dans certains cas, de ne pas se justifier quand le droit de retrait semble évident au regard des circonstances.

«Globalement, même en cas de risque minime, ce droit s'applique» Eric Rocheblave, avocat
 Deuxième obligation, qui elle aussi paraît évidente, avoir un «motif raisonnable». Problème: il n'y a pas de définition juridique précise de «motif raisonnable». C'est d'ailleurs la principale source de contestation devant les tribunaux. Pour Éric Rocheblave, avocat au barreau de Montpellier et spécialiste du droit du travail, l'acceptation du droit de retrait reste assez large surtout si plusieurs signaux d'alertes sont envoyés par les autorités. «Dans le cas de Saint-Denis, on est dans une situation d'alerte rouge sur le territoire, une intervention de la police, des écoles qui annoncent leur fermeture, il n'y a donc pas réellement de doutes à avoir. Globalement, même en cas de risque minime, ce droit s'applique», affirme l'avocat.

D'autant plus, précise-t-il que «les gens n'abusent guère en général du droit de retrait. En fait, il faut vraiment que la justification devant les tribunaux soit farfelue pour que le droit de retrait ne soit pas retenu».

Mieux vaut donc pour le salarié être capable de justifier par des faits précis son usage du droit de retrait. Mais là encore, il n'y a pas de formalisme notamment face à l'évidence: un salarié de Saint-Denis pourra très probablement ne pas se rendre à son travail ce mercredi sans prévenir son employeur, et sans retenue de salaire possible, en invoquant a posteriori le droit de retrait.
 
Par
 

mardi 17 novembre 2015

Congrès de la CFTC: appel à "l'unité" après les attentats

Le président de la CFTC, Philippe Louis, a appelé mardi à "l'unité" de tous les Français après les attentats "ignobles" du 13 novembre à Paris, en ouvrant le 52e congrès de son syndicat à Vichy (Allier).
 
"Ces fanatiques qui ont commis ces actes ignobles n'attendent qu'une chose" que "nous tombions dans le piège de la division, le piège des amalgames" et "des stigmatisations", a affirmé M. Louis devant 1.250 congressistes, réunis jusqu'à vendredi au Palais des Congrès à Vichy.
 
Il a "exhorté" l'ensemble des Français "à rester unis" et a appelé ses militants à être "des veilleurs" pour "dissuader" du "piège de la division", selon le texte de son discours.
 
Rappelant la spécificité du syndicat chrétien, qui place la "spiritualité et le respect de la personne humaine au sommet de ses principes", M. Louis a appelé les militants à lutter dans les entreprises "contre les discriminations".
 
Les congressistes ont observé une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Paris qui ont fait 129 morts.
 
M. Louis s'est par ailleurs félicité des résultats obtenus par la centrale en 2013 qui lui ont permis de préserver son statut de syndicat représentatif pour quatre ans. "Cette victoire est venue conforter la légitimité de la CFTC", a-t-il dit.
 
Avec 9,3% des voix aux élections professionnelles - juste au-dessus du seuil des 8% requis - la CFTC est qualifiée pour négocier jusqu'en 2017 de grands accords avec le patronat aux côtés de la CGT, CFDT, FO et CFE-CGC.
 
"Aujourd'hui, le combat se poursuit pour franchir une nouvelle étape en 2017", a affirmé M. Louis, qui "ne doute pas" que sa centrale "parviendra une nouvelle fois" à préserver sa représentativité.
 
Le président de la CFTC, qui brigue un nouveau mandat à la tête du syndicat chrétien, a insisté sur le thème majeur du Congrès: obtenir un "statut du travailleur", qui "permettra à chacun de construire son parcours de vie, en lui conférant des droits".
 
Pour construire ce "nouveau contrat social", la CFTC, a dit son président, entend travailler - "même si ce n'est pas toujours simple" - avec d'autres centrales notamment la CFDT et l'UNSA. Leurs dirigeants, Laurent Berger et Luc Bérille, participent au premier jour du Congrès.
 
A l'issue de leurs travaux vendredi, les congressistes devraient reconduire à la tête de la confédération M. Louis, bientôt 60 ans, seul candidat en lice pour un deuxième mandat.

