vendredi 21 octobre 2016

Tarifs 2017 : ça chauffe à la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne !

Jusqu’à présent les clients de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne pouvaient se targuer de ne pas payer de frais de tenue de compte. Mais nous avons le regret de vous annoncer qu’à partir du 1er janvier 2017, c’est terminé ! La Banque Populaire vous fera payer 24 € par an la tenue de compte. Enfin pas pour tous… nous y reviendrons. Quelles autres surprises vous réserve la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne ? Réponse.

Frais bancaires

La Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne fait partie des caisses régionales les plus importantes du réseau Banque Populaire. Vous trouverez ses agences dans une dizaine de départements : l’Aube, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et les Vosges.
Focus sur le prix en 2017 de quelques produits et services bancaires
Ces prix sont valables hors AFFINEA, l’offre groupée de services de la Banque Populaire.
Comme vous le constatez dans le tableau ci-dessous, il y a beaucoup plus de hausses que de baisses… Plutôt rares sont en effet les produits bancaires à voir leur cotisation annuelle baisser. Les prix des cartes bancaires, des virements, des frais de tenue de compte, des retraits aux distributeurs de billets, de l’assurance des moyens de paiement… tous vont bondir de quelques centimes à plusieurs dizaines d’euros. Avec toutefois un petit lot de consolation : l’abonnement pourgérer ses comptes à distance devient gratuit !

billetdebanque.panorabanques.com/banque

mercredi 19 octobre 2016

Communiqué de presse : Activités sociales et culturelles des C.E.

La CFTC favorable à un régime social cohérent

Depuis plusieurs années, les règles de droit applicables en matière de cotisations liées aux activités et prestations des Comités d’Entreprises restent floues. La Cour des comptes s’est lancée, en 2007, dans l’estimation du coût induit des différentes exonérations. Aujourd’hui, près de 10 ans après cette estimation, une mission de consultation vient d’être lancée par le gouvernement en vue d’un dépôt d’amendements dans le cadre du débat parlementaire sur le PLFSS pour 2017. 

Sur la forme, la CFTC s’étonne du paradoxe concernant le temps écoulé entre le rapport de la Cour des comptes et le lancement de la mission (près de 10 ans) et le délai laissé à cette mission pour une proposition de réforme (1 mois et demi).

Elle alerte par ailleurs sur le fait que les travaux de la Cour des comptes sur lesquels repose le principe de la mission sont trop peu étayés ou renvoient désormais à des études obsolètes. Toutes les conditions sont, à notre sens réunies, pour l’émergence de solutions hâtives, inappropriées, mal comprises et, au final, inefficaces. 

Si elle s’interroge sur la méthode, la CFTC ne rejette cependant pas l’opportunité de sécuriser juridiquement les comités d’entreprises. En effet, les pratiques de ces derniers relevant d'usages tolérés par les URSSAF mais sans assise juridique réelle, elle est favorable à la mise en place d’une écriture légale ou réglementaire pour fixer un régime de droit social cohérent. 

Selon la CFTC, la future loi ou le futur décret doit reprendre les règles actuelles d’exonération (le plus souvent plafonnées) appliquées par les URSSAF, des règles que se sont appropriés les CE dans la majeure partie des cas. Elle doit plus encore s’appuyer sur des données chiffrées actualisées.

La CFTC affirme donc être favorable à une formalisation de règles qui sécuriserait les pratiques à droit constant.


Communiqué de presse© CFTC


mardi 18 octobre 2016

Daniel Karyotis nouveau Directeur général de la Banque Populaire Loire et Lyonnais

Le nouveau Directeur général de la Banque Populaire Loire et Lyonnais succède à Jean-Pierre Levayer.

Suite à un conseil d'administration qui s'est tenu ce mardi, Daniel Karyotis a été nommé Directeur général de la Banque Populaire Loire et Lyonnais, succédant à Jean-Pierre Levayer. Ce dernier prendra prochainement ses nouvelles fonctions à la tête de BPCE International. 

Depuis le 1er décembre 2012, Daniel Karyotis occupait ainsi la fonction Directeur général, membre du directoire, en charge des Finances, des Risques et des Opérations du Groupe BPCE. 

