vendredi 17 février 2017

Les banques revoient leur copie sur l’accueil partagé

Alors qu’elles ont supprimé les postes dédiés de chargé d’accueil dans la majorité des agences, LCL et BNP Paribas entrevoient les limites du dispositif.


Les banques revoient leur copie sur l’accueil partagé
L’agence 18 LCL à Lyon, au 18 rue de la République (69002)
(Photo LCL.)
La suppression des postes de chargé d’accueil n’est finalement pas la panacée pour les banques de détail françaises. Premiers établissements à avoir réorganisé leurs réseaux d’agences pour que les conseillers bancaires se partagent l’accueil des clients, LCL et BNP Paribas envisagent de faire marche arrière.
 
A l’occasion de ses vœux aux élus syndicaux, lors du comité central d’entreprise du 12 janvier, le directeur général du LCL Michel Matthieu a reconnu que cette organisation était très compliquée à gérer, surtout dans les petites agences. La banque a lancé une étude sur le sujet. «Comme toute évolution d'organisation, un bilan doit être fait pour en mesurer l'efficacité, explique un porte-parole à l’Agefi. C'est la démarche que nous avons entreprise concernant l'accueil de nos agences. […] Le principe général de l'accueil partagé n'est pas remis en cause. Le cas échéant des adaptations pourront être mises en œuvre pour certaines configurations.»
 
La banque a décidé en juin 2014, dans le cadre de son plan «Centricité 2018», de supprimer les postes de chargés d’accueil et d’attachés commerciaux (habilités à faire des ventes commerciales simples mais restant à l’accueil) dans toutes les agences comptant moins de 5.000 clients, et de garder un seul collaborateur dédié à l’accueil dans les agences de plus de 5.000 clients. Fin 2014, la banque comptait 1.093 chargés d’accueil et 1.608 attachés commerciaux, des effectifs passés respectivement à 566 et 421 à fin 2016.
 
Chronophage et dévalorisant
 
Mais la mise en place de l’accueil partagé se serait avéré être «une catastrophe», selon un élu syndical. Dans une présentation interne de juin 2014 consultée par l’Agefi, LCL prévoyait que les employés de la banque passent 10% à 30% de leur temps à l’accueil, avec un maximum de 20% pour les conseillers dédiés à la clientèle professionnelle et à la banque privée. Mais certains employés passent «parfois 50% de leur temps à l’accueil», confie un autre syndicaliste, et les outils de planification initialement promis par la banque n’ont jamais vu le jour. Les employés accumulent du retard sur leur travail de conseil, et certains se sentent «dévalorisés», notamment aux yeux des clients.
 
De son côté, BNP Paribas a déjà mis en place l’accueil partagé dans toutes ses agences françaises, dans le cadre de son plan «préférence client» (2014-2019). Mais en 2016, la banque a identifié 400 agences «à fort flux» où le dispositif présentait des limites. Le 19 janvier dernier, la direction a présenté aux syndicats des solutions «pour retrouver davantage de temps commercial […] et mettre davantage les équipes en capacité d’exercer pleinement leur métier».
 
Les autres réseaux bancaires évoluent tous vers l’accueil partagé, au moins dans les petites et moyennes agences. En 2016 à la Société Générale, 105 agences de taille moyenne (de 4 à 9 collaborateurs) sont passées en accueil partagé. Le Crédit Agricole d'Ile-de-France (Cadif) souvent précurseur par rapport aux autres caisses du groupe, a investi 30 millions d’euros pour former ses collaborateurs au nouveau format d’ «agence active», fonctionnant en accueil partagé, ainsi que pour convertir en conseillers ses 450 chargés d’accueil. Les Caisses d’Epargne font évoluer leurs petites et moyennes agences vers l’accueil partagé mais gardent des chargés d’accueil dans les grosses agences. Détail intéressant, le groupe a constaté que les bornes interactives étaient bien perçues par les clients seulement si elles étaient positionnées à côté d’un accueil où il y avait un conseiller humain.
 
Jade Grandin de l’Eprevier - Le 13/02/2017 - www.agefi.fr/banque-assurance

mercredi 15 février 2017

Tarifs bancaires : les clients perdants des fusions Banque Populaire

Temps et argent
© Fox17 - Fotolia.com
 
Que se passe-t-il, du point de vue des tarifs bancaires, quand deux banques régionales fusionnent ? De récents exemples au sein du groupe Banque Populaire - Caisse d’Epargne démontrent que ces opérations se font souvent aux dépens du client. Eclairage.
 