Rupture conventionnelle du CDI : conditions, déroulement, indemnité

Vous êtes titulaire d’un CDI au sein de votre entreprise et vous souhaitez rompre votre contrat de travail sans pour autant démissionner. Vous ne pouvez pas vous permettre de rompre votre contrat sans avoir droit aux allocations chômage. La rupture conventionnelle vous semble la solution la plus adéquate, mais vous ne savez pas comment procéder à une telle rupture amiable et vous vous posez des questions sur ses réels avantages ainsi que les indemnités qui peuvent vous être accordées.

Vous ne savez pas comment aborder le sujet avec votre employeur ni comment bien négocier pour que la convention de rupture vous soit bénéfique ? Comment faire une rupture conventionnelle ? Nous vous présentons les points essentiels de la procédure de rupture conventionnelle du CDI ainsi que les avantages que vous pouvez tirer de la signature d'une telle convention amiable.
                                                  
Les notions clés abordées dans ce dossier :
  • Rupture amiable du CDI
  • Fin négociée du contrat
  • Transaction de rupture
  • Indemnités de rupture
  • Chômage
  • Préavis
  • Homologation
 
Dans quel cas utiliser ce dossier ?

La volonté de rupture conventionnelle du contrat peut émaner des deux parties. Ainsi, cette procédure dite également "licenciement amiable" pourra être envisagée dans deux situations distinctes : 
  • soit vous êtes en CDI et souhaitez quitter votre entreprise sans pour autant démissionner, et si possible, sans effectuer de préavis ;
  • soit c’est votre employeur qui vous suggère une rupture conventionnelle, plutôt que d’engager une procédure de licenciement.
Dans ces deux cas, avant d'envisager de conclure une telle rupture qui vous engage, il est dans votre intérêt de bien en maîtriser les conditions, le déroulement et les avantages, afin de bien négocier votre départ.
 
Vous ne savez pas comment procéder à une telle rupture et avez des doutes sur la façon d'annoncer à votre employeur votre souhait de quitter l'entreprise à l'amiable ? Vous auriez besoin d'un modèle de lettre pour effectuer votre demande de rupture conventionnelle ? Vous vous demandez comment proposer une rupture conventionnelle à votre employeur et surtout comment négocier une rupture conventionnelle avantageuse ? Vous voulez être sûr d'obtenir le meilleur compromis et négocier au mieux votre départ (indemnité, date de départ, imposition des sommes versées, chômage ....) ?  Vous vous demandez comment faire si votre employeur refuse le principe de la rupture conventionnelle ? 
Vous allez devoir être convaincant et lui apporter des éléments nécessaires à son acceptation, nous vous y aidons.
 
Ce dossier vous apporte les points clés de la procédure de rupture conventionnelle du CDI ainsi que les bénéfices que vous pouvez tirer de la signature d'une telle convention.
 
 Contenu du dossier :
 
Ce dossier couvre l’ensemble de la procédure de rupture conventionnelle : ses avantages, ses inconvénients, les modalités et les suites de la rupture.
  1. Situations dans lesquelles la rupture conventionnelle est adaptée
  2. Différences entre la rupture conventionnelle et les autres modes de rupture du contrat
  3. Procédure à suivre : formalisme, rétractation, homologation
  4. Avantages de la rupture conventionnelle pour le salarié
  5. Conséquences de la rupture conventionnelle sur les indemnités, le chômage et le préavis
  6. Possibilités de recours ultérieurs
  7. Formulaire CERFA pour homologation
  8. Modèle de convention de rupture
 

lundi 16 novembre 2015

Philippe Louis (CFTC) : « Les salariés sont plus mécontents de leur feuille d’impôt que de leur fiche de salaire »

Philippe Louis © Sipa Press
Le syndicat propose de construire un « nouveau contrat social » qui assure à tous une place dans le monde du travail, au-delà des statuts : salarié, indépendant, autoentrepreneur, travailleur humanitaire ou associatif...
 
Le 52e congrès de la CFTC s’ouvre ce mardi ; il durera jusque vendredi, dans un contexte rendu très particulier par les événements du week-end. Son président Philippe Louis sollicite un second mandat à la tête de la confédération. Satisfait que la CFTC ait réussi l’épreuve de la représentativité en 2013, Philippe Louis souhaite désormais faire progresser l’idée d’un nouveau contrat social en mobilisant le compte personnel d’activité pour « fluidifier le marché du travail ».
 