Aujourd’hui Directeur général de la Banque Populaire Loire et Lyonnais, de la Banque Populaire du Massif Central et de la Banque Populaire des Alpes, il est pressenti pour devenir Directeur général de la nouvelle Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes.

lundi 17 octobre 2016

"Ce n'est pas notre métier de nous faire insulter"

A la caisse régionale de Crédit Agricole, chaque salarié en contact avec le public suit une formation dès sa prise de fonction, pour savoir comment prévenir les incivilités et comment réagir. - A la caisse régionale de Crédit Agricole, chaque salarié en contact avec le public suit une formation dès sa prise de fonction, pour savoir comment prévenir les incivilités et comment réagir. - (Photo archives NR)
A la caisse régionale de Crédit Agricole, chaque salarié en contact avec le public suit une formation
dès sa prise de fonction, pour savoir comment prévenir les incivilités et comment réagir. - (Photo archives NR)
Insultes, menaces, propos agressifs. Les employés de banque sont en première ligne des incivilités. Les employeurs se sont organisés pour faire face.
Récemment, le client d'une agence bancaire de Niort, dont un chèque avait été rejeté, a menacé de mort un employé et le chef d'agence. Pourrait-il passer à l'acte ? Bien malin qui le saurait… Les coups de sang des clients ne sont pas une nouveauté. A la Banque Populaire Aquitaine-Centre-Atlantique, on se souvient de cet ostréiculteur d'Oléron qui il y a bien des années, a balancé la voiture d'un chef d'agence au fond de l'océan. Et se salarié se rappelle qu'en poste à Saint-Maixent-l'École il y a 25 ans, il a reçu un beau matin un coup de fil d'une épouse affolée : «  Mon mari est en route pour vous voir. Il a un fusil dans la voiture. » Coup de fil aux gendarmes. Qui découvrent effectivement une carabine dans le véhicule.
Fermeté
La vraie nouveauté, depuis déjà quelques années, c'est la montée des petites agressivités quotidiennes. Usant. Au point que les banques ont toutes mis en place des dispositifs. «  Même si notre région n'est pas la plus exposée, elle l'est. Dans ces situations, il ne faut surtout pas que le collaborateur se sente isolé. L'entreprise a une position de fermeté sur le sujet », souligne Éric Bérard, responsable du département ressources humaines à la caisse régionale de Crédit Agricole.
Pour que le salarié ne soit pas livré à lui-même, un formulaire, à remplir par informatique, est disponible en cas d'incident. Parmi les destinataires, le service de sécurité de la banque. Le client peut recevoir un courrier d'avertissement. La banque peut aller jusqu'à rompre sa relation avec lui. Voire déposer plainte. Chaque trimestre, un point est fait sur le nombre d'incivilités déclarées, leur type, les points de vente les plus exposés. Des séances collectives d'accompagnement psychologique sont possibles dans des agences où sur une période, les incidents se multiplient.
Risque de dérapage
A la Société Générale, chaque employé a une feuille de route à suivre. «  Les gens peuvent disjoncter sous le coup de l'émotion : il faut de la pédagogie pour que ça se transforme en non-événement. L'expérience compte : les plus anciens repèrent d'instinct quand ça risque de déraper  », explique Jacky Boutineau, directeur du groupe des agences de Niort, 35 ans de métier exercé aussi bien en banlieue que dans les quartiers chics de la région parisienne.
Calmer le jeu
Le Crédit Agricole forme chaque salarié en contact avec le public à sa prise de fonction. Des formations à la carte sont ensuite possibles. « Il y a des techniques à apprendre pour calmer le jeu et se protéger soi-même. Même si on n'est pas visé en tant que personne, mais en tant que représentant d'une entreprise, il est difficile de séparer les deux. Ce n'est pas notre métier de nous faire insulter  », témoigne Serge Lebrun, secrétaire du CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et délégué syndical CFDT de la banque verte.
Parmi les techniques enseignées dans les banques, quand quelqu'un crie, surtout répondre à voix basse pour faire descendre la pression. Et faire asseoir la personne, la position assise favorisant le calme. Utile à savoir et pas seulement à la banque.
Yves Revert

vendredi 14 octobre 2016

BPCE repense son système de classification

Aux salariés légitimement inquiets, BPCE promet qu’il n’y aura aucune declassification. Lors de la bascule automatisée entre l’ancienne et la nouvelle grille, les emplois d’une même catégorie seront transférés par l’intermédiaire d’une grille de correspondance. - Shutterstock