Le 28 novembre 2014, les Banques Populaires d’Alsace et de Lorraine-Champagne achevaient leur fusion au sein d’une entité unique. Ce faisant, la nouvelle BPALC ouvrait la voie à plusieurs rapprochements d’enseignes régionales au sein du groupe BPCE. Depuis, la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse a ainsi absorbé les banques de la Réunion et des Antilles françaises. Les Banques Populaires Côte d’Azur et Provençale et Corse, ainsi que la Banque Chaix, sont devenues la Banque Populaire Méditerranée. Et les Banques Populaires des Alpes, Loire et Lyonnais et Massif Central se sont rassemblées sous le pavillon de la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes.
 
L’intérêt de ces fusions, pour les enseignes concernées, est assez évident. Dans une conjoncture particulièrement défavorable à la banque de détail, affectée par les taux bas, les tours de vis réglementaires et l’évolution des usages des clients, il s’agit notamment de mutualiser certaines fonctions (informatique, marketing, conformité, etc.) de réaliser des économies d’échelle et donc de couper des coûts. Mais qu’en est-il pour les clients ? Tirent-ils un avantage de ces fusions ? La réponse est clairement non, au moins du point de vue tarifaire.
 
Une tarification unique mais inégale
 
Pour en arriver à cette conclusion, nous avons comparé l’évolution des grilles tarifaires des enseignes concernées, avant et après les fusions. A commencer par celles des Banques Populaires Lorraine-Champagne et Alsace, devenues Banque Populaire ALC.
 
Dans ce cas précis, les deux enseignes ont fait le choix de concevoir une nouvelle grille tarifaire unique, s’appliquant indifféremment à tous les clients. Bilan : les anciens clients de l’ancienne Banque Populaire Alsace y ont très nettement perdu. Sur les 31 lignes tarifaires modifiées, 21 ont enregistré une hausse et 10 seulement ont baissé. Les augmentations ont notamment concerné des produits très courants comme les cartes bancaires (à l’exception de la très haut de gamme Visa Infinite) mais aussi des services plus secondaires, comme les retraits et achats en devises ou les frais d’incident. Certaines hausses sont spectaculaires : du jour au lendemain, le coût d’un transfert de PEL est ainsi passé de 70 à 100 euros.
 
En revanche, les anciens clients de la Banque Populaire Lorraine Champagne ont plutôt profité de la fusion. Pour eux, la nouvelle tarification est assez proche de l’ancienne : 14 lignes seulement ont été modifiées, 5 sont en hausse et 9 en baisse, notamment les virements et prélèvements initiés en agence. Vous avez dit injuste ?
 
BP Auvergne Rhône Alpes : tous perdants
 
A l’occasion de leur récente fusion, les Banques Populaires Massif Central, Loire et Lyonnais et Alpes ont fait un choix différent. Les grilles tarifaires ont bien été revues, mais certaines différences de prix ont été maintenues, selon l’agence de rattachement du client.
 
Ce choix a-t-il permis de gommer des inégalités ? En partie sans doute, mais pas complètement. Les anciens clients de Loire et Lyonnais ont été les plus désavantagés : sur 18 lignes tarifaires modifiées, 16 enregistrent une hausse de prix et 2 une baisse. Tous les clients, toutefois, ont subi les conséquences tarifaires de la fusion : les prix en augmentation sont également majoritaires pour les anciens clients de la BP Massif Central - 9 hausses pour 6 baisses - et ceux de la Banque Populaire des Alpes - 9 hausses pour 4 baisses.
 
Voir par ailleurs les tarifs dans les Banques Populaires

Natixis mise en examen pour sa communication au début de la crise des "subprimes"

Natixis a annoncé mercredi avoir été mise en examen dans le cadre d'une procédure ouverte en 2010 ciblant deux communiqués diffusés en 2007, au début de la crise des subprimes.

Pourquoi Natixis est mise en examen
"La mise en examen ne questionne que l'information diffusée par Natixis dans deux communiqués de 2007, et ne remet en cause ni sa communication ultérieure, ni sa communication antérieure", écrit la filiale cotée du groupe mutualiste BPCE.
(c) Afp
La banque d'affaires Natixis a annoncé mercredi 15 février avoir été mis en examen dans le cadre d'une procédure d'instruction judiciaire ouverte en 2010 et qui vise deux communiqués diffusés au second semestre 2007, soit au début de la crise dite des "subprimes" qui mènera un an plus tard à la faillite de Lehman Brothers.
 