Pérol retouche son état-major après son renouvellement à BPCE

Le conseil de surveillance de BPCE a avalisé lundi un léger remaniement du directoire du groupe bancaire mutualiste sur proposition de son président François Pérol, une réorganisation qui intervient deux semaines après le renouvellement anticipé de son mandat.
 
La directrice des ressources humaines Anne Mercier-Gallay sera remplacée par Catherine Halberstadt.
 
"Il est également projeté de lui confier, sous réserve de l'information-consultation du comité d'entreprise, la responsabilité du secrétariat général de BPCE", précise le groupe dans un communiqué.
 
Les autres membres du directoire sont confirmés à leur poste. La direction reste composée de Jean-Yves Forel, directeur général en charge du pôle banque commerciale et assurance, de Laurent Mignon, comme directeur général de la filiale cotée Natixis, et de Daniel Karyotis, directeur général en charge des pôles finances, risques et opérations.
 
Le Comité de direction générale est aussi composé de Marguerite Bérard-Andrieu, directrice générale adjointe en charge de la stratégie, de la conformité, des affaires juridiques et du secrétariat du conseil de surveillance.
 
Le mandat de François Pérol a été renouvelé et étendu jusqu'en 2020. L'annonce en a été faite le 4 novembre, soit un peu plus d'un mois après la relaxe obtenue par l'ancien secrétaire général adjoint de Nicolas Sarkozy après un procès portant sur une accusation de prise illégale d'intérêts.
 
A la suite de cette victoire judiciaire, François Pérol avait demandé le renouvellement anticipé de son mandat, une décision interprétée comme un moyen de mettre un terme aux manoeuvres engagées en coulisse pour le remplacer en cas de condamnation.
 
Les fédérations CFDT et CFE-CGC, représentées au conseil de BPCE, avaient appuyé le renouvellement mais souhaité qu'une nouvelle étape s'ouvre en termes de dialogue et de politique sociale.

(Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez) - bourse.lesechos.fr

Nomination


Catherine Halberstadt
® Joel Damase
          BPCE

     Catherine Halberstadt

         Directeur général en charge des ressources humaines Groupe (prise de
         fonction  le 04/01/2016).  57 ans.
         France Business School Clermont, licence de droit Université de Clermont-
         Ferrand, MBA University of Kansas




Parcours professionnel :
    • Responsable d’études marketing et de communication (1982), directeur des ressources humaines et de l'organisation (1997), directeur financier (1998), directeur de l'exploitation puis directeur général adjoint (2000-08) de la Banque Populaire du Massif Central, directeur général de Natixis Factor et membre du comité exécutif de Natixis (2008), directeur général de la Banque Populaire du Massif Central (depuis 2010). Directeur général en charge des ressources humaines Groupe et membre du directoire (à compter de janvier 2016) au sein de BPCE.

jeudi 5 novembre 2015

François Pérol consolide son leadership sur BPCE


Malgré son récent procès, François Pérol n'a rien perdu de sa crédibilité au sein du Conseil de Surveillance de BPCE. Réélu à la présidence du groupe jusqu'en 2020, il va former un nouveau directoire.

Une confirmation attendue

Le Conseil de Surveillance du groupe bancaire coopératif BPCE a réélu hier après-midi François Pérol à sa tête à l'unanimité. Il s'est vu confier la charge de renouveler l'équipe dirigeante avant le prochain Conseil, dont la date a été fixée au 16 novembre. Le Conseil a également précisé que le mandat du patron de BPCE « prendra fin à l'issue de l'assemblée générale prévue en mai 2020 ».

Le renouvellement de son mandat avait été demandé par l'intéressé lui-même, à la suite de la décision de justice le blanchissant dans l'affaire judiciaire qui le concernait. Suite à une plainte déposée par plusieurs syndicats, François Pérol avait en effet été accusé de prise illégale d'intérêts dans le cadre de sa nomination à la tête du groupe bancaire réunissant les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne, dont la fusion avait été décidée par l'Élysée, alors que François Pérol en était le Secrétaire général Adjoint.

Il sort donc conforté de cette épreuve, en apparence du moins, car nombreux sont ses adversaires en interne. Une véritable guerre de succession avait en effet été engagée par de nombreux cadres dirigeants, qui souhaitaient procéder à son remplacement en cas de condamnation. 