A partir du 1 er janvier, une nouvelle classification des collaborateurs devrait permettre de fluidifier la mobilité au sein du groupe BPCE, sans grever les finances.
« Jusqu’ici, il n’y a pas d’évolution professionnelle possible assortie d’un changement de classification dans la branche Caisse d’Epargne sauf à changer d’emploi, car chaque métier correspond à un niveau de classification », énonce Hervé d’Harcourt, directeur de la stratégie et du développement social au sein de la DRH de BPCE. Ainsi, un directeur d’agence qui souhaitait conserver cette fonction pouvait aspirer à une promotion tout en restant « coincé » dans sa classification.
Selon l’échelle actuellement en vigueur, bâtie en 2003, 68 % des salariés sont concentrés sur 3 niveaux (T3, TM4, TM5), les TM4 représentant un tiers des effectifs, alors que l’échelle compte 10 strates. Quant aux cadres, 59 % d’entre eux sont massés sur le CM6. Autant dire que la mobilité fonctionne mal....
La classification, qui entre en vigueur au 1erjanvier prochain, calquée sur celle de l’Association française des banques (AFB), comprendra 11 niveaux  : 7 pour les techniciens (A à G) et 4 pour les cadres (H à K). « Un chargé de clientèle particuliers qui débuterait en C pourra progressivement atteindre le niveau G, toute en demeurant dans sa filière métier », illustre Hervé d’Harcourt. Dans ce scénario, il reviendra au manager de fixer les paliers de progression et d’arrêter les critères de validation. « Le système est pensé pour donner de la visibilité sur les parcours, recréer des étapes de carrière et favoriser la mobilité  » . Y compris d’ailleurs vers d’autres établissements, les salariés étant désormais « classés  » selon des normes communes à tous les acteurs bancaires.
Face aux salariés légitimement inquiets , BPCE promet qu’il n’y aura aucune reclassification. Lors de la bascule automatisée entre l’ancienne et la nouvelle grille au 1erjanvier 2017, les emplois d’une même catégorie seront transférés par l’intermédiaire d’une grille de correspondance vers une classification comparable. A masse salariale constante, les éventuels différentiels salariaux seront corrigés individuellement « avant que les managers ne proposent dès 2017 le glissement de certains salariés  ».
Ce qui pose débat pour l’heure, ce sont justement les critères d’appréciation qui seront retenus car les seuils de classification ne se définissent ni selon des compétences ni en fonction d’expériences réussies. Les niveaux de A à K se distinguent uniquement par rapport à un niveau de diplôme minimum et une description fonctionnelle des tâches. Le sujet des futures promotions est également sur la table car en cas de passage à la classification supérieure, l’évolution salariale sera moins sensible, les grilles de rémunération minimales ayant été ventilées sur onze niveaux au lieu de dix... Après le temps de l’accord signé par la CFTC, FO, le SNE-CGC et l’UNSA (soit 71,4 % de représentativité) s’ouvre le temps de la pédagogie. Les avantages de la création de niveaux intermédiaires pour les techniciens (7 au lieu de 5) devront être expliqués aux équipes de même que la réduction des strates pour les cadres (de 5 à 4). Le groupe BPCE souhaite visiblement encourager les salariés à passer cadre sans grever les finances...
 MARIE-SOPHIE RAMSPACHER  - business.lesechos.fr/

jeudi 13 octobre 2016

Pause au travail: tout n'est pas permis

Le temps de pause n'est pas obligatoirement rémunéré, il faut se référer à la convention collective en vigueur dans l'entreprise.
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e temps de pause n'est pas obligatoirement rémunéré, il faut se référer à la convention collective
 en vigueur dans l'entreprise.
afp.com/THOMAS COEX

S'arrêter de travailler le temps d'un café ou d'une cigarette compte-t-il comme du temps de travail? Ces interruptions sont-elles rémunérées? Eclairage sur les subtilités de la pause en entreprise.
Le temps de pause de courte durée sur le lieu de travail est difficile à quantifier et peut être source de litiges. Voici le cadre sur lequel l'employeur peut s'appuyer.  