"La mise en examen ne questionne que l'information diffusée par Natixis dans deux communiqués de 2007, et ne remet en cause ni sa communication ultérieure, ni sa communication antérieure", écrit la filiale cotée du groupe mutualiste BPCE. "Cette crise (des subprimes ndlr) a constitué, pour Natixis comme pour toutes les banques de la place, une situation sans précédent, dont il était alors impossible d'anticiper les conséquences en chaîne", ajoute encore la banque, très fragilisée par l'éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis.
 

"Natixis considère avoir fourni au public, en toute sincérité, les informations dont elle disposait sur ses expositions, au fur et à mesure de l'identification des risques sous-jacents", ajoute encore l'établissement, qui avait dû procéder à une augmentation de capital massive en 2008.
 
(avec Reuters) - www.challenges.fr
 
 

lundi 13 février 2017

L'amour au bureau, ça vous tente ?

La vie de couple ne relève pas de l’entreprise. C’est la loi qui le dit.
Image Source/Jasper white.

Si les relations amoureuses entre collègues sont courantes, elles ne sont pas toujours bien perçues en interne.
 
Je suis un endroit propice aux rencontres. On y passe en moyenne 220 jours par an. On nous y voit sous un jour agréable : poli, propre, en tenue soignée. Je suis ? Le lieu de travail ! Encore plus efficace que les sites de rencontres ou les soirées. Selon plusieurs études, près d'un couple sur trois s'y formerait.
 
Que le rapprochement s'opère entre collègues du même service ou entre un employé et sa patronne, les aventures professionnelles ne sont pas illégales. Depuis 1982, les lois Auroux, qui ont modifié un tiers du code du travail, stipulent que « la vie de couple ne relève pas de l'entreprise ». En clair, chaque citoyen a le droit au respect de sa vie privée, qu'il soit salarié ou dirigeant. Mais à certaines conditions...
 
Si la loi n'interdit pas que des personnes puissent s'aimer et s'embrasser au travail, elle s'attaque aux bonnes mœurs. Une scène de ménage dans les couloirs ou une relation charnelle dans l'ascenseur, et vous vous exposez à un licenciement. Catherine C., DRH depuis vingt-cinq ans dans la restauration et l'industrie, se souvient d'une situation embarassante : « Pour se venger, une femme trompée a fini par dénoncer les malversations de son mari. »
 
En cas de « trouble manifeste à l'entreprise », quand le travail peut en pâtir, l'employeur a le droit d'intervenir. « Par une mise en garde officieuse, pour protéger ses équipes, ou en proposant une mobilité, voire une mutation, explique Loïck Roche, auteur de Cupidon au travail. Avant, l'employeur peut savoir que j'ai une histoire, mais ne peut rien faire légalement. »
 
Sus au favoritisme
 
Par ailleurs, si une relation entre un employé et un supérieur hiérarchique donne lieu à du favoritisme, une personne qui s'estime lésée peut saisir les juges des prud'hommes.
 
Enfin, les entreprises peuvent inclure des clauses de « bonne conduite » dans les contrats de travail. C'est le cas de certaines sociétés anglo-saxonnes, dans lesquelles il faut « s'engager à ne pas avoir de relation effective, c'est-à-dire physique, écrite ou orale », résume Loïck Roche.
 
Un amour qu'il faudra donc cacher, même si ça devient sérieux. Et quand c'est officiel ? « En général, les manageurs interviennent, avance Isabelle Chave, DRH pendant vingt ans dans des groupes bancaires et des PME. Mais les gens décident aussi par eux-mêmes de partir ou de changer de service. »
 
« L'intervention, ça les soulage, car la plupart ne veulent pas rester durablement dans la même équipe », ajoute Jean-Christophe Sciberras, DRH chez Solvay France. La solution ? La mobilité, dans les grandes entreprises, ou la démission, dans les petites. Car les contraintes sont nombreuses : de la gestion des carrières à l'obligation de donner des congés simultanés si le couple le demande, comme l'impose la loi.
 

vendredi 10 février 2017

Résultats 2016 : le groupe BPCE gagne des clients en assurance

Le groupe BPCE a publié un résultat net part du groupe 2016 en progression de 7,6%. Les portefeuilles augmentent en assurances dommages dans les réseaux Banque populaire et Caisse d’épargne. 
 
Le groupe BPCE a publié les résultats de l’année 2016. Le groupe affiche un résultat net part du groupe de 3,4 Md€ hors éléments non économiques et exceptionnels, en hausse de 7,6% par rapport à 2015. Le produit net bancaire s’établit à 23,397 Md€, en baisse de 1,1%.
 