Haut fonctionnaire et proche de Nicolas Sarkozy, François Pérol ne paraît en effet pas, en interne, la meilleure incarnation des valeurs du mutualisme et de l'économie sociale et solidaire, terreau universel où les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne ont poussé depuis plus d'un siècle.

Des transformations à prévoir

François Pérol, interrogé lors de la conférence de presse téléphonique qui a suivi le conseil, n'a pas voulu dévoiler des noms en ce qui concerne la composition de son futur Directoire. Tout au plus a-t-il précisé que Laurent Mignon, l'un des hommes forts du groupe actuellement aux commandes de Natixis, conserverait son poste. Mais il n'a pas souhaité donner plus de détails, et clos le débat par un propos laconique et sans appel : « Le conseil décidera de cela le 16 novembre prochain ».

En ce qui concerne la stratégie du groupe, il s'est en revanche montré plus prolixe. Tout d'abord, il a indiqué qu'il souhaiter poursuivre les objectifs du plan stratégique décidé en 2014 et dont la fin est prévue pour 2017.

Mais il a aussi souligné la nécessité d'entamer de nouveaux chantiers, et de mettre l'accent sur la transformation digitale du groupe, en renforçant sa capacité d'innovation dans ce domaine : 

« Compte tenu de l'accélération des changements liés au digital, il nous faut revisiter un certain nombre de sujets stratégiques, notre organisation technologique et informatique, par exemple, fait partie des sujets qu'il nous faut revisiter sans attendre », a déclaré le patron de BPCE.
 Publié par Emilie Huberth - www.societe.com/actualites

mercredi 4 novembre 2015

François Pérol, conforté, veut accélérer la mue digitale de BPCE

François Pérol, président du directoire de BPCE, a été renouvelé à son poste le 4 novembre, pour quatre ans.
François Pérol, président du directoire de BPCE, a été renouvelé à son poste le 4 novembre, pour quatre ans. (Crédits : reuters.com)

François Pérol, président du directoire du groupe bancaire, veut réfléchir à de nouveaux projets dans le numérique, sans attendre la préparation d'un nouveau plan stratégique. 
 
Satisfaction sur toute la ligne, pour François Pérol. Un peu plus d'un mois après sa relaxe dans le cadre de son procès pour prise illégale d'intérêts présumée, le président du directoire de BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne) a été renouvelé à son poste de manière anticipée par le conseil de surveillance du groupe bancaire, ce mercredi 4 novembre, pour une durée de quatre ans, jusqu'en mai 2020.

François Pérol, dont le mandat devait s'achever en mai 2017, en avait demandé le renouvellement anticipé le 30 septembre, six jours après l'heureux dénouement de son procès.
Ce mercredi 4 novembre, lors de la présentation des résultats trimestriels de BPCE, le dirigeant a expliqué :
« La logique de ma démarche est partie d'une analyse de la situation du groupe et des enjeux auxquels il est confronté.»
Poursuivant, François Pérol a estimé que « le groupe est redressé, il se porte bien ». 

Bénéfice en hausse et solvabilité renforcée

De fait, BPCE a clos les neuf premiers mois de l'année sur un bénéfice net en hausse de 4,5%, à 2,7 milliards d'euros, pour des revenus en progression de 4,6%, à 17,8 milliards. Ce qui lui a permis de renforcer encore sa solvabilité, avec un ratio de fonds propres durs de 12,7% au 30 septembre, en hausse de 30 points de base par rapport au 30 juin.

Mieux, BPCE a relevé son objectif de ratio de solvabilité global, passé de 15% environ à l'horizon 2017 à 18% début 2019.

« Pour autant, le groupe fait face à des enjeux importants », a nuancé François Pérol. Les enjeux ainsi évoqués sont ceux de la révolution digitale, qui bouleverse le modèle économique du secteur bancaire, du contexte de taux d'intérêt très bas qui pénalise l'activité d'intermédiation bancaire, et du nouveau durcissement de la réglementation bancaire, attendu pour les prochaines années.

De nouveaux projets dans le digital 

Autant de défis « très importants », qui, selon François Pérol, « nécessitent que la direction générale du groupe dispose de la plus grande visibilité possible, et que le groupe se trouve dans la plus grande cohésion possible. Le conseil de surveillance, avec qui j'ai beaucoup échangé au mois d'octobre, a partagé cette analyse.»

Il faut dire que, dans l'attente du jugement de François Pérol, l'été dernier, les rumeurs étaient allées bon train sur son éventuelle succession, certains prétendants n'ayant fait guère de mystère de leurs intentions.