Que dit le Code du travail ?

La cour de cassation définit la pause comme un "arrêt de travail de courte durée sur le lieu de travail ou à proximité". Le Code du travail impose un temps de pause minimum de 20 minutes pour tout temps de travail journalier d'au moins 6 heures (article L3121-16)  
Il s'agit d'une période minimale. Une convention collective ou un accord collectif peuvent prévoir une durée supérieure (art. L3121-17), mais en aucun cas, une durée inférieure. Par exemple, les salariés de centres d'appels, bénéficient par convention d'une pause de 10 minutes toutes les deux heures ou de 15 minutes toutes les trois heures (soit 30 minutes pour un temps de travail de six heures). 
Il est donc important de se référer à la convention collective applicable dans l'entreprise pour connaître les dispositions les plus favorables concernant les temps de pause en fonction des postes occupés.  
A savoir, les jeunes salariés de moins de 18 ans bénéficient d'un temps de pause supérieur. L'employeur doit leur accorder un minimum de 30 minutes consécutives à partir d'un temps de travail quotidien supérieur à 4h30.  

Comment gérer les petites pauses ?

La loi renvoie au contrat de travail (art. L3121-8) ou à la négociation collective pour la prise du temps de pause. Ceux-ci définissent les règles de la pause considérée (ou non) comme travail effectif. 
Dans les faits, le salarié n'a aucune obligation à prendre sa pause sur 20 minutes consécutives. Il peut fractionner cette durée, par exemple 10 minutes le matin et 10 minutes le soir, ou bien 4 pauses de 5 minutes pour les fumeurs, par exemple. 
Les employeurs qui considèrent que les salariés sortent du cadre ont la possibilité de sanctionner certains abus. Ces sanctions peuvent aller du simple blâme ou avertissement à la mise à pied disciplinaire, voire au licenciement pour faute. 

Les pauses sont-elles rémunérées ?

La législation n'impose pas de rémunération du temps de pause. Sauf dispositions conventionnelles plus favorables, l'employeur n'a pas à rémunérer ses salariés lorsqu'ils ne sont pas à leur poste. 
Attention toutefois, la pause ne doit pas être assimilée à du temps de travail effectif. C'est-à-dire que le salarié ne doit pas être à la disposition de l'employeur pendant sa pause. Le salarié doit pouvoir vaquer à ses occupations personnelles sans être interrompu.  
Par exemple, un agent administratif qui reste à son poste de travail pour répondre aux appels téléphoniques ou un vendeur qui reçoit les clients (et toutes situations considérées comme une astreinte) ne sont pas en pause légale, et ce temps de travail effectif doit être rémunéré par l'employeur.  
Qu'en est-il de la pause déjeuner ?
La pause déjeuner est considérée comme un temps de pause. Dans ce cas, l'employeur qui accorde 20 minutes le midi au salarié remplit son obligation légale.  
Cependant, l'article L3121-6 du Code du Travail précise: qu'"une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche, peut prévoir une rémunération des temps de restauration et de pause... même lorsque ceux-ci ne sont pas reconnus comme du temps de travail effectif". 
La rémunération de ces pauses dépend, là encore, des négociations collectives conclues. Bien souvent, ne s'agissant pas de temps de travail effectif, cette pause n'est pas rémunérée.  
A noter, les règles applicables aux pauses repas encadrées par une convention ou un accord collectif peuvent prévoir une durée minimum (entre 30 minutes et 2 heures).  
Un accident survenu pendant la pause déjeuner est déclaré comme accident du travail s'il a lieu dans le restaurant d'entreprise (ou inter-entreprises) et non pas s'il a lieu dans un lieu de restauration public. Cependant, l'accident entre le lieu de travail et ce restaurant sera considéré comme accident de trajet.  

mardi 11 octobre 2016

Les principales banques françaises prévoient d’embaucher entre 8 100 et 12 000 CDI en 2017

Séverin Millet

Une crise bancaire couve en Europe , prédisent les cassandres. Les banques françaises n’en portent pas la trace. Selon les informations recueillies auprès des principaux groupes, les prévisions de recrutement pour 2017 s’annoncent bonnes, à la hauteur des embauches de 2016. Ils n’ont donc pas réduit leurs ambitions.