Pour François Pérol, Président du directoire du Groupe BPCE : « Notre groupe a publié de bons résultats financiers en 2016, avec un résultat net part du groupe de 4 milliards d’euros [NDLR : avec la plus-value de cession de Visa europe], confirmant ainsi la solidité de nos fondamentaux et la pertinence de notre modèle de banque universelle. Les métiers de Natixis affichent une belle performance, avec la contribution marquée de la Banque de Grande Clientèle et une montée en puissance des activités d’assurance ».
 
Dans le détail, les revenus de la Banque commerciale et Assurance s’établissent à 14,949 Md€, en baisse sur la période de 2,7%. Le résultat brut d’exploitation s’établit à 4,998 Md€ hors éléments exceptionnels, en baisse de 5,6%. Au global, la contribution de la banque commerciale et assurance au résultat du groupe avant impôt s’établit à 4,108 Md€ stable par rapport à 2015.
 
Bonne dynamique commerciale en dommages pour le réseau Banque populaire
 
Dans le réseau Banque populaire, les encours d’épargne se montent à 241 Md€ en croissance de 11,2% sur deux ans. Les activités assurances ont été marquées par une hausse du portefeuille de 10,3% en assurance dommages-Iard et de 9,9% en prévoyance et santé. La dynamique est également bonne dans le réseau Caisse d’épargne avec des encours d’épargne de 399 Md€ en hausse de 2,9% sur deux ans et une activité assurance qui voit son portefeuille dommages-Iard progresser de 7,6% et prévoyance et santé de 9,7%.
 
Le métier épargne de Natixis en léger recul
 
Pour Natixis, qui a repris depuis le 1er janvier 2016 les nouveaux contrats d’assurance vie de la Caisse d’épargne, le produit net bancaire progresse de 2,9% en 2016 à 8,105 Md€ mais affiche une baisse sur l’activité épargne de 4,3%. Ce pôle qui contribue à hauteur de 39% aux métiers de Natixis (avant impôt) présente un résultat avant impôt de 1,045 Md€ en baisse de 10,2%.
 
Enfin, le Groupe BPCE a indiqué travaillé sur son futur plan stratégique 2018-2020 et présentera le 21 février prochain son projet de transformation de la banque de proximité. 
 
Par www.argusdelassurance.com

lundi 6 février 2017

Les grandes tendances qui vont marquer les résultats des banques françaises

Les grandes tendances marquer résultats banques françaises
Les grandes tendances qui vont marquer les résultats des banques françaises

BNP Paribas ouvre le bal ce mardi. Les banques françaises devraient profiter de l'effet Trump sur les marchés.
 
Attentives aux projets de dérégulation qui se jouent outre-Atlantique, les banques françaises se préparent à publier leurs résultats annuels ces prochaines semaines. Comme leurs concurrentes, elles ont profité de l'effet Trump sur le moral des investisseurs. BNP Paribas ouvre le bal ce mardi. Tour d'horizon des principales tendances qui doivent marquer ces publications.
 
La bfi profite de l'euphorie des marchés
 
« Comme les banques américaines, les banques françaises ont bénéficié d'un effet Trump sur les marchés. Cela devrait dynamiser les résultats de leurs métiers de "fixed income" (métiers obligataires et monétaires) et porter les résultats de leur banque de financement et d'investissement (BFI) bien au-dessus de ceux du quatrième trimestre 2015 », estime Farhad Moshiri, analyste chez AlphaValue. De fait, les promesses pro-business du candidat républicain, ses projets de déréglementation du secteur, de relance par une politique de grands travaux et de réduction des impôts ont incité les investisseurs à l'optimisme. Autre phénomène qui profite aux banques de financement : la crainte de remontée des taux qui incite les entreprises à emprunter sur les marchés.
 
La banque de détail reste sous pression
 
Pénalisés par le niveau des taux d'intérêts, les revenus de banque de détail des établissements français devraient rester en berne au quatrième trimestre. De fait, la crainte d'une remontée des taux de crédit immobilier a soutenu l'activité en fin d'année ainsi que les renégociations de crédit. Logiquement, les banques françaises dont l'activité se concentre sur l'Hexagone sont plus exposées. Le Crédit Agricole a déjà annoncé la dépréciation d'écart d'acquisition de sa filiale LCL, touchée par les renégociations de prêts immobiliers. Les résultats de la banque mutualiste, présentés le 15 février prochain, seront donc affectés par l'inscription d'une charge non déductible de 491 millions d'euros. La Banque Postale, qui subit aussi de plein fouet ce contexte de taux bas, voit, par ailleurs, son produit net bancaire augmenter moins vite qu'attendu dans son plan stratégique à horizon 2020.
 