François Pérol doit à présent composer un nouveau directoire d'ici au 16 novembre. Interrogé sur d'éventuels bouleversements au sein du directoire, le patron de BPCE a botté en touche, tout en précisant que Laurent Mignon, directeur général de Natixis, la filiale de banque de financement de BPCE, avait « vocation à continuer de participer au directoire du groupe. » Pour la bonne raison que Laurent Mignon a été renouvelé en mars dernier à la tête de Natixis pour une durée de cinq ans, et que les différents métiers de BPCE sont représentés au sein du directoire. 

En revanche, face à « l'accélération des changements » en cours dans le secteur bancaire, « notamment en matière de digital », François Pérol a prévenu que le groupe allait « revisiter son organisation technologique et informatique, réfléchir à d'autres projets dans le domaine du digital », entre autres. Et ce, sans attendre la préparation d'un nouveau plan stratégique appelé à prendre la suite de celui qui court sur la période 2014/2017, et qui vise notamment à renforcer les métiers de l'assurance et de la gestion d'actifs.




François Pérol renouvelé à la tête de BPCE

François Pérol, président du directoire de BPCE.
François Pérol, président du directoire de BPCE. BERTRAND GUAY / AFP

  
Prémédité ou non, c’est un succès. Mercredi 4 novembre, François Pérol a été renouvelé jusqu’en 2020 à la tête du groupe BPCE, à l’unanimité de son conseil de surveillance. Le président présentera son nouveau directoire le 16 novembre. Cette reconduite anticipée, qu’il avait demandée le 30 septembre, sonne le glas d’un mois de manœuvres discrètes et de grande méfiance parmi les dirigeants régionaux du groupe, qui en sont aussi les actionnaires

En 2009, la Banque populaire et la Caisse d’épargne sont regroupées sous l’enseigne commune BPCE, dont elles détiennent 100 % des parts. A la demande de Nicolas Sarkozy, François Pérol, alors secrétaire général adjoint de l’Elysée, prend la direction du groupe nouvellement créé. A ce titre, il est poursuivi, en 2013, pour « prise illégale d’intérêts ».
 
Le 24 septembre 2015, il est relaxé, mais le parquet financier fait immédiatement appel, faisant peser sur François Pérol une nouvelle échéance judiciaire, en 2017 — année de fin de son mandat actuel. Et, le comble, année de l’élection présidentielle. Une inquiétude de plus pour le banquier, dans un groupe historiquement proche du monde politique.
 
Boîte de Pandore
 
On comprend donc la volonté du président de s’assurer une marge de manœuvre plus confortable pour lancer un nouveau plan stratégique. D’autant que les méthodes de François Pérol peuvent faire grincer des dents dans un groupe mutualiste où la coopération est reine. Entre les dix-huit Banques populaires et les dix-sept Caisses d’épargne régionales, chacune dotée d’un dirigeant exécutif et d’un président non exécutif, ce sont plus de soixante-dix dirigeants régionaux qui ont leur mot à dire. Or, certains ont été irrités qu’il les mette ainsi au pied du mur. Par ailleurs, il aurait plusieurs fois laissé entendre, à demi-mot, sa volonté de centralisation et ses réserves sur le modèle mutualiste.
 
 
Là-dessus, le procès de François Pérol est venu ouvrir une boîte de Pandore en interne. Les dirigeants régionaux ont préparé sa succession dans le cas où il aurait été déclaré coupable. De quoi réveiller des ambitions. « Guerre des chefs », « guéguerre des ambitions personnelles », dénoncent les syndicats, qui insistent sur le fait que François Pérol a à son actif un impeccable bilan économique et financier. La pérennité de François Pérol à la tête de BPCE permet aussi à certains dirigeants régionaux « de tirer des avantages pour leur carrière personnelle », souligne l’un d’entre eux.
 
Pour obtenir la confiance des membres du conseil de surveillance, M. Pérol aurait fait valoir que son renouvellement serait un gage de stabilité. « S’il y a déstabilisation, elle provient de lui », réplique un dirigeant régional. « Il n’y avait aucun caractère d’urgence, [sa demande] rajoute une perturbation inutile ». Stratégie assumée ou coïncidence, elle semble idéale : si ses détracteurs s’activaient, ils lui donnaient raison sur l’instabilité du groupe, sinon, ils lui laissaient le champ libre.

