mercredi 29 novembre 2017

Après la Société Générale, BPCE va confirmer mercredi des fermetures d’agences

La Une de l'éco est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
 
 
Chaque matin, Emmanuel Duteil fait le point sur l'actualité économique.

On a beaucoup parlé ce mardi de la Société Générale qui accélère son plan de fermetures d'agences. Aujourd’hui, c'est au tour du groupe BPCE d'aller dans le même sens.
 
C'est un mouvement général du côté des banques. BPCE, qui détient Banques Populaires et les Caisses d'Épargne, va réduire le nombre de points de vente de 5% sur les trois prochaines années, ce qui fait environ 400 agences. BPCE, c'est l'un des plus gros réseaux de France avec Crédit agricole. Contrairement à BNP Paribas ou Société Générale, 50% de ses agences sont dans des villes de moins de 15.000 habitants. Mais le problème est le même partout : il y a de moins en moins de clients en agences. La banque est l'un des métiers qui a transféré le plus de tâches à ses clients comme par exemple les virements. Tout cela, c'est bien sûr en raison du numérique et, en ricochet, en raison du développement des banques uniquement en ligne.

 Les agences vont-elles donc toutes disparaître ?

Non, sûrement pas, mais elles vont devoir se réinventer. Pour réduire le coût de chaque agence, BPCE pourrait par exemple supprimer dans certaines d'entre elles tout ce qui est lié à la monnaie, au cash et garder seulement l'expertise. D'ici quelques mois, il y aura plus d'argent aussi progressivement dans les agences Société Générale. Des réseaux comme Crédit Du Nord expérimentent aussi des agences ouvertes uniquement sur rendez-vous. C'est la seule certitude : on va continuer à aller un peu en agence pour des opérations complexes qui nécessitent du conseil, comme par exemple le prêt immobilier. Donc, chez BPCE comme chez BNP Paribas, le but c'est vraiment de monter en gamme sur l'expertise car, aujourd'hui et encore plus demain, on fera tout depuis son portable dans son salon.

Y aura-t-il besoin de moins en moins de monde ?

 C’est certain mais les banques devraient être capables de gérer ce défi. Elles ont une pyramide des âges plutôt favorable donc elles pourront pas remplacer tous les départs. Elles ont surtout, et ce n'est pas le cas dans tous les secteurs complètement basculés par le digital, un personnel formé. C'est capital parce que des métiers entiers vont disparaître dans les banques. Ce n'est pas un hasard si Emmanuel Macron avait pris cet exemple lors de son interview sur TF1. Un véritable défi pour tout le secteur.

Par  - www.europe1.fr, le 29 novembre 2017, modifié à 08h22.

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