Les fonds propres continuent de se consolider
 
Contrairement à leurs concurrentes américaines, les banques françaises ne voient pas pour l'instant leur horizon réglementaire s'éclaircir. Toujours plongées dans l'incertitude sur l'issue des négociations du Comité de Bâle qui doivent établir de nouvelles règles en matière de ratio de solvabilité, les banques françaises devraient continuer de consolider leurs fonds propres en 2016.
 
Cap sur le numérique
 
Concurrencées par les fintech qui pourront bientôt accéder aux données de compte de paiement de leurs clients pour leur proposer de nouveaux services, les banques veulent toutes intensifier leurs efforts dans le numérique. Quelques semaines après la présentation de ses résultats, le groupe BPCE (Banque Populaire et Caisses d'Epargne) doit présenter son plan digital pour préciser ses ambitions dans ce domaine. Au Paris Fintech Forum, François Pérol, président du directoire du groupe BPCE, a d'ores et déjà indiqué qu'il comptait s'appuyer sur les briques technologiques de la fintech allemande Fidor, acquise par le groupe pour accélérer dans ce domaine. Tous les établissements planchent sur le sujet, que ce soit pour accélérer leurs ventes en ligne ou pour mieux utiliser les données de leurs clients.
Sharon Wajsbrot, Les Echos
 

samedi 4 février 2017

Natixis s’engage pour la Qualité de Vie au Travail

Le site Glassdoor, dédié à l'emploi et au recrutement, a dévoilé les lauréats de son Prix du Choix des Employés 2017. Le classement s’appuie sur les avis anonymes, recensés sur la plate-forme, émis par des collaborateurs aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France sur leur emploi, leur environnement de travail et leur entreprise.
 
Convaincue que la performance durable de l'entreprise passe par la conciliation de la performance économique avec l'attention portée aux équipes, Natixis est engagée en faveur de la Qualité de Vie au Travail (QVT).
 
La signature de la charte des 15 engagements pour l'équilibre des temps de vie*, le déploiement de la démarche Work & Life at Natixis et la conclusion d'un accord relatif à la Qualité de Vie au Travail s'inscrivent dans la continuité de cet engagement.
 
Qualité de Vie au Travail, de quoi parle-t-on ?
Selon l'accord national interprofessionnel du 19 juin 2013, la Qualité de Vie au Travail « englobe l'ambiance, la culture de l'entreprise, l'intérêt, les conditions de travail, le sentiment d'implication, le degré d'autonomie et de responsabilisation, l'égalité, un droit à l'erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué ».
 
La Qualité de Vie au Travail contribue à la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de Natixis.
 
« La qualité de vie au travail est un levier important d'engagement et de bien-être des collaborateurs. Elle contribue à leur fidélisation et à l'attractivité de Natixis. Cet accord illustre clairement notre volonté de mettre les collaborateurs au cœur de la réussite de Natixis. » (Anne Lebel, directrice des Ressources humaines de Natixis)
 
 Work & Life at Natixis : une démarche d'entreprise dédiée à la Qualité de Vie au Travail
Logo-Work & Life at Natixis
Début 2016, Natixis a lancé Work & Life at Natixis, une démarche d'entreprise dédiée à la Qualité de Vie au Travail. Transversale et multi-métiers, elle a pour ambition de partager largement les initiatives déjà engagées et d'impulser une dynamique pour en favoriser de nouvelles. Le déploiement du label « +efficace, +collectif et +zen » donne de la visibilité aux actions et bonnes pratiques existantes et à venir.
 
« Il existait déjà de nombreuses initiatives au sein des différentes entités de l'entreprise, nous avons souhaité mettre en place une démarche globale qui capitalise sur ces actions et amplifie le mouvement ». (Cécile Tricon-Bossard, directrice adjointe des Ressources humaines de Natixis, L'AGEFI Hebdo, 18 février 2016)
 
Work & Life at Natixis : un accord important sur la Qualité de Vie au Travail
Natixis et trois organisations syndicales ont signé, en août 2016, un accord destiné à promouvoir la Qualité de Vie au Travail au sein de l'entreprise.
 