Réforme du Code du travail : La CFTC satisfaite du rôle renforcé de la branche

Le Premier ministre et la ministre du Travail ont communiqué ce jour les grandes orientations du futur projet de loi sur la réforme du Code du travail. En l'état actuel des informations livrées, la CFTC, auditionnée par la ministre du Travail, considère pour l'essentiel avoir été entendue. Suite aux premières annonces faites par le Président de la République, la CFTC avait exprimé son adhésion à l'objectif d'un renforcement de la négociation collective de branche et d'entreprise tout en précisant que l'instauration d'un droit plus adapté à la réalité des entreprises n'est concevable que dans la mesure où il concourt à la pérennisation de l'emploi existant et à la création d'emplois nouveaux.

Un certain nombre de mesures vont dans ce sens. Au premier rang de celles-ci, le renforcement de la négociation au niveau de la branche que la CFTC considère comme le principal levier pour les politiques de l'emploi et de défense de l'intérêt économique général. Elle se réjouit donc du rôle de « sas » entre l'entreprise et la loi accordé aux branches pour définir et faire vivre des règles spécifiques au plus près des besoins d'un secteur d'activité. Par ces dispositions, c'est aussi l'actuelle hiérarchie des normes qui est confortée !

Dans cette même logique et rappelant que les petites entreprises dépourvues de négociateurs sont majoritaires en France, la CFTC accueille très favorablement le rôle de prestataire de service (définition d'accords-type spécifiques, relation aux administrations...) dévolu aux branches vis-à-vis des petites et très petites entreprises. Pour ce qui est de négocier dans une petite entreprise, la possibilité renforcée pour une organisation syndicale de mandater un salarié issu cette même entreprise va dans le bon sens. Une démarche qui a déjà fait ses preuves quand il s'agissait de négocier les 35 heures !

La CFTC approuve également la série de mesures visant à promouvoir le rôle et les bienfaits du dialogue social auprès de divers publics (école, enseignement supérieur, acteurs économiques intervenant dans l'entreprise...) ainsi qu'à former davantage les partenaires sociaux, parties prenantes de la négociation. Elle avait en revanche alerté la ministre du Travail sur le risque que certaines autres mesures conduisent au résultat inverse. Parmi ces dernières, le risque d'une généralisation de l'accord majoritaire. Craignant un effet « frein » à la conclusion d'accords apportant de nouvelles protections aux salariés, la CFTC continuera dans le cadre de la concertation annoncée des partenaires sociaux à privilégier l'extension plutôt que la généralisation de ce principe d'accords majoritaires.

Dans cette même logique, la CFTC entrevoyait le risque que la possibilité de dénoncer un accord disparaisse avec l'accord à durée déterminée ainsi que les avantages individuels acquis. Elle proposait de prévoir des clauses de revoyure obligatoires afin d'envisager l'éventualité d'une réadaptation de l'accord. Elle a été entendue sur ce point.

À propos d'une réécriture dans le prochain projet de loi de la partie du Code du travail consacrée à la durée du travail, la CFTC prend note de l'engagement du gouvernement à ce que la durée légale du travail reste définit par la loi et à ce que chaque heure supplémentaire soit rémunérée.

Enfin, concernant l'annonce d'une prochaine réécriture du Code du travail, la CFTC si elle conçoit l'utilité d'alléger le Code du travail veillera à ce que cet « allègement » ne rime pas avec « affaiblissement » des droits des salariés.
 
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lundi 2 novembre 2015

BPCE-CFDT et CFE-CGC voteront pour le renouvellement de Pérol

Pérol relaxé le 24 septembre pour prise illégale d'intérêts
Il a demandé depuis le renouvellement anticipé de son mandat
Décision du conseil de surveillance de BPCE mercredi
Des oppositions persistent en interne (Actualisé avec administrateur, contexte)

Les deux administrateurs représentant les salariés au conseil de surveillance du groupe bancaire mutualiste BPCE voteront mercredi pour le renouvellement anticipé du mandat du président du directoire François Pérol, ont annoncé lundi à Reuters les fédérations CFDT et CFE-CGC.
 
"On ne souhaite pas une nouvelle période d'instabilité, cela relancerait la guerre des chefs", a déclaré Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit (CFE-CGC), pour expliquer cette décision.
 