A eux trois, les leaders du secteur que sont BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société générale prévoient de recruter 8 100 collaborateurs en contrat à durée indéterminée (CDI) en France l’an prochain, en sus de contrats à durée déterminée et en alternance. Cela représente 4 000 CDI à la « banque verte », 2 100 à la Société générale et 2 000 chez BNP Paribas.

Le groupe Banque populaire Caisse d’épargne (BPCE) n’a pas finalisé son plan pour 2017. Mais s’il maintenait les embauches en CDI à leur niveau de 2016, le nombre total de recrutements en CDI en France grimperait à près de 12 000. Pas si mal, en regard des tensions qui pèsent sur le secteur : nouvelles règles d’exercice de la profession coûteuses en capitaux propres et contexte défavorable des taux d’intérêt bas.


Ces perspectives constituent une bonne nouvelle pour l’emploi des jeunes, la Société générale ayant notamment l’intention de réserver la moitié de ses CDI à des jeunes ayant entre zéro et trois ans d’expérience. Les recrutements de jeunes « alternants » s’annoncent par ailleurs aussi soutenus (3 500 au Crédit agricole, 2 000 à la Générale).

Modèles d’activités équilibrés

Par ailleurs, à ce stock de nouveaux emplois de longue durée en France, s’ajouteront des CDI à l’étranger. Si le Crédit agricole prévoit d’en créer 2 500, BNP Paribas, le plus gros employeur du secteur (189 000 emplois dans le monde ) mise sur 17 000 CDI hors de ses frontières. C’est l’équivalent de la ville de Royan (Charente-Maritime).

Des emplois nombreux et pérennes, voilà qui tranche avec l’ambiance générale en Europe, où les grandes banques licencient massivement, en Allemagne et aux Pays-Bas (la Deutsche Bank, la Commerzbank, ABN Amro, ING…).


La bonne santé des banques françaises explique pour partie ce dynamisme. Dotées de modèles d’activités équilibrés quand leurs concurrentes ont parfois emprunté des chemins risqués – en essayant, telle la Deutsche Bank, de rivaliser avec les banques américaines dans les activités spéculatives sur les marchés –, celles-ci résistent globalement mieux aux chocs. Et quand des accidents « industriels » se sont produits, les autorités de supervision ont eu tôt fait d’imposer des mesures de correction.

« Les banques françaises n’ont pas de problème existentiel, leur stratégie est équilibrée et leur modèle bien compris des autorités de tutelle. Elles sont bien ajustées à l’après-crise », estime Sam Theodore, chef de l’analyse bancaire de l’agence de notation Scope Ratings.

« Gestion prudente des effectifs »


Depuis 2008, les banques ont profité d’une pyramide des âges favorable pour réduire leurs effectifs

Les banques françaises ont aussi profité d’une pyramide des âges favorable, avec des départs naturels massifs, pour réduire leurs effectifs depuis la crise de 2008. Elles ont encouragé départs à la retraite et départs volontaires. Des mesures d’accompagnement ont été déployées, des plans d’ajustement des effectifs lancés. Cela leur donne aujourd’hui plus de latitude pour embaucher.

Ainsi, depuis 2009, le secteur détruit plus d’emplois qu’il n’en crée, à raison d’environ 1 % en moyenne par an. L’érosion des effectifs a beau être faible, elle n’en signe pas moins une tendance lourde pour le secteur, qui doit s’ajuster à un contexte ultra tendu.

« Les banques françaises ont pris en main le sujet de l’emploi et procédé à une gestion prudente des effectifs, explique-t-on à la Fédération bancaire française. L’emploi net diminue certes, mais le volume de recrutements global est important. » Tous contrats et réseaux confondus, 39 800 recrutements ont été comptabilisés en France en 2015, dont deux tiers en CDI. Autour de 39 400 devraient l’être en 2016, si la « règle » des 1 % se confirme.