Il définit un cadre général, applicable aux entités françaises, afin d'encourager toutes les initiatives visant à faire évoluer les modes de fonctionnement dans l'entreprise.
Cet accord s'articule autour de 4 piliers :
  • Réunir les conditions qui favorisent un travail de qualité
  • Renforcer la qualité des relations et la coopération
  • Améliorer le bien-être au travail
  • Mieux prendre en compte les dimensions humaines dans les projets de transformation. 

Des initiatives d'entreprise structurantes et concrètes
Déploiement du télétravail 
 
Le digital offre de nouvelles opportunités pour mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.
 
En application de l'accord signé en juin 2015, Natixis déploie progressivement le télétravail en France depuis 2015. L'entreprise recense déjà plus de 1 000 collaborateurs télétravailleurs.
 
Diffusion de bonnes pratiques pour les emails et les réunions
 
Les emails et réunions peuvent être chronophages voire sources de stress. Natixis mène, auprès des équipes, une campagne de sensibilisation pour un bon usage des emails et réunions.

Aménagement de locaux innovants
 
Le Centre d’Expertise et de Relation Client de Natixis Assurances à Villeneuve d'Ascq 400pxl
L'environnement de travail au sein de l'entreprise évolue pour accompagner les nouveaux modes de travail mettant la collaboration et la convivialité au service de la performance et de la qualité de service. L'aménagement des locaux du Centre d'expertise et de relation client (CERC) à Villeneuve d'Ascq (59) et de l'Inspection générale à Paris a été inspiré par ces évolutions.
 
Le CERC a ouvert ses portes en décembre 2015. L'environnement de travail dynamique est constitué d'une diversité d'espaces dédiés aux différentes situations de travail, suivant une logique circulaire du plus collaboratif au plus individuel.
 
En septembre 2016, l'Inspection générale s'est installée dans de nouveaux locaux adaptés à son fonctionnement et notamment au nomadisme de ses équipes. Les espaces ouverts et conviviaux offrent une palette de postes de travail en « flex-office » correspondant à la diversité des activités de l'Inspection générale.
 
© Le Centre d’Expertise et de Relation Client de Natixis Assurances à Villeneuve d'Ascq
 
*Charte lancée par le Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et par l'Observatoire de l'Équilibre des temps et de la parentalité en entreprise en faveur d'une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle.

vendredi 3 février 2017

Communiqué de presse CFTC : Elections TPE...



A Pantin,
Le 3 février 2017      
 
Communiqué de presse     


Elections TPE : la CFTC gagne du terrain dans les Très petites entreprises
Du 30 décembre 2016 au 20 janvier 2017, plus de 4,5 millions de salariés du particulier employeur ou des très petites entreprises (TPE) étaient appelés à voter pour les syndicats qui les représenteront.
Avec un score de 7,44% soit une progression de près de 1% par rapport au dernier scrutin, la  CFTC démontre qu’elle prend peu à peu sa place auprès des salariés des TPE. Une progression significative au regard des résultats obtenus par d’autres organisations. Une augmentation qui aurait pu être plus significative encore si la participation n’avait pas été aussi faible : 7,5%, soit 2,5 points de moins qu’en 2012 !

Aujourd’hui encore, force est de constater l’éloignement de trop nombreux salariés de TPE  avec le fait syndical. Un éloignement historique, qui les rend peu réceptifs à tout effort de sensibilisation sur les bienfaits du dialogue social, qu'il vienne des pouvoirs publics ou des organisations syndicales elles-mêmes. 

Avec les CPRI, mises en place dès 2017, cet état de fait devrait changer, la CFTC en est convaincue. Un lien direct et concret va s’établir avec les salariés des TPE, qui verront les bénéfices de l’action des syndicats dans leur vie quotidienne en termes de conditions de travail, de protection sociale, de retraite ou encore de formation. 
La CFTC remercie les plus de 24000 salariés qui lui ont accordé leur confiance, qui ont reconnu et validé un syndicalisme de proximité, de construction sociale, loin de l’image contestataire portée par nombre de nos concurrents.
Elle se félicite de l’action de ses militants à travers tout le territoire national, dans tous les secteurs concernés par cette élection, des militants qui se sont faits les ambassadeurs de ce nouveau syndicalisme.
Enfin et forte de cette progression, la CFTC est résolument confiante dans la perspective de la mesure de l’audience des organisations syndicales sur le deuxième cycle 2013-2016, audience qui sera connue en mars prochain et permettra d’assurer au cours des 4 prochaines années la représentativité de la CFTC et par là même sa place dans le dialogue et la construction sociale de notre pays.
 
        © Confédération CFTC