Ce dernier a néanmoins prévenu que son syndicat demanderait à François Pérol un changement de la politique sociale.
 
"A son actif, il y a sa réussite sur le plan économique et financier mais pour nous il y a un lourd passif sur le plan social", a précisé Régis Dos Santos.
 
"On votera pour", a de son côté indiqué Luc Mathieu, secrétaire général de la CFDT Banques et Assurances.
 
L'annonce du soutien des administrateurs salariés à François Pérol intervient alors que ce dernier suscite toujours des oppositions en interne.
 
"IL N'Y A PLUS DE SUSPENSE"
 
Selon le Journal du Dimanche du 25 octobre, les directeurs généraux des Banques populaires ont ainsi refusé le renouvellement anticipé de son mandat.
 
"C'était un vote uniquement indicatif", souligne un administrateur contacté par Reuters et pour qui François Pérol devrait obtenir une majorité mercredi.
 
"Il n'y a plus de suspense, le mandat du président sera renouvelé, c'est mon sentiment personnel", a-t-il estimé.
 
L'ancien secrétaire général adjoint de Nicolas Sarkozy a été relaxé le 24 septembre au cours d'un procès pour prise illégale d'intérêts lors de sa nomination à la tête du groupe issu de la fusion des organes centraux des Caisses d'épargne et des Banques populaires.
 
Suite à cette victoire judiciaire, François Pérol a demandé le renouvellement anticipé de son mandat, une décision interprétée comme un moyen de mettre un terme aux manoeuvres engagées en coulisse pour le remplacer en cas de condamnation.
 
Sa démarche est néanmoins contestée par certains cadres attachés au calendrier de la gouvernance du groupe et pour qui François Pérol essaie de "passer à marche forcée", estime une source proche de la banque.
 
Le mandat actuel de François Pérol à la tête du groupe BPCE, maison-mère de la banque d'affaires Natixis, prend fin en mai 2017, mais un renouvellement anticipé pour quatre ans par l'assemblée générale au printemps prochain repousserait cette échéance à 2020.

Julien Ponthus, édité par Jean-Michel Bélot - bourse.lesechos.fr

Retraites complémentaires​ : la CFTC agit en partenaire responsable

Alors que les partenaires sociaux ont entériné l'accord relatif aux retraites complémentaires​ vendredi dernier​, la CFTC souhaite faire un point sur sa position.
 
Aujourd'hui, nous comptons 1,3 cotisant pour un retraité et l'’AGIRC devrait être en déficit en 2017, puis l'’ARRCO en 2023, telle est la réalité.
 
Pour la CFTC, l’'inaction aurait conduit au mieux à une baisse de 11 % de toutes les pensions dès 2017 pour l’'AGIRC et dès 2023 pour l'’ARRCO, et au pire, à la disparition des régimes. La CFTC a donc pris toutes ses responsabilités en négociant cet accord.
 
Pour ce faire, la CFTC rappelle que l'’accord prévoit un abattement de 10 % les trois premières années, qui pourra être levé pour une personne qui travaillera quatre trimestres supplémentaires. (Exemple : pour une retraite de 1300 euros, cela représente une contribution d’environ 39 euros). Pour rappel, en début de négociation, le taux d'’abattement était de 40 % la première année, 32 % la deuxième et de 24 % la troisième année et qu'’il fallait alors travailler 3 années supplémentaires pour lever l’intégralité de ces abattements.
 
D’'autre part, le texte actuel permet de ne pas soumettre les petites pensions à ces abattements : 
- Les retraités exemptés de CSG (30 % des retraités dont 80 % sont des femmes) ne subiront aucun abattement sans avoir à travailler plus longtemps.
- Et les retraités assujettis à une CSG à taux réduit verront leur abattement divisé par deux.
 
De même, la CFTC a réussi à pérenniser les pensions de réversion au taux actuel de 60 %, versées le plus souvent aux femmes, alors qu'’elles étaient remises en cause dans le projet initial.

Contrairement aux détracteurs de l’accord, la CFTC a décidé de faire face à la réalité de la situation. Consciente des efforts demandés, elle a fait le choix de négocier au mieux pour limiter le taux de l'’abattement et protéger les plus fragiles, tout en assurant la pérennité des régimes de retraites complémentaires.
 
FLASHCOM CFTC - communication@cftc.fr.