Les besoins des banques en matière de recrutement se portent surtout sur des emplois de qualification supérieure (bac +2 à bac +5) : commerciaux, ingénieurs, experts financiers. Outre le numérique et le conseil, l’audit, le contrôle des risques et la conformité (aux règles) recrutent massivement.


Rédéploiement des effectifs


Pour les banques, tout l’enjeu est de s’adapter aux nouvelles façons de « consommer ». De fait, tout le secteur bancaire est « poussé » par la technologie et la génération des « millennials » (née entre le début des années 1980 et le milieu des années 1990), habituée à tout gérer sur ordinateur, tablette et smartphones.


La fréquentation des agences ne cesse de baisser, ce qui conduit à réallouer les effectifs vers le numérique (de la conception des produits à leur mise en ligne sécurisée) en réservant les agences aux services à valeur ajoutée (placements, conseil aux entreprises…).

Plutôt que de fermer en masse des réseau x d’agences pourtant denses – leur nombre diminue de 1 à 2 % par an –, les banques préfèrent en revoir la distribution sur le territoire et la conception. Mais des plans de fermeture sont engagés, notamment à la Société générale. Et les syndicats redoutent des coupes claires dans le futur, tout comme ils craignent pour les seniors et les emplois appelés à disparaître…

Les besoins des nouvelles générations contraindront les établissements à modifier leurs organisations. La mutation s’est faite jusqu’ici dans la douceur, sans casse sociale. Qu’en sera-t-il dans cinq ou dix ans, sous la pression concurrentielle des entreprises de technologie financière, les fameuses « Fintech » ?

« L’adaptation au digital constitue le grand chantier de transformation pour les banques, notamment sur le plan des ressources humaines », relève Bruno de Saint-Florent, chargé des services financiers du cabinet de conseil en stratégie Oliver Wyman. « Il y aura de gros effectifs à recaser et à redéployer. Mais le digital représente un formidable appel d’air », conclut Fabrice Coudray, directeur au sein du cabinet de recrutement Robert Half.


lundi 10 octobre 2016

Au placard, le vestiaire ! Et emplacement de restauration

Un employeur ne sera plus obligé de mettre un vestiaire à disposition des salariés mais pourra le remplacer par un meuble de rangement sécurisé.
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Un employeur ne sera plus obligé de mettre un vestiaire à disposition
 des salariés mais pourra le remplacer par un meuble de rangement sécurisé. Getty Image
A compter du 1er janvier 2017, l'employeur pourra remplacer les vestiaires collectifs par un meuble de rangement dans les locaux de l'entreprise et aménager un emplacement de restauration sur le lieu de travail. A certaines conditions.
Exit l'obligation d'installer un vestiaire dans l'entreprise. Un décret publié au Journal officiel du 6 octobre dernier fixe de nouvelle conditions dans le code du travail.  
Les employeurs ne seront plus obligés de mettre un vestiaire collectif à disposition des salariés. Dès le 1er janvier 2017 et à condition que les salarié ne doivent pas porter "des vêtements de travail spécifiques ou des équipements de protection individuelle", il pourra remplacer ces vestiaires par "un meuble de rangement sécurisé, dédié à leurs effets personnels", explique le décret.  
Ce meuble de rangement serait placé "à proximité du poste de travail".  
Emplacement de restauration
L'autre nouveauté parue au Journal officiel ce 6 octobre concerne l'emplacement de restauration installé pour les salariés.  
En effet, le code du travail précise que "dans les établissements dans lesquels le nombre de travailleurs souhaitant prendre habituellement leur repas sur les lieux de travail est inférieur à 25, l'employeur met à leur disposition un emplacement leur permettant de se restaurer dans de bonnes conditions de santé et de sécurité". 
Pourtant, l'article R.4228-19 stipule qu'"il est interdit de laisser les travailleurs prendre leur repas dans les locaux affectés au travail". Ce décret constitue une dérogation à cet article puisque cet emplacement pourra - à partir du 1er janvier 2017 - être "aménagé dans les locaux affectés au travail, dès lors que l'activité de ces locaux ne comporte pas l'emploi ou le stockage de substances ou de mélanges dangereux". 
L'employeur devra néanmoins adresser une déclaration à l'inspecteur du travail ainsi qu'au médecin du